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Roman Malika Mokedem- "La Désirante"

Date de création: 27-10-2019 19:04
Dernière mise à jour: 27-10-2019 19:04
Lu: 2 fois


SOCIETE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ROMAN MALIKA MOKEDEM- « LA DÉSIRANTE »

La désirante. Roman de Malika Mokedem.Casbah  Editions, Alger 2011. 237  pages, 600 dinars

 

Evidemment, en tant que féministe bon teint, Malika Mokedem veut toujours être la meilleure, mieux qu’un homme.On l’avait déjà noté dans son roman « Mes Hommes » :  un caractère trempé (un véritable “garçon manqué” qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ,allant jusqu’à envoyer un coup de pied dans les couilles d’un jeune homme qui lui avait pincé les fesses , ce qui lui avait valu presque un lynchage par une foule lâche, d’autant qu’elle n’était pas voilée),  et qui tient tête, dans le travail ( lycéenne puis “pionne”) , dans les études (médecine), ….dans une société (Kenadsa, puis Béchar, puis Oran) d’exclusion et de discrimination….

Le désert lui-même n’était qu’un néant immuable……dont il fallait très vite se défaire  pour être réellement libre. Totalement libre. Car, elle a très tôt compris:  la liberté passe par le savoir, le travail ,  l’autonomie financière”…..et le libre choix. 

.Une digne descendante de nos héroines berbères. Née dix plus tôt, elle aurait été une grande révolutionnaire. Née  en 1949, donc arrivée un peu tard pour être une guerrière, elle devient une femme de rupture qui, malgré tout ce qu’elle peut dire ou écrire , n’ a, au fond d’elle-même, malgré ses (petites) critiques, qu’un seul amour (certes contrarié souventes fois) : son pays d’origine. Elle le fuit, mais on sent bien qu’il ne la quitte jamais. Bien plutôt, elle n’arrive pas à le quitter. Son dernier-né, un roman, « La désirante », est l’histoire d’un amour  d’une femme , Shamsa, fille des sables et du soleil, pour un homme d’une autre culture, Léo, blond, grand et aux yeux bleus comme elle les aime, et d’un amour fou pour la mer Méditerranée. La disparition inexpliquée de son compagnon , en fait enlevé  par des trafiquants d’armes (tunisiens, libyens et…. un algérien) en pleine mer n’est qu’une excuse pour chanter la Méditerranée (surtout la facade nord et un peu la Tunisie) et ,aussi, pour dire et expliquer sa passion pour la mer et les bateaux que, désormais, elle pilote seule….Malgré les critiques à l’endroit du pays natal (l’Algérie) , et grâce à son opiniâtreté (celle de  l’héroine),  Léo…sera finalement libéré en Algérie…par l’Armée algérienne. L’honneur de la tribu est sauf !

 

Avis : A lire par ceux qui veulent  se documenter sur la voile et la Méditerranée

Phrase à méditer : « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito » , Albert Einstein dixit