JUSTICE- ETRANGER - CONSTITUTIONS
EN AFRIQUE/ALLOCUTION PRESIDENT TEBBOUNE, ALGER ,JANVIER
2026
Dans
une allocution adressée aux participants aux travaux de la 19e session du
Bureau exécutif de la Conférence des juridictions constitutionnelles africaines
au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal (Alger), lue en
son nom par la présidente de la Cour constitutionnelle,jeudi 22 janvier 2026, Leïla Aslaoui, le président de la République a affirmé que
l'Algérie, "partant de son engagement de principe envers l'Afrique,
demeurera un soutien pour le continent dans les domaines politique, juridique,
institutionnel et de développement, et un défenseur du droit de ses peuples à
disposer d'institutions fortes et souveraines".
"L'Algérie attache
une grande importance au renforcement de la justice constitutionnelle
africaine, en tant que principale garante de la suprématie de la Constitution,
de l'indépendance des pouvoirs, de la protection des droits et des libertés, et
de la consolidation de la stabilité et de la paix", a soutenu le président
de la République.
Concernant la tenue, en
Algérie, de la 19e session du Bureau exécutif de la Conférence des juridictions
constitutionnelles africaines, le président de la République a mis en avant
"le rôle axial de l'Algérie dans l'organisation d'événements de dimension
continentale, à l'image de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) et de la
Conférence africaine des start-up, comme piliers du
développement économique et de l'innovation en Afrique".
Le président de la
République a fait observer que "cette jonction entre les deux initiatives
traduit l'engagement de l'Algérie à instaurer un environnement africain intégré
basé sur le soutien à l'investissement et au développement économique, d'une
part, et sur la consécration de l'Etat de droit et le renforcement de la
coopération en matière de justice constitutionnelle, d'autre part, contribuant
ainsi à la réalisation de la stabilité institutionnelle et du développement
durable en Afrique".
Cette approche intégrée,
a-t-il expliqué, reflète "l'étroite corrélation entre l'innovation,
l'investissement, l'édification d'institutions constitutionnelles fortes, la
garantie de l'Etat de droit et la consolidation de la confiance dans le cadre
juridique et institutionnel au sein du continent africain".
Le président de la
République a, en outre, souligné que le choix de l'Algérie pour abriter le
siège de la Conférence des juridictions constitutionnelles africaines revêt une
"profonde symbolique" témoignant de la confiance de ces juridictions
en l'Algérie et en son "engagement opérationnel à soutenir l'action
judiciaire constitutionnelle africaine".
Au-delà de sa dimension
symbolique, ce choix "s'incarne aussi dans l'appui multiforme apporté par
l'Algérie à la Conférence", a-t-il dit.
Ainsi, l'Algérie
réaffirme "son attachement à permettre à cet espace continental actif
d'exercer son rôle dans le renforcement de la coopération entre les
juridictions constitutionnelles africaines, l'ancrage de la justice
constitutionnelle et la contribution à la consécration de l'Etat de
droit", a-t-il ajouté.
Le président de la
République a également rappelé que la tenue de cette session intervient dans un
contexte national marqué par l'importante initiative de la révision
constitutionnelle de 2020, qui a constitué "une étape charnière dans le
processus de réformes politiques et institutionnelles, instaurant, pour la
première fois dans l'histoire de l'Algérie, une Cour constitutionnelle, en
consécration de notre volonté claire de promouvoir la justice constitutionnelle
et de renforcer l'Etat de droit".
"Ce changement
qualitatif a contribué au renforcement de l'indépendance de la justice, à
l'ancrage du principe de séparation des pouvoirs et à l'orientation des
mécanismes de contrôle constitutionnel pour renforcer le système de protection
des droits, des libertés et des garanties constitutionnelles du citoyen",
a-t-il expliqué.
A cet égard, le
président de la République a salué "les efforts constants déployés par la
Cour constitutionnelle en matière de diffusion de la culture constitutionnelle,
en tant qu'élément fondamental dans la construction de l'Etat de droit et la
promotion de la citoyenneté, à travers la formation, la sensibilisation et
l'ouverture sur les institutions et la société". Cette démarche, a-t-il
dit, traduit "l'importance que revêt la diffusion de la culture des droits
et des libertés et son ancrage dans la pratique quotidienne, au service de la
consolidation de la stabilité et de la promotion de pratique
démocratique".
Evoquant les défis
constitutionnels, institutionnels et de développement auxquels sont confrontés
les pays africains, le président de la République a affirmé que
"l'approche basée sur la concertation, le renforcement de la coopération
et l'échange d'expertises entre les juridictions constitutionnelles africaines
demeure un pilier fondamental pour garantir la stabilité des institutions,
préserver la suprématie de la Constitution et accompagner les mutations
politiques, économiques et sociales que connaissent les pays du
continent".
Le président de la
République a salué, dans ce sens, les efforts déployés par la Conférence des
juridictions constitutionnelles africaines au service de la justice
constitutionnelle et du renforcement de la coopération institutionnelle en
Afrique, se disant convaincu que cette session "contribuera, par ses
recommandations, à consolider le rôle de ces juridictions et à renforcer la coordination
entre elles, au service des aspirations des peuples et des citoyens en matière
de stabilité, de développement et de justice".