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Partenariat public/privé - Rapport Cnuced 1990/2015

Date de création: 27-07-2016 12:52
Dernière mise à jour: 27-07-2016 12:52
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ECONOMIE- INVESTISSEMENT- PARTENARIAT PUBLIC/PRIVE- RAPPORT CNUCED 1990/2015

L’Algérie figure parmi les cinq premiers pays africains ayant le plus investi dans des projets de partenariat public-privé (PPP), durant les quinze dernières années, selon le rapport 2016 sur le développement économique en Afrique, publié jeudi 21 juillet 2016, par la Cnuced.

Sur le podium africain, l’Algérie a été classée cinquième en termes de volume d’investissements consentis dans le cadre des PPP avec un montant atteignant les 13,2 mds de dollars durant la période 1990-2015, souligne la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dans son rapport. L’Algérie se classe juste après le Nigeria, le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Egypte, selon cette étude qui a examiné l’évolution des PPP dans 52 pays africains. La Cnuced précise que ces cinq pays représentent à eux seuls près des deux tiers de la valeur totale des investissements africains s’inscrivant dans le cadre des PPP, tandis que la moitié des pays du continent (27 pays) y ont investi moins d’un milliard de dollars. Les PPP développés en Afrique vont des simples contrats de services jusqu’aux concessions de grande ampleur, en passant par les projets de création d’infrastructures et les cessions. La grande majorité de ces partenariats (environ 70%) sont axés sur le développement des infrastructures, selon la Cnuced. Par ailleurs, l’Algérie figure parmi les pays les moins endettés du continent, relève ce rapport qui traite de la complexité des problèmes de développement en Afrique et de ses besoins en matière de financement. Entre 2011 et 2013, le stock de la dette extérieure de l’Algérie a représenté 2,8% du revenu national brut, soit 5,59 mds de dollars, selon les chiffres de la Cnuced.



Le rapport précise, par ailleurs, que les Etats africains devraient faire appel à de nouvelles ressources pour financer leur développement, notamment en recourant aux envois de fonds et aux partenariats public-privé, tout en luttant contre les flux financiers illicites.  L’organisation met en garde également contre l’endettement de certains pays, qui paraît «insoutenable» mais estime que les ratios d’endettement extérieur de plusieurs pays africains sont gérables pour peu que les Etats africains prennent des mesures pour éviter l’accroissement rapide de la dette. «L’emprunt peut faire beaucoup pour améliorer les conditions de vie des Africains», a indiqué Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la Cnuced. «Mais nous devons œuvrer pour le présent sans compromettre l’avenir, parce que la dette est dangereuse lorsqu’elle devient insoutenable». Globalement, le continent a besoin de mobiliser au moins 600 milliards de dollars d’investissements par an pour réaliser les objectifs de développement durable en Afrique, selon les estimations de la Cnuced.
Ce montant équivaut à environ un tiers du revenu global brut des pays africains. A ce titre, la Cnuced souligne que l’aide publique au développement et l’emprunt extérieur ne suffiront  probablement pas à le financer.  



Elle enchaîne que grâce à une décennie de forte croissance, beaucoup de pays africains ont pu accéder aux marchés financiers internationaux. Entre 2006 et 2009, les pays africains ont vu le stock de leur dette s’accroître en moyenne de 7,8% par an, ce taux ayant même atteint 10% par an entre 2011 et 2013, de sorte que la dette totale a atteint 443 milliards de dollars en 2013, soit 22% du revenu global brut de l’Afrique. «De nombreux pays africains ont commencé à réduire leur dépendance à l’égard de l’aide publique au développement et cherchent à réaliser les objectifs de développement durable en faisant appel à des sources de financement nouvelles et innovantes», selon M. Kituyi. La Cnuced recommande aux pays africains de recourir à des sources de financement complémentaires, telles que les envois de fonds, qui connaissent une croissance rapide en atteignant 63,8 milliards de dollars en 2014. L’Afrique doit aussi s’attaquer aux flux financiers illicites, dont le montant peut atteindre 50 milliards de dollars par an. L’organisation estime qu’entre 1970 et 2008, ces flux ont fait perdre environ 854 milliards de dollars au continent africain, chiffre à peu près équivalent au montant de l’aide publique au développement reçue pendant la même période.