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Roman Ali Kader- "Une femme, deux hommes et un mariage"

Date de création: 01-09-2019 19:35
Dernière mise à jour: 01-09-2019 19:35
Lu: 3 fois


SOCIETE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH – ROMAN ALI KADER- « UNE FEMME,DEUX HOMMES ET UN MARIAGE »

Une femme, deux hommes et un mariage. Roman de Ali Kader. Enag Editions, Alger 2019, Ouvrage collectif. Chihab Editions, Alger 2019, 335  pages, 1 100 dinars.

Un drame, trois histoires de trois jeunes gens d’un même quartier  , tous trois perdus dans une Algérie qui s’ennuie et n’offre pas les débouchés (après des études pourtant « brillantes ») tant promis et tant espérés .

Sofiane, fonctionnaire, fils d’un ancien militaire, un baroudeur mis à la retraite trop tôt selon lui. Une seule envie...partir en France ! Grâce à internet, il « accroche » une compatriote déjà bien installée à Paris. En fait, assez nympho sur les bords (addict au sexe) , mariée mais divorcée, deux grands enfants (pas du tout contre  les « tontons » du bled ramenés régulièrement pas la maman et un ex-mari pas jaloux du tout. Elle vient souvent au pays pêcher les beaux gars du pays. Mariage et régularisation des « papiers »  en vue car elle a décroché, cette fois-ci, le gros , le beau et bon lot : une véritable sex-machine !

Lyès est un « parkingueur », ami de Sofiane (il a fait des études supérieures mais n’ a pas de « piston » pour avoir un travail régulier). Lui aussi, grâce à internet, il se retrouve partant pour un « mariage en blanc »......avec la complicité d’une prostituée, une époustouflante  noire de peau. Elle tombe rapidement amoureuse et enceinte de lui.Redjla dans le fond et « raciste » dans la forme, le mariage, blanc ou non, jamais!

Dalila , cadre dans la même entreprise que Sofiane , la trentaine passée, angoissée par un mariage qui tarde à venir, accepte d’être « mariée » (seulement par imam interposé) à un ami de son frère , un émigré islamiste bon teint et puant le fric . A Paris, elle sera littéralement séquestrée et deviendra une sorte d’esclave sexuelle enfermée à double tour dans un apparemment de banlieue. Pas de mariage devant un maire en vue !

Des difficultés avec la société française. Non !Tout a l’air de baigner dans l’huile. Le drame tourne autour de l’exploitation des jeunes gens nouveaux émigrés par, cette-fois-ci, des islamistes terroristes (originaires de France) préparant un attentat spectaculaire à la bombe et utilisant la naïveté des uns et des autres. Le temps de s’en apercevoir, et c’est trop tard.

On n’en saura pas plus...

 

L’Auteur :Aucune indication en quatrième de couverture. Voilà qui nous oblige à consulter Mister Google, avec le secret espoir qu’il n’ y pas d’erreurs dans le bio.

Ingénieur agronome, (haut-) fonctionnaire du ministère de l’Agriculture...un « fou de Laghouat »

Un auteur prolifique qui a beaucoup écrit et publié.....presque toujours à l’Enag et un en France en 2015(depuis 2010, une dizaine de romans) et un ouvrage en 2017 à l’Anep.

A noter qu’il a , aussi, récemment, publié un roman en ...tamazight et en caractères latins , toujours à l’Enag, « Argaz n Yemma » (« le mari de ma mère ») avec, toujours , pour thématique centrale, l’émigration et la condition féminine ( femme et enfants  abandonnés au village natal)  dans la société algérienne

A noter que le roman « Les femmes ne se cachent pas pour pleurer » (2016) a déjà été présenté in Mediatic. Une histoire très émouvante d’une femme ayant subi l’ablation d’un sein et qui , abandonnée par son époux, se re-construit. Une véritable parcours du combattant....très réaliste ! 

 

Extraits : « Les révolutionnaires sont tous partis à l’orée d’un certain été 62. Les autres, ceux qui restent ? Ils se sont empiffrés, encanaillés à l’ombre des avantages. Pourquoi s’en priver ? Après tout, l’on ne vit qu’une seule fois ! Alors, profitons-en, encanaillons-nous et berçons les naïfs avec des illusions propagées à l’aune des rendez-vous électoraux qui se succèdent en nombre et passent sans rien apporter de concret » (p 35). « Est-il donc aussi difficile de sortir d’ici que d’y entrer là-bas ? Le monde tourne à l’envers. Là-bas (note : en pays  étranger), on ne nous aime pas et on nous refoule ; ici (note : en Algérie) on ne nous aime pas et on nous empêche de sortir » (p 131)

Avis :  Pour terminer vos vacances sans trop d’effort intellectuel .......et très conseillé aux candidats « harragas »

Citation : « Quelqu’un a dit : « Les hommes politiques (les responsables) sont comme des pigeons. Avant, ils te mangent dans la main ; une fois élus ou en poste, ils te chient d’en haut » (p 35)