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Dermatite atopique

Date de création: 16-07-2016 17:25
Dernière mise à jour: 16-07-2016 17:25
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SANTE- MALADIE- DERMATITE ATOPIQUE

Un bébé sur cinq est concerné par la dermatite atopique. Cette maladie de peau proche de l’allergie est aujourd’hui de mieux en mieux comprise. Comment protéger son enfant ? Quels sont les traitements disponibles ? L’Association algérienne de dermatologie esthétique et cosmétique (SADEC), revient sur ce problème qui peut gâcher les premières années des enfants.

En marge des 11es journées de la société algérienne de dermatologie esthétique et cosmétique qui se sont déroulées, début avril 2016  à Alger, le président de la société, le Pr Aomar Amar-Khodja du service de dermatologie du CHU Mustapha, a indiqué que la dermatite atopique (ou eczéma atopique, ou dermite du nourrisson, anciennement eczéma constitutionnel) est une pathologie allergique touchant la peau et atteignant notamment les enfants. On compte 5 % des Algériens souffrant de cette pathologie.
«Même si le taux d’atteinte de cette maladie n’a pas encore atteint celui enregistré dans les pays européens (15 à 25 %), plusieurs cas de cette pathologie ont été signalés ces dernières années», a précisé le Pr Amar Khodja.
Selon ce spécialiste la dermatite atopique peut persister au-delà de l’enfance mais heureusement pas dans tous les cas. En effet, si la xérose tend à être plus marquée vers l’âge de 2 ans avec une aggravation du grattage, surtout au niveau des plis, dans un cas sur deux les symptômes s’améliorent et évoluent vers une guérison complète. Cependant, l’état d’atopie peut persister et conduire à l’apparition d’un asthme ou d’une rhinite vers l’âge de 7 ans ou plus tard, à l’adolescence, voire à l’âge adulte.
Pour ce qui est du diagnostic, il a précisé que celui-ci est avant tout clinique et nécessite rarement des examens complémentaires.
Parmi les causes de cette maladie, les spécialistes citent notamment les facteurs génétiques et environnementaux dont l’industrialisation et les microbiotes. «On ne connaît pas vraiment l’origine de ce problème de peau. Apparemment, il existe une forte composante génétique : si les deux parents sont touchés, le risque pour l’enfant de développer une dermatite atopique avoisine les 70 % », relèvent les spécialistes.
Ceci dit les causes possibles, se résument en une des hypothèses qui persiste à savoir l’excès d’hygiène. «Nos enfants grandiraient dans des environnements trop propres, trop stériles ! Rarement en contact avec des bactéries, leur système immunitaire n’ayant rien à se mettre sous la dent déraillerait un peu et provoquerait des inflammations cutanées», précisent les spécialistes dans leurs différentes interventions. Cette hypothèse, expliquent-ils, est renforcée par le fait que les bébés placés plus tôt en crèche, ou ayant des frères et sœurs ou vivant à la campagne sont moins sujets à la dermatite atopique.
Le Pr Amar Khodja a annoncé la formation d’une équipe médicale spécialisée au niveau des différents établissements hospitalo-universitaires du pays pour adhérer à la fondation pour la dermatite atopique afin de tirer profit de son expérience à l’instar de certains pays du monde.
Le Pr Amar Khodja, a précisé à cet effet que les objectifs de ce projet ont été définis et les moyens nécessaires mis en place notamment le renforcement des moyens de communication (Internet et réseaux sociaux), l’appui de la formation et la promotion de l’éducation thérapeutique au profit du corps médical, le malade et de son environnement.
Intervenant dans ce cadre, le Pr Georges Farah, président de la fondation pour la dermatite atopique a cité les principales missions de sa fondation qui prend en charge notamment la recherche et l’éducation thérapeutique du malade, relevant l’adhésion à cette fondation d’un réseau de spécialistes en dermatologie de différents établissements hospitalo-universitaires en vue d’améliorer la prise en charge des malades.
De son coté le Dr François Stalder, dermatologue à l’hôpital de Nantes (France) a révélé que seuls 30% des patients appliquent correctement le traitement et que 3/4 d’entre eux ne sont pas satisfaits des résultats enregistrés en la matière, appelant à promouvoir l’éducation thérapeutique collective pour les malades et leurs familles.  
Evoquant les obstacles existant dans le domaine de l’éducation thérapeutique, il a cité l’absence de financement, la manque de motivation et la pression de l’administration hospitalière.