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Nouvelles Farid Benyoucef- "Le sanglot du chardonneret"

Date de création: 02-07-2020 10:39
Dernière mise à jour: 02-07-2020 10:39
Lu: 17 fois


SOCIETE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- NOUVELLES FARID BENYOUCEF- « LE SANGLOT DU CHARDONNERET

Le sanglot du chardonneret. Nouvelles de Farid Benyoucef. Casbah Editions, , Alger 2015, 158 pages, 500 dinars

Sept nouvelles toutes aussi belles les unes que les autres, avec des titres recherchés ne laissant rien deviner de ce que sera l’histoire (assez concentrée comme toute bonne nouvelle ) et surtout sa « chute », qualité indéniable , presque inattendue. Une fin qui surprend bien plus que l’histoire elle-même.

 Sept nouvelles qui racontent plusieurs histoires, liées à l’enfance, à la beauté, à la mal-vie, à l’amour, à la jeunesse, à la famille, à l’Histoire telle qu’elle  était enseignée, à  la guerre (de libération nationale) , au « jeu » médiatique parfois malsain,  au pouvoir de l’ argent et à l’arrogance des nouveaux riches, à la Palestine…Bref, la vie de tous les jours telle que vécue par un jeune homme….. normal….des années 50…et après .

La plus émouvante est bien celle dont le titre orne la page de couverture. « Le sanglot du chardonneret » ou l’affection d’un petit oiseau (originaire de Kabylie)  qui, apprivoisé par une famille palestinienne, l’aide par son gazouillis à surmonter  les épreuves et les peines, et  arrive à jouer le rôle de lien épistolaire (et bien plus) entre un mari, à partir de sa prison israélienne et l’ épouseGhaza)

La plus révoltante (il y a en une autre, la première, « Cold case »), c’est bien celle du gars pourri d’argent  et de morgue qui , à « Tombeau ouvert  » dans son 4x4, sur « l’autoroute bovinière », s’octroie le droit de vie et de mort (oui, de mort !) sur tous ceux qui ne lui ressemblent pas, presque sûr de l’ impunité.

Ls traits sont peut-être forcés, mais toutes les nouvelles reflètent bien une réalité : celle d’hier, celle d’aujourd’hui

L’Auteur : Né en 1951 à Ain Oulmène (Sétif) , études universitaires à Alger….puis à Denver (Colorado) , enseignant à l’Université d’ Alger (Economie financière)….et consultant….et poète, peintre…et collaborateur occasionnel de la presse  . Déjà auteur d’un recueil de poèmes et de trois romans (« Les amants de Cordoue », « Le festin du Diable », « Il Bleut toujours après »). La nouvelle qui a donné son titre à cet ouvrage a reçu le premier prix au concours littéraire de la Ville d’Alger (2014)

Avis :  Du très bon, du  bon et du moyennement bon.

Citations : «  Dans nos contrées, la rumeur était la pépite d’encens, capable, en un rien de temps, d’embaumer toute une région et de s’insinuer partout, sous les couvertures, entre les draps, installant le soupçon entre amants, le doute chez l’époux, la discorde entre  frères, la zizanie dans les quartiers » (p 34) , «  Même lorsque les membres et le corps sont rompus à coups de pierre, les ailes de l’esprit sont toujours plus hautes que les plus hautes des murailles »  (p 76),  « Les traîtres sont comme les nains, ils naissent aussi petits » (p 94), «  La crainte par la dissuasion, l’arme absolue, secrète et redoutable » (p 113), « Chez nous, les lunettes ne protègent pas du soleil, elles dissimulent les tourments de l’âme » (p 114)