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Rapport 2015 Obg

Date de création: 03-02-2016 16:19
Dernière mise à jour: 03-02-2016 16:19
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ECONOMIE- ETUDES ET ANALYSES – RAPPORT 2015 OBG

 Dans son rapport annuel 2015 , présenté début février 2016 , Oxford Business Group (OBG) indique que l'élection de A. Bouteflika, en 1999, a apporté une plus grande stabilité et un retour à la normale pour le pays ce qui a permis une paix sociale et une relance économique pendant tous ses mandats

Il est relevé qu’après 10 années de turbulences marquées par les actes terroristes, les 15 dernières années ont été une période de paix relative et de stabilité de l'Algérie qui a été peu affectée par le printemps arabe de 2011, grâce à la bonne gouvernance du Président Bouteflika. La gestion du Président Bouteflika a dévoilé "un certain nombre de priorités stratégiques, avec de larges initiatives qui ont renforcé le développement durable, dont la création d'emplois, les projets de travaux publics, la gestion des ressources  naturelles et des budgets au moment où les prix du pétrole sont au plus bas niveau, souligne le rapport. Parmi les mesures positives prises par l'Algérie, le rapport cite le remboursement anticipé de la dette extérieure, considérée comme une bénédiction  par le Groupe, mais aussi la consolidation de l'Etat de droit et les réformes dans tous les secteurs. Le document de près de 250 pages, évoque également la révision de la Constitution qui est en train d'être finalisée, et les efforts menés pour lutter contre la corruption.  Il est noté que c’est grâce à la gestion raisonnable du Président Bouteflika que l’Algérie a réussi à éviter un soulèvement populaire et améliorer le niveau de vie pour la majorité de la population du pays, mais aussi grâce aux réserves importantes des hydrocarbures qui ont permis de prendre en charge les besoins  en logements, soins, éducation, des facilités de crédit et les subventions des produits à large consommation. OBG évoque les changements proposés dans le projet de la nouvelle Constitution, dont la limitation des mandats présidentiels, l'élargissement des enquêtes sur la corruption, l’octroi au Premier ministre de plus larges responsabilités et l’amélioration de la liberté de la presse, de la pratique du culte et de manifestation pacifique. Le rapport souligne aussi que certains partis de l’opposition ont rejeté le contenu du projet de la Constitution en demandant plus de transparence dans la gestion et pour plus de démocratie. Il est souligné à cet égard, qu’il était peu probable que cette opposition soit une menace pour le pouvoir, notant qu’un parti, comme le Mouvement  de la société pour la paix (MSP), qui fait partie de cette opposition, avait fait partie du gouvernement jusqu’en 2012, et que d’autres voix n’ont aucune crédibilité auprès de l’électorat.  En 2014, le Président Bouteflika a été réélu pour un quatrième mandat de cinq ans avec 81% des voix, une indication que le pays est sur une base plus stable, estime OBG, qui relève un contraste frappant avec les autres pays voisins, tels que la Tunisie et l'Egypte.  
Sur le plan régional, le rapport relève les efforts fournis par l’Algérie afin d'instaurer la paix chez ses pays voisins notamment en Libye et au Mali,  à travers une politique inclusive, comme une réponse à un risque global.  Relevant l'expérience de l'Algérie acquise dès les années 1990 dans la lutte anti-terroriste, OBG est revenu sur les efforts de l'Algérie pour sécuriser ses frontières et couper la route aux groupes extrémistes qui peuvent s'infiltrer du Mali, du Niger, ou de la Libye. OBG loue, par ailleurs, la politique étrangère de l'Algérie qui a permis au pays d'élargir ses relations diplomatiques en vue de renforcer et d'approfondir les liens commerciaux et de bénéficier de relations étroites avec les grandes puissances comme les Etats-Unis et l'Union européenne.
La baisse des prix du pétrole a accéléré les  efforts de l'Algérie dans la diversification de son économie et dans son ouverture à plus d'investissements privés et étrangers, a également souligné Oxford Business Group. La chute des cours du brut a eu un impact économique considérable,  en particulier sur la balance commerciale et les finances publiques du pays, relève le rapport qui note que l'Algérie est le 19e plus grand producteur de pétrole brut à l'échelle mondiale, le troisième en Afrique et le premier producteur de gaz dans le continent africain. Pour OBG, le gouvernement algérien a engagé des plans "ambitieux" pour  stimuler la production du pétrole et du gaz naturel. Dans ce sens, il précise que "bon nombre de gisements de gaz et de blocs pétroliers en Algérie arrivent à maturité et nécessitent une technologie de récupération assistée", mais affirme que "près des deux tiers du pays restent  soit inexplorés ou peu explorés, ce qui rend indispensable une technologie de pointe pour l’Algérie". Abordant l’environnement des affaires en Algérie, le rapport relève  les "lenteurs bureaucratiques" mais souligne que le coût de production en Algérie est "l'un des plus bas au monde" tout en estimant que les retards dans la réalisation des projets entraînent des coûts supplémentaires. Ce bureau d'études britannique souligne, par ailleurs, que l'Algérie a accéléré le rythme des réformes économiques qui ont été mises en œuvre au cours des deux dernières années afin d'encourager le développement de nouveaux  créneaux industriels, avec un objectif d'atteindre 7% de croissance hors hydrocarbures en 2019. L'Algérie, ajoute-t-il, "a suscité un vif intérêt des investisseurs étrangers au cours des dernières années en tant que marché attractif". Les nouvelles mesures pour autonomiser le secteur bancaire dans l’objectif de financer le développement économique ont été mises en exergue dans ce rapport, de même que les mesures "importantes" prises en 2015 pour "intégrer l’économie informelle dans le système financier formel". Il est aussi relevé que le système fiscal algérien reste orienté vers  des incitations à même de stimuler l'activité manufacturière. Par ailleurs, dans une interview accordée à OBG par le responsable du  Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au ministère britannique des Affaires étrangères, Tobias Elwood, ce dernier a affirmé que la sensibilisation des hommes d’affaires pour la destination Algérie est le "principal défi" pour augmenter les investissements  britanniques. M. Elwood a regretté que l’Algérie, en tant que destination d’investissement, ne soit pas assez connue et pas assez sollicitée par les hommes d’affaires  britanniques. Le défi, selon lui, est d’intéresser les investisseurs et exportateurs britanniques et de les informer sur les possibilités offertes par l’Algérie dans divers secteurs, notamment les infrastructures, l'agriculture, la santé et le tourisme.  Quant à l'approche privilégiée pour le transfert des compétences et des technologies, M. Elwood estime que l’Algérie dispose d’une vaste main-d'œuvre prête à être exploitée, à apprendre et à être formée, ajoutant que des entreprises  britanniques déjà établies en Algérie accomplissent déjà cette tâche en citant en exemple l'entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline.