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Nait Mazi Noureddine

Date de création: 16-07-2016 17:22
Dernière mise à jour: 16-07-2016 17:22
Lu: 139 fois


COMMUNICATION – PERSONNALITES- NAIT MAZI NOUREDDINE

Décédé à Paris le jeudi 14 avril 2016 suite à une longue maladie, Noureddine Nait Mazi, est né le 18 janvier 1935 à Paris (France), au sein d’une famille nombreuse de 10 enfants. Fils d’un fellah émigré originaire de la commune d’Illilten, village Tifilkoute, commune d’Iferhounene, wilaya de Tizi Ouzou et d’une mère française, il fait ses études primaires et secondaires à Paris (Lycée Voltaire), adhère au parti nationaliste PPA-MTLD en 1951, Fédération de France, région parisienne, et active dans la section Argenteuil-Bezons. Après la scission du MTLD en juillet 1954, il devient permanent du MTLD, tendance messaliste, chargé du bureau du journal L’Algérie Libre à Paris.  Arrêté par la police française à Paris en avril 1956, il est incarcéré à la prison de la Santé, puis à la prison de Fresnes où il fait la connaissance, entre autres, d’Ahmed Taleb El Ibrahimi.  Condamné pour insoumission et atteinte à la sureté extérieure de l’État, il est détenu en France en 1956/1957. Cadre messaliste du Mouvement national algérien (MNA), rival du FLN, bénéficiant du «régime politique», c’est en prison qu’il fait sa reconversion au FLN. Dans ses mémoires, Ahmed Doum (De la Casbah d’Alger à la prison de Fresnes, Casbah éditions, 2013, pages 131,132 et 146), le décrit comme un homme «très austère au point de paraître froid et hautain», évoque ainsi la question : «Cette terrible guerre fratricide opposant le MNA au FLN a fait des milliers de victimes de part et d’autre et provoqué des situations dramatiques. Les responsables des deux côtés étaient systématiquement visés. Maroc, dont le frère messaliste était incarcéré avec nous, et M’Barek Filali, qui était très proche de Messali, ont été tous deux exécutés. La mort de son frère avait peut-être contribué à braquer Maroc dans ses positions messalistes. Quant à Naït-Mazi, ayant compris, il changea d’obédience et rejoignit le FLN.»
À son élargissement, il déserte l’armée française et se réfugie en République fédérale d’Allemagne. Après la reconquête de l’indépendance, il rentre au pays et se met à sa disposition. Rédacteur au journal Le Peuple, créé à l’automne 1962 par le FLN, il en devient chef de rubrique puis rédacteur en chef-adjoint en 1964. Après le 19 juin 1965 et la création du quotidien El Moudjahid, il est nommé rédacteur en chef du journal de 1965 à 1971. En 1971, il est nommé par décret présidentiel directeur du quotidien El Moudjahid. Dix ans plus tard, en 1980, il cesse ses fonctions, à sa demande, pour devenir conseiller au cabinet du ministre de l’Information.
En septembre 1983, il est rappelé aux fonctions de directeur d’El Moudjahid, puis directeur général de l’Entreprise nationale de presse  «El Moudjahid» qui édite également le quotidien du soir Horizons, fondé en 1985.
À la dissolution de cette entreprise de presse, en août 1990, avec l’ouverture politique et la libéralisation de la presse écrite, il fait valoir ses droits à la retraite. De 1998 à 2001, il est consultant en communication du président du Conseil de la nation Bachir Boumaza. Depuis cette date, il vit à Alger, retiré de toute activité professionnelle. En septembre 2011, un vibrant hommage lui a été rendu, en marge de la 16e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA). Journalistes, administrateurs et hommes de lettres ont tenu à saluer, outre un collègue, surtout un professionnel de talent et un administrateur hors pair qui a été à la base du rayonnement du quotidien de la rue de la Liberté durant les décennies 1960, 70 et 80.  En novembre 2012, c’est au tour de notre quotidien, son quotidien, de lui rendre également un hommage mérité, à cet homme qui a dirigé la publication, notamment durant les années 1970 et 80 où l’Algérie était la colonne vertébrale du mouvement des non-alignés. El Moudjahid avait alors la mission de traduire la ligne de conduite du pays. À l’occasion, pour retracer le parcours riche et exceptionnel de Naït-Mazi, le journaliste Salim Aggar a réalisé un documentaire de 52 minutes dans lequel il a rassemblé de nombreux témoignages de journalistes ayant travaillé sous sa direction.