Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Drogue- Milieu scolaire

Date de création: 17-10-2016 23:47
Dernière mise à jour: 17-10-2016 23:47
Lu: 48 fois


SOCIETE- ENQUETES ET REPORTAGES- DROGUE- MILIEU SCOLAIRE

L’enquête réalisée par le CENEAP, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, a été effectuée sur un échantillon de 12.103 élèves issus de 426 classes, 240 CEM et 186 lycées répartis sur 46 wilayas. Elle a pris pour sujet trois groupes d’âge : moins de 15 ans, 15 à 17 ans et plus de 17 ans.C’est ce qui ressort de l’enquête sur l’usage et la prévalence du tabac, de l’alcool et autres stupéfiants en milieu scolaire, dont les résultats ont été communiqué, mardi 11 octobre 2016, par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie à l’occasion d’un séminaire national organisé à la Résidence des magistrats (Alger), en collaboration avec le réseau MedNet du groupe Pompidou, Conseil de l’Europe. La situation est « inquiétante », voire « alarmante », indique Mohamed Abdhou Benhalla, directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie. Cette enquête, réalisée par le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap), en partenariat avec le ministère de l’Education nationale. Le taux de non-réponses est de l’ordre de 3%. Les prévalences au cours des 12 derniers mois chez les 15 et 17 ans montrent que le cannabis est la drogue la plus « populaire », vu son prix, avec un taux de consommation de 2,72%, suivie de l’ecstasy avec un taux de 1,09% et la cocaïne et l’héroïne qui sont peu présentes dans l’échantillon puisque le taux ne dépasse les 0,42%. Les psychotropes (2,28%) sont classés les deuxièmes en termes de consommation chez les élèves de 15 à 17 ans, après le cannabis. La cigarette est consommée à 9,2%, la chicha à 8,5% et le tabac à chiquer à 4,5%. Selon la même enquête qui s’est déroulée entre les 17 et 21 avril dernier, il ressort que la consommation de plusieurs substances est une pratique essentiellement masculine.6,6% pour les garçons contre 0,3% pour les filles. 62% des consommateurs de tabac et de boissons alcoolisées sont des consommateurs de cannabis. Parmi les consommateurs de tabac qui n’ont pas consommé d’alcool, 13% ont pris du cannabis. 5,8% pensent que les drogues ne sont pas interdites. Les jeunes questionnés ne connaissent pas bien la loi et n’évaluent pas correctement les risques pour la santé liés à la consommation des différentes substances. Quant au caractère halal et haram, l’enquête relève le manque de connaissances précises sur ce sujet pouvant induire à une attitude permissive vis-à-vis de la cigarette et des psychotropes. Le questionnaire anonyme, qui totalise 119 questions, comporte des aspects qui permettent la comparaison avec les résultats des enquêtes similaires menées dans des pays membres de MedNet. C’est la première fois que l’Office pourra disposer de données nationales « fiables » pouvant l’aider à « affiner sa stratégie nationale de prévention et de lutte contre la drogue et les addictions », a déclaré le DG de l’Office. Il a fait savoir que cette enquête intervient après l’enquête épidémiologique nationale chez les ménages organisée, en 2010, sur la prévalence de la drogue chez les habitants de la tranche d’âge allant de 12 à 65 ans ayant pour but de connaître l’usage du tabac, de l’alcool et des autres drogues chez les collégiens et lycéens.
« Plus on consomme la drogue en étant jeune, plus c’est dangereux. La réalité du terrain confirme que le dispositif de lutte n’est pas tout à fait performant. D’où le besoin de l’adapter à la nouvelle donne en tenant compte de plusieurs paramètres », a souligné Benhalla en faisant remarquer que des quantités importantes de drogues continuent d’être introduites dans le pays, malgré les efforts non négligeables du gouvernement. Les données collectées à travers cette enquête seront utilisées pour éclairer les décideurs, note-t-il, en tenant à préciser que la consommation de la drogue en milieu scolaire en Algérie est moins importante qu’au Maroc et plus faible qu’en Tunisie.