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Droits de l'homme Algérie- Rapport Département d'Etat Us 2020

Date de création: 02-04-2021 19:30
Dernière mise à jour: 02-04-2021 19:30
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JUSTICE-ETUDES ET ANALYSES- DROITS DE L’HOMME ALGERIE- RAPPORT DEPARTEMENT D’ETAT US 2020 . © El Watan/ Nabila Amir, jeudi 1er avril 2021 Dans son rapport annuel, publié ce mardi 30 mars 2021 sur la situation des droits de l’homme dans le monde, couvrant la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2020, le département d’Etat américain note des violations des droits de l’homme commises par l’Etat algérien. Le rapport cite ainsi la détention arbitraire de prisonniers politiques, le manque d’indépendance et d’impartialité judiciaires, l’ingérence illégale dans la vie privée, les graves restrictions à la liberté d’expression et de la presse, y compris à travers des lois pénales sur la diffamation, les arrestations de journalistes et le blocage de sites d’information. Le rapport fait état du non-respect des libertés de réunion et d’association, le refoulement de réfugiés vers des pays où leurs vies pourraient être mises en danger, l’absence d’enquête pour définir les responsabilités dans des dossiers liés à la violence à l’égard des femmes, la «traite des personnes», la criminalisation des relations sexuelles consenties entre des personnes du même sexe ainsi que des restrictions importantes à la liberté syndicale des travailleurs et le travail des enfants. Allant dans le détail le rapport explique que le gouvernement algérien a pris des mesures pour «enquêter, poursuivre ou punir les fonctionnaires qui ont commis des violations, en particulier la corruption, alors que l’impunité de la police et des agents de sécurité demeurait un problème. Le gouvernement a fourni des informations sur les mesures prises contre les responsables accusés d’actes répréhensibles», indique le rapport, qui note dans le chapitre portant sur les conditions d’incarcération les abus psychologiques et physiques signalés dans les centres de détention «Les avocats et militants des droits de l’homme se sont déclarés préoccupés par la gestion de la Covid-19 dans les prisons.» L’usage excessif du mandat de dépôt par la justice algérienne est soulevé dans le rapport, qui précise que «les lois interdisent les arrestations et détentions arbitraires. Mais le recours abusif à la détention provisoire a coïncidé avec le début du mouvement de protestation populaire en février 2019». Acharnement contre les manifestants La diplomatie américaine parle d’un acharnement contre les manifestants. «Les forces de sécurité ont arrêté régulièrement des personnes qui participaient à des manifestations non autorisées. Les personnes arrêtées ont déclaré que les autorités les avaient détenues pendant quatre à huit heures avant de les relâcher sans inculpation», précise dans ce cadre le rapport, qui rappelle que bien que la loi interdise les arrestations et détentions arbitraires, les autorités ont utilisé des subterfuges tels que l’«incitation à attroupement non armé» et «outrage à corps constitué» pour arrêter et détenir des personnes les accusant de troubler l’ordre public ou critiquant le gouvernement. Le département d’Etat a également souligné dans son rapport la situation des détenus et prisonniers politiques en Algérie. Il cite le CNLD, qui donne le nombre de «61 prisonniers politiques associés au hirak qui étaient détenus par les autorités, parmi eux des journalistes, des militants, des avocats, des personnalités de l’opposition et des manifestants du hirak», indique le rapport, qui évoque, par ailleurs, l’emprisonnement de Louisa Hanoune, les déboires vécues par feu Lakhdar Bouregaa, l’incarcération du général Ali Ghediri, Rachid Nekkaz et Karim Tabbou ainsi que les poursuites dont ont fait l’objet Amira Bouraoui, Slimane Hamitouche et Samir Benlarbi. Le rapport du département d’Etat américain consacre également un chapitre aux violations des libertés d’expression, dont la liberté de la presse. Il évoque dans ce contexte les arrestations et emprisonnements du journaliste Khaled Drareni, du «poète du hirak» Mohamed Tadjadit ou encore de l’activiste Issam Sayeh ainsi que de Walid Kechida.