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Recueil Bencheneb Mohamed- "Florilège"

Date de création: 13-11-2017 18:59
Dernière mise à jour: 13-11-2017 18:59
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CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RECUEIL BENCHENEB MOHAMED . « FLORILÈGE »

Florilège. Recueil de textes de Mohamed Ben Cheneb, Casbah Editions, Alger 2011, 500 dinars,  300 pages en français, 67 pages en arabe

Quelle carrière que celle de Mohammed Ben Cheneb......restée, peut-être jusqu’à nos jours , sans équivalent. Une oeuvre scientique déroulée sur une tentaine d’années (1906-1928) embrassant une multitude de disciplines : pédagogie, éducation, droit musulman, hadith, poésie populaire, proverbes, lexicographie, grammaire, poésie classique, métrique, sociologie, histoire...... Des étapes hors série parcourues aisément grâce à sa robuste constitution mais aussi et surtout grâce à son inflexible volonté . Travailleur infatigable, chercheur patient, opiniâtre et méthodique, toujours à l’affût des procédés modernes de travail fondés sur la rigueur scientifique........tout ne ne changeant en rien à son aspect extérieur, refusant toute mise en cause de ses intimes convictions et « obéissant scrupuleusement à ses règles de musulman strict mais éclairé »

L’ouvrage reprend plusieurs commentaires sur des sujets divers : « L’itinéraire de Tlemcen à la Mekke  par Ben Messaib au XVIIIè siècle », « Lettre sur l’éducation des enfants par Abou Hamed El-R’azzaly », « Notions de pédagogie enfantine. Résumé d’éducation et d’instruction enfantine », « Du nombre trois chez les Arabes  », « Mots turks et persans conservés dans le parler algérien », une « Revue des ouvrages arabes édités ou publiés par les musulmans en 1322 et 1323 de l’hégire (1905-1940) , « La vie civile musulmane à Alger » (p 178 à 299), un texte  à ne pas rater .......le tout formant un véritable trésor de connaissances de la société algérienne  . Un héritage culturel à bien conserver et à transmettre sans pour autant ne pas le critiquer.

L’ Auteur :Ibn Abn Shanab (en dialectal algérien Ben Shneb et à l’état civil français Ben Cheneb) Muhammad B. al’Arabi, professeur et savant algérien , né à Takbu, près de Médéa, le 26 octobre 1869 et décédé à Alger le 5 février 1929. D’ascendance turque (la mère est une Baschtarzî) . Père cultivateur. Elève de l’école coranique puis de l’école française (dont l’école normale d’instituteurs de Bouzaréah) , instituteur.....nommé à 29 ans, professeur à la Médersa de Constantine .....chargé de conférences à la Faculté des Lettres d’Alger, membre de l’Académie arabe de Damas en 1920.....Docteur es-lettres en 1922.....professeur d’Université.....Un monument de la culture nationale quelque peu ignoré.

Extrait : « Il convient d’avoir recours, à l’égard des enfants, à la douceur, à l’affection et à la tendresse ;car une rigoureuse sévérité , employée continuellement , perd souvent certains d’entre-eux » (p 39),

Avis :Remonter le temps n’est pas chose inutile. Peut servir de livre de chevet à conserver précieusement.

 Citations : « Quel est l’homme qui mérite le plus qu’on se garde de lui ? Il y en a trois : l’ennemi ignorant, l’ami infidèle et le gouverneur traître » (p 108, citant Bozorgmihr), « Apprenez trois qualités de cinq animaux : l’éducation des grues, l’avarice et la mise en réserve des vivres de la souris et de la fourmi, le réveil matinal du corbeau et du coq » (p 109, citant Abdallah ben al-Moqaffa’)