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Récit Jacques Fournier- " L'Algérie retrouvée."

Date de création: 22-11-2017 18:35
Dernière mise à jour: 22-11-2017 18:35
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POPULATION- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RECIT JACQUES FOURNIER – « L’ALGERIE RETROUVEE...... » L’Algérie retrouvée. 1929-2014. Ouvrage de Jacques Fournier. Editions Media-Plus , Constantine, 2015 , 800 dinars, 170 pages Plutôt , l’Algérie re-découverte....Il y a vécu son enfance et sa jeunesse, mais il ne la connaissait pas, ni ses paysages, si ses habitants. Ayant épousé une femme d’origine Algérienne et après une carrière très bien remplie de grand commis de l’Etat français (ayant donc participé peu ou prou à certaines grandes décisions politiques et économiques concernant notre pays), il est saisi par une certaine nostalgie et peut-être un certain regret de n’avoir pas assez et bien connu son pays natal. Il raconte donc sa vie, mais aussi sa carrière, ses relations avec l’Algérie , ses contacts, ses (fréquents) séjours.....un ouvrage assez autobiographique et linéaire parsemé de réflexions...tout particulièrement en guise de conclusion. De la chronique à l’essai : Où en est l’Algérie ? D’où vient-elle ? Où va –t-elle ? Va-t-elle enfin trouver son identité ? Des questionnements, des observations et des propositions qui intéressent bien plus les lecteurs outre-Méditerrannée que ceux Algériens d’ici. Il est vrai qu’en re-trouvant l’Algérie, il a re-découvert que ni Arabe , ni vraiment pied noir, il était , aussi, Algérien. Une maladie dont on ne guérit pas ! L’Auteur : « Né » en Algérie (en fait à Epinal où il séjournera avec sa mère durant quatre mois avant de revenir à Sédrata) dans une « vieille » famille pied-noir (d’origine allemande du côté maternel) , fils de médecin, ayant grandi en Algérie jusqu’à ses dix-huit ans, puis à partir de 1947, en France. Il a été Sg –adjoint de la Présidence de la république (1981-1982) puis Sg du gouvernement (1982-1986), puis Président de Gdf et de la Sncf (1986-1994). Epoux d’une des filles –rencontrée à Sciences Po’ - de Mohand Tazrout (un écrivain algérien encore bien méconnu chez nous ). Auteur d’un essai sur « l’Economie des besoins » paru en 2013. Extraits : « J’ai vécu en Algérie les 18 premières années de mon existence. J’ai aimé ce pays. Je l’aime encore. Je l’ai connu à l’apogée de la colonisation française. Mais, je me suis progressivement rendu compte que, contrairement à la doctrine officielle, l’Algérie n’était pas la France et que là n’était pas mon avenir. Je l’ai quittée volontairement en 1947, sans attendre la guerre et l’indépendance » (p 17), « Etranger je me sentais donc en 1956 dans cette Algérie encore française, alors que , aujourd’hui, l’Algérie devenue algérienne ne m’est plus étrangère » (p 71) Avis : Un ouvrage assez sympathique et qui nous « veut du bien ». Sans plus. Heureusement, il nous fait découvrir un illustre inconnu « de chez nous », Mohand Tazerout, dont il était le gendre. Citation : « L’Arabe, pour beaucoup de Français d’Algérie, c’était le « bicot », le « raton », on ne disait pas encore le « bougnoule ». Sa femme était une « mouquère ». Son travail n’était que du « travail arabe », c’est-à-dire de mauvaise qualité. On l’appelait aussi ,parfois, Dieu sait pourquoi, le « tronc » (p 42),