Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Racisme /France 2025

Date de création: 29-04-2026 19:30
Dernière mise à jour: 29-04-2026 19:30
Lu: 172 fois


SOCIETE- ETRANGER- RACISME /FRANCE 2025

Selon les chiffres rapportés par Vie publique, les crimes et délits à caractère raciste en France ont augmenté de 4 % en 2025, atteignant 10 100 victimes, avec une banalisation des propos et comportements signalée. Ces actes incluent principalement des discriminations (60%), injures (12%), et violences physiques (3%). La communauté maghrébine est souvent la plus visée. A lire les rapports, il ne s’agit pas d’une accumulation d’actes spectaculaires, mais il y a une masse diffuse de comportements racistes .Autrement dit, la violence visible n’est que la partie émergée d’un ensemble beaucoup plus vaste.
Depuis plusieurs années, les statistiques du ministère français de l’Intérieur montrent une hausse régulière des infractions racistes, xénophobes ou antireligieuses.
L’année 2025 confirme cette tendance. La Licra, Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, a publié une enquête sur le racisme. Selon ses données, un «Français sur deux a déjà été victime de discrimination ou d’agression raciste au cours de sa vie». L’enquête de victimation «Vécu et ressenti en matière de sécurité» rapporte que plus d’un million de personnes déclarent avoir subi une atteinte à caractère raciste en 2022. Pourtant, moins de 3% engagent une démarche auprès des forces de sécurité. En 2024, les services de police et de gendarmerie ont enregistré plus de 16 000 infractions à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux sur le territoire national, dont environ 9400 crimes et délits et 7 000 contraventions. Comme les années précédentes, ces faits relèvent majoritairement de la parole. Injures, provocations ou diffamations représentent 58% des crimes et délits, et constituent la quasi-totalité des contraventions. Entre 2023 et 2024, les contraventions ont augmenté de 6 %, tandis que les crimes et délits progressaient de 11 %. Sur la période 2022-2024, les forces françaises de sécurité ont recensé en moyenne 1,2 crime ou délit à caractère raciste pour 10 000 habitants.
Les écarts territoriaux apparaissent globalement limités, à l’exception de Paris, où les taux sont nettement plus élevés. Cette singularité s’explique, selon le rapport, en partie par la concentration de flux de populations, travailleurs venus de banlieue, déplacements professionnels, touristes, qui accroît mécaniquement le volume des interactions et donc des signalements.
En 2024, environ 9700 victimes de crimes et délits à caractère raciste ont été enregistrées. Il s’agit très majoritairement de personnes physiques.

Les hommes, les personnes âgées de 25 à 54 ans, ainsi que les ressortissants de pays africains, y apparaissent surreprésentés. Dans le même temps, près de 5000 personnes ont été mises en cause, dont plus de la moitié âgées de 25 à 54 ans.
Ces données administratives doivent toutefois être mises en regard des enquêtes. Selon l’enquête «Vécu et ressenti en matière de sécurité», plus d’un million de personnes de 18 ans et plus déclarent avoir subi au moins une atteinte à caractère raciste en 2022, soit 2,4% de la population majeure, contre 1,6% un an plus tôt.
La structure des infractions confirme la prépondérance des formes verbales. Les provocations, injures et diffamations représentent à elles seules 76% de l’ensemble des faits, 58% des crimes et délits et la quasi-totalité des contraventions. En 2024, les crimes et délits enregistrés se composent principalement d’injures publiques (52%), de menaces (le plus souvent des menaces de mort) ou de chantage (20 %). Les discriminations et provocations constituent environ 10% des cas, tandis que les atteintes aux personnes et violences restent minoritaires (6 %), tout comme les atteintes aux biens (5%), avec toutefois cinq tentatives d’homicide recensées sur l’année.
Enfin, les services de sécurité ont identifié 9 700 victimes de crimes et délits commis en raison de l’ethnie, de la nation, de la religion ou d’une prétendue race, soit une hausse de 10% par rapport à 2023. Dans 91% des cas, il s’agit de personnes physiques, mais environ 860 personnes morales ont également été reconnues comme victimes (associations, entreprises ou établissements) rappelant que ces actes dépassent les seules atteintes aux individus pour toucher des structures entières.