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Roman Mohamed Djâafar - "Les oiseaux de nuit"

Date de création: 27-12-2020 18:34
Dernière mise à jour: 27-12-2020 18:34
Lu: 53 fois


SOCIETE- BIBILOTHEQUE D’ALMANACH – ROMAN MOHAMED DJÂAFAR- « LES OISEAUX DE LA NUIT

Les oiseaux de la nuit. Roman de Mohamed Djâafar .  Casbah  éditions, Alger 2014, 142 pages, 600 dinars

Ecrit en 1992, en pleine actualité tragique préfigurant une autre tempête ravageuse du pays et des hommes, publié seulement en 2014, « après avoir été réaménagé » nous dit-on. Voilà un modeste roman qui , à travers quelques histoires simples d’ « aventures humaines » en apparence indépendantes les unes des autres, nous retrace, en fait, et de quelle manière (directe, simple),  la vie politique mouvementé  d’un pays , l’Algérie en l’occurrence, en pleine découverte de nouvelles libertés….mais aussi de nouvelles misères.

Côté cour , bien sombre, vous avez Cheikh Rahmoun, un rural ayant fui la campagne, tombé bien bas…matériellement, devenu mendiant contre son gré  et vivant dans une sorte de « Cour des miracles », assez humaine malgré tous les manques. Il observe les jeux des uns et des autres et analyse simplement la société environnante, et comprenant mieux que quiconque ce qui s’annonce.

Côté jardin, aussi sombre que le  premier, vous avez le monde politique , avec la descente aux enfers d’un politicien bien en place, à la tête d’un parti politique puissant  qui ,croyant se jouer du  « Pouvoir profond » en manipulant les « masses » miséreuses des rues d’Alger,  est balayé du jour au lendemain…sans explications. Il croyait tout savoir et tout avoir….et il est vidé comme un malpropre sans comprendre .

Entre les deux, un nouveau pouvoir apparaît, sûr de lui, arrogant, retors , dominateur, jouisseur et croyant son heure venir ….celui des affaires et de l’argent….et, bien tapis, au-dessus (bien plutôt au dessous, dans les salles de prières et des associations caritatives), attendant leur heure……,  les « barbus ».

L’Auteur : Voir plus haut

Avis : Roman « modeste » certes mais prémonitoire. Pourrait faire une bonne pièce de théâtre….avec pour titre « Le bal des vautours » ou « Bal de nuit chez les vautours »

Citation : « Ceux qui ont recours aux tromperies (…) finissent par s’abuser eux-mêmes….Ils ne cesseront jamais de mendier » (p 40).