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Roman Hamid Grine- "Clandestine"

Date de création: 28-01-2019 11:06
Dernière mise à jour: 28-01-2019 11:06
Lu: 52 fois


SOCIETE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ROMAN HAMID GRINE- « CLANDESTINE »

Clandestine. Roman de Hamid Grine. Casbah Editions, Alger 2017, 850 dinars, 274 pages

Une rescapée du massacre de Bentalha.....qui, pour échapper au cauchemar qui la poursuit  ( le souvenir du masscre de toutes sa famille sous ses yeux d’adolescente (douze ans) , le harcèlement sexuel ,  la présence désormais admise par la justice de terroristes repentis......) se déguise en garçon et , pour « vivre en paix » , cherche auprès d’un médecin, la solutions : se faire couper les seins  

Le médecin , lui, ne sait même pas où se trouve Bentalha (il n‘a pa regardé la télé algérienne depuis plus de dix ans !) et ce qui s’y est passé  , car vivant en vase clos entre ses consultations à la chaîne (pour faire face au crédit accordé pour payer sa belle villa encore inhabitée)  , les beuveries entre amis dans les bars et restaurants de luxe de la capitale et les coups de fil à sa belle et jeune épouse française qui......s’est réfugiée, avec leur fille,  .....à Paris . Seul lien, le téléphone ...pour demander de l’argent.

C’est , alors, le grand réveil. Voulant apporter son aide à la jeune désespérée qu’il avail mal (ou pas bien) reçue, il remonte le temps et l’espace. Il se rend à Bentalha.....et là, sa vie va pour ainsi dire basculer. Adieu Laurence ! ......Ne vous en faites pas, tout est bien qui finit bien. Comme dans tous les romans d’amour du « bon vieux temps »!

 

L’Auteur : Né en 1954, auteur de plusieurs ouvrages (essais et romans) . Ancien journaliste , longtemps responsable de la Communication chez Djezzy (opérateur de téléphonie mobile) puis  ministre de la Communication (mai 2014-mai 2017) dans le gouvernement de A. Sellal)

Extrait : «  ....profil psychologique de la population algérienne. D’un côté , les hommes semblant porter toute la misère du monde sur leurs épaules et le laissant voir, et de l’autre, sur une autre planète, les femmes portant ces hommes et toutes leurs misères en essayant de faire contre mauvaise fortune bon cœur » (p 103) , « Ajoutez les terribles années Ben Bella et les non moins terribles années Boumediène et vous comprendrez que le peuple algérien n’a vraiemnt pas de chance !Il est passé du colonialisme à la sujétion et à l’idolâtrie.........On ne finit pas de payer le prix de ces années-là, couronées par la gabegie chadlienne.... » (p 169)

 Avis : Encore une histoire d’amour . Un ouvrage qui traîne un peu en longueur Trop de descriptions ,  d’explications et de réflexions critiques (sur la société, , sur les citoyens « aux visages crispés et hagards », sur les hôpitaux, surla vie quotidienne, sur la téle publique, sur le pouvoir, sur le système, sur la famille, sur les bourgeois, sur la vigne arrachée par Boumediène, ...sur...) qui « étouffent » l’histoire de base .......Un défaut bien de « chez nous » ou, bien  plutôt, qui se retrouve chez nos journalistes-écrivains, le « reportage » prenant le pas sur l’intrigue

Ah, p 204, on apprend que la jeune Hayat avait été faite prisonnière par les terroristes. Cela n’avait jamais été dit auparavant !

 

 Citations : « A trop prier Dieu, on en vient souvent à oublier l’homme » (p 16), « Les Algériens sont des tendres qui expriment leur manque d’affection par la violence » (p 75), « Souvent, on ne sait pas pourqoui on aime, toujours on sait pourquoi on n’aime plus » (p 153)