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Echanges début 2018

Date de création: 12-09-2018 17:53
Dernière mise à jour: 12-09-2018 17:53
Lu: 21 fois


COMMERCE- COMMERCE EXTERIEUR- ECHANGES DEBUT 2018

 

Les exportations de la Chine — seconde puissance économique mondiale — à destination de l’Algérie ont chuté lourdement de 21,05% durant les sept premiers mois de l’année 2018. Selon un bilan des Douanes, cité hier par l’agence APS, le montant des achats de l’Algérie auprès de ce pays asiatique, premier exportateur mondial, s’élevait à 4,13 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2018, contre 5,21 milliards de dollars durant la même période en 2017.

Les Douanes n’ont pas fourni d’explication sur les raisons de la baisse des importations en provenance de Chine. Devenu le premier fournisseur de l’Algérie depuis 2014 au détriment de la France, ce pays accapare à lui tout seul plus de 15% des importations globales algériennes. Le recul des exportations chinoises a surtout profité aux principaux fournisseurs commerciaux de l’Algérie, notamment aux pays de l’Union européenne. Deuxième fournisseur du pays après la Chine, la France a exporté pour 2,66 milliards de dollars durant les sept premiers mois de l’année 2018 contre 2,35 milliards de dollars durant la même période en 2017, soit une hausse de 9,9%.

De son côté, l’Italie qui occupe la 3e place du podium, a facturé 2,2 milliards de dollars pour l’Algérie entre janvier et fin juillet 2018 contre 1,9 milliard de dollars durant la même période de 2017, soit une augmentation de 9,1%. Pour sa part, l’Espagne a exporté pour 2,1 milliards de dollars de janvier à fin juillet 2018, contre 1,7 milliards de dollars durant la même période de référence, soit une hausse de 21,1%.

Quant à l’Allemagne, ce pays a exporté vers l’Algérie pour 1,88 milliard de dollars de marchandises contre 1,84 milliard de dollars, soit une hausse de 2,1%. Confrontés depuis juin 2014 (le début de l’effondrement des prix du pétrole) à l’érosion de ses réserves de change et à la hausse de ses déficits, les gouvernements successifs ont multiplié, en vain, les mesures pour rééquilibrer la balance commerciale du pays.

Dernière mesure en date, l’institution d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS), applicable aux marchandises importées, à un taux variant entre 30 et 200%. Institué dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2018, ce nouveau dispositif de régulation du commerce extérieur remplace la suspension provisoire à l’importation, cible de critiques de l’Union européenne.

En dépit donc des mesures restrictives instaurées, le pays a économisé à peine 289 millions de dollars sur les sept premiers mois de 2018. En effet, la facture des importations a atteint 26,9 milliards de contre 27,1 milliards de dollars, soit un recul de 1%, selon les Douanes. Dans un pays où les recettes des hydrocarbures représentent 95% des revenus extérieurs, les exportations de pétrole ont atteint 22,021 milliards de dollars contre 19,111 milliards de dollars, soit une hausse de 2,91 milliards de dollars (+15,23%).

Par conséquent, le déficit commercial de l’Algérie a reculé de 53,5%, passant à 3,252 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2018, contre un déficit de 6,992 milliards de dollars durant la même période de 2017