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Pauvreté -Carte nationale

Date de création: 17-07-2008 18:52
Dernière mise à jour: 17-07-2008 18:52
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Selon l'Association maghrébine pour l'étude de la population , en Algérie, 7% de la population sont considérées pauvres en 2004 .Durant l'année 2000, le taux de pauvreté était de 12%, tandis qu'en 1995, il était de 14% (22% en 1995).

Pour leur part, les chiffres officiels montrent qu'il y a à peine 620 000 personnes vivant dans un état de précarité  (le ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale, 17 octobre 2005) et ayant donc bénéficié d'une pension annuelle de 1 000 dinars.  Pour lui, il y a seulement 85 969 citoyens qui vivent au-dessous du  seuil de pauvreté et quelque 120 000 Sdf , tout  en réfutant le critère d'évaluation de la Banque mondiale (1 dollar par jour). La Banque mondiale, dans un rapport daté de 2004, a indiqué que le nombre d'Algériens vivant au-dessous du seuil de pauvreté est de près de 7 millions. Dans un rapport datant de 2004, le Pnud avait avancé le chiffre de 20% de pauvres .Le dernier chiffre de l'Ons date de 1995 qui, dans une étude réalisée avec la Bm, avait fourni le chiffre de 3,5 millions d'Algériens vivant dans la pauvreté.

Une  carte nationale des poches de pauvreté a été élaborée en 2000, à partir de certains paramètres qui illustrent les déficits et les retards dans les secteurs du logement, de la santé, de l'enseignement….Il existe, selon le ministre, exactement 177 communes considérées comme des poches de pauvreté, dont 46 se trouvent dans des situations très précaires.

-Une étude de l’Anat (diffusion par le presse mi-octobre 2006), portant « Affinement de la carte de la pauvreté »,  pour le compte du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale,  a identifié un ensemble de 177 communes, abritant une population de 1 569 637 âmes, pour lesquelles tous les indicateurs signalent une précarité avancée. Parmi ces communes, qui se caractérisent pour 51,4% d’entre-elles par une mortalité supérieure à 58%, il  est relevé que 46% (410 407 hbts) sont extrêmement pauvres. Ce sont principalement les zones des Hauts –Plateaux avec 17,6% de leurs communes, ayant un indice global défavorable , qui subissent le plus le phénomène de pauvreté. L’étude souligne égalemnt le cas de la région Nord où se situe un peu moins de la moitié des communes à indice critique (49%) dans les zones montagneuses ou boisées des wilayas de Médéa, Chlef et Ain Defla.

62% des ménages des populations des communes pauvres résident en zones éparses, près de 42% de la population a moins de 16 ans et la taille moyenne des ménages est de 6,9 personnes.

Les communes pauvres ont une analphabétisation précoce avec 52% de la population (82,1% des chefs de ménage pauvres sont analphabètes), dont la majorité se nourrit de l’agriculture (66,9% des chefs de ménage sont saisonniers) et habitant soit dans des gourbis soit dans des bidonvilles. En matière d’électricité, 84% des populations disposent de l’électricité alors que l’accès au gaz, à l’assainissement et à l’eau potable reste très faible (30% pour l’eau potable et 21% pour l’asssainissement).

Cette même étude fait ressortir que 52,2% des ménages ont un revenu mensuel compris entre 5 000 et 10 000 dinars et, pour près de 40% d’entre-eux, il est inférieur à 5 000 dinars

Près de 89% des enfants pauvres ne sont pas scolarisés.

Seuls 10,3% des ménages pauvres bénéficient de l’aide au logement rural et 17,2% des différentes aides sociales.

La prime de scolarité constitue, par contre, l’aide la plus distribuée (81,9%) dans ces communes.

 

Notes :-  C'est à partir de 1985 que la pauvreté a progressé en Algérie. Cette année-là a vu la baisse des prix du pétrole, une baisse des investissements et une hausse de l'endettement extérieur. Et, une étude du ministère du Travail et des Affaires sociales de mai 1992 estimait à 10 millions les exclus du système de sécurité sociale ou très insuffisamment protégés, sur 26 millions de citoyens. Quatre millions d'entre-eux étaient des ruraux.

Fin octobre 2000, a eu lieu, à Alger, une "Conférence nationale sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion"…et l'Algérie était alors classée 107ème par le Pnud (82ème en 1994) en matière de développement humain.

- Une étude du Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap), menée durant la période comprise entre 2004 et 2006 sur un échantillon de 5 000 familles algériennes réparties sur 43 wilayas, et  dont les résultats ont été diffusés en août 2006, a fait ressortir que le taux de pauvreté en Algérie a reculé à moins de 6% (Voir fiche Ménages /Niveau de vie)

- Lundi 4 février 2008, le ministre de la Solidarité nationale , après avoir affirmé en octobre 2005, qu’en Algérie, il n’existait pas de pauvres mais seulement des nécessiteux, donnait le chiffre de (seulement) 5% de pauvres en Algérie (contre 20% en 2004 alors qu’à l’époque le PNUD avancait le chiffre de 20%)