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Mémoires Abdelkader Khelil- "Bonheur à petit prix"

Date de création: 08-07-2020 11:20
Dernière mise à jour: 08-07-2020 11:20
Lu: 16 fois


SOCIETE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- MÉMOIRES ABDELKADER KHELIL- « BONHEUR A PETIT PRIX »

Bonheur à petit prix. Mémoires de Abdelkader Khelil. Editions (Illisible) , (Lieu d’édition non précisé) 2015, 169  pages, ????? dinars

Grand nostalgique des années de son enfance que cet auteur. Successivement , il évoque, durant la période coloniale, dans les années 50,  les « enfants caméléons » , obligés d’aller , très tôt le matin, à l’école coranique  avec tout ce que cela comporte comme difficultés et souffrances (tout particulièrement en hiver et ajoutez-y l’incontournable  falaqua du taleb, toujours le mech’hat à la main et toujours insatisfait par le manque de zèle des gamins pour l’apprentissage du texte coranique ).....et , juste après, courir très vite à l’école publique française , une « école du savoir »,   mais aussi celle de l’ « humiliation » et de la « culture de la félonie », avec , souvent, un maître toujours avec une règle en acier à la main servant à  punir les élèves ....surtout les petits arabes

Par la suite , c’est la tournée des « beaux » métiers du moment  dont celui du père, maître bottier ; un métier d’art qui s’est totalement perdu, engloutissant avec lui l’atmosphère récréative et la convivialité riveraine.

Et, enfin, c’est   la vie sereine du quartier  Essbais (à Mascara)  : Les voisins pieds noirs, les femmes courage, les figures marquantes  (surtout celles du football), les jeux et les loisirs......avec la guerre qui s’annonce, à travers certains faits militants. Avec , au bout, l’Indépendance du pays.....et des jeunes hommes très tôt appelés aux responsabilités

Une histoire se termine avec l’enfance et une autre commence avec l‘âge adulte , avec ses espoirs et ses déceptions.....dans un grand bain de nostalgie et de regrets .

L’Auteur : Né à Mascara (Douar Essbais, lieu historique de la deuxième Moubayaa à l’Emir Abdelkader) , études secondaires aux lycées de Mascara et Ibn Badis d’Oran, études supérieures à Bordeaux I, Docteur en sciences biologiques (1975)

Extraits : « Dans les temps difficiles d’autrefois, on commençait toujours par corriger son « rejeton » avant toute explication dans ce royaume des grands où les petits, ces bouches nombreuses à nourrir trainés comme un boulet, ont toujours tort » ( p 48), « Nous sommes passés de cette culture du strict minimum, « el quanâa » à celle de l’étalement des richesses facilement acquises et forcément accompagnées par un gaspillage démesuré » (p 119)

Avis : Aucun...Trop de nostalgie (d’un passé d’enfant)  et de « leçons » de morale de vie (l’authenticité couvrant les traditions) .Et, pour lui, la guerre d’Algérie n’est pas encore finie  tant qu’il n’y pas la reconnaisance des crimes coloniaux et la repentance.

Citation : « L’école d’antan était celle de la tête bien faite, du respect des usages , de la mixité des valeurs républicaines et des valeurs d’authenticité . C’était , aussi , celle du courage et de l’abnégation de petits bonhommes en avance sur leur âge, parce qu’élevés dans la difficulté, dans l’austérité et nullement gâtés. Elle aura permis à l’Algérie indépendante de disposer de cadres... » (p 74)