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Combats de moutons (Aid El Adha)

Date de création: 22-08-2018 18:00
Dernière mise à jour: 22-08-2018 18:00
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SOCIÉTÉ- PRATIQUES- COMBATS DE MOUTONS (AÏD EL ADHA)

 

Depuis quelques années, il y a une nouvelle attraction qui vient « divertir » certains à la veille de chaque Aïd-el-adha. Avant d’être sacrifiés, nombre de béliers sont traditionnellement appelés à combattre pour le plaisir des petits et l’appétit financier des plus grands. Cette année encore,  Alger et bien d’autres villes et villages voient leurs terrains vagues  se transformer en vrais arènes de combat de moutons.  Les joutes se déroulent dans les quartiers populaires durant les deux semaines qui précèdent l’événement religieux. Les enfants sont ravis du spectacle offert. Les adultes se réjouissent des gains qu’ils ont réalisés ou se lamentent de ne pas avoir parié sur le bélier le plus féroce. Il existe même un championnat, certes non officiel, mais tous les adeptes de ces combats se donnent rendez-vous dans des endroits précis. Les combats ont lieu généralement une fois pas semaine.  Le bélier de combat «reçoit des soins journaliers. La laine est brossée quotidiennement. Les entraînements aussi. Le bélier marche 10 km pour supporter les rudes combats. Car, il n'y a pas d'entraînements spécifiques». On remarque en effet que ces moutons «exceptionnels» possèdent une musculation impressionnante et un caractère grincheux et belliqueux.  «Plus le bélier est coléreux plus il gagne de combats et plus sa valeur augmente».  Le prix des béliers de combat dépasse l'imaginaire. Ils sont cotés à partir de 70.000 DA. Les plus chers actuellement dépassent la bagatelle des 100 000 DA et ppouir les champions ils peuvent coûter judqu’à plus de 500 000 dinars. Lors des combats, plus un bélier gagne, plus son prix augmente et le contraire est juste. C'est une sorte de bourse de moutons. En ce qui concerne les paris, beaucoup de propriétaires de béliers de combats ramassent de vraies fortunes. Une chose est sûre, les paris existent. Un témoin : «les gens qui assistent aux combats ne font pas qu’apprécier le spectacle, ils misent de l’argent même si beaucoup d’entre eux rentrent bredouille chez eux». Certes, des voix s’élèvent pour condamner ces combats violents qui se terminent souvent dans le sang, voire par la mort d’un des animaux en compétition.