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Récit Farid Bouyahia - "A la source"

Date de création: 15-03-2026 20:14
Dernière mise à jour: 15-03-2026 20:14
Lu: 231 fois


SOCIÉTÉ- BIBLIOTHÈQUE D’ALMANACH- RÉCIT FARID BOUYAHIA- « A LA SOURCE »

 

A la source.Récit de Farid Bouyahia. El Qobia Editions, Alger 2025, 165 pages, ???? dinar

 

Ce n’est pas un roman, ce n’est pas une autobiographie......mais tout simplement un recueil de récits de vie (s).Des fragments d’un vécu réel et parfois de fiction parsmé d’envolées poétiques. Un homme qui raconte, avec beaucoup d’émotion, et d’amour la maison ancestrale et l’ambiance familiale, son enfance heureuse, sa région d’origine et son village natal , superbe coin de Kabylie, enserré entre la vallée de la Soummam et l'imposant Djurdjura,son papa, sa maman, sa grand-mère (trois chants d’amour émouvants) , la beauté des saisons,la nature belle et généreuse  en cvueillettes d’asperges sauvages, l’école et le maître d’école, les cheminots et la « Micheline », , le maréchal ferrant, le distributeur de courrier ...avuegle mais toujours présent , l’imnfirmier bénévole du village, les femmes au lavoir, « un moyen d’évasion », les bouleversements techno logiques  (télévision, téléphone portable), la mémoire populaire, les rêves.....et, pour finir une très belle nouvelle racontant Nna Djidji , l’Allemande  vivant depuis sa jeunesse (et son mariage) en Kabylie) .

Pour ma part et , certainement, pour avoir eu , à l’image de beaucoup d’entre-nous, le même parcours  (ou presque) on ne peut ne pas signaler texte consacré à la « belle reine de cœur »

......, la maman : « Je me rappellerai toujours de sa beauté , de ses magnifiques cheveux, de ses mains tendres, de son sourire et de son visage gracieux.........C’st uine femme de conviction, au caractère déterminé, travailleuse et volontaire.Têtue , elle ne change pas d’avis facilement. Ma mère n’est pas de la race qui se lamente.Elle promène une force tranquille, une santé à toute épreuve et une joie de vivre même étonnante dans ce monde des campagnes qui ne croit qu’à Dieu. Elle n’acceptait aucune fatalité....Ses enfants sont tout son univers.Elle nous aimait de toutes les forces de son amour, de son égoïsme et de sa jalousie de femme ...... »

 L’Auteur :Né à M’Chedallah (Bouira) le 12 août 1970. Journaliste et poète. Première œuvre, « Cordon de perles » en 2021

 Table des matières :21 parties (20 récits et une nouvelle)

 Extraits : « Mais une chose est certaine, il n’y a pas de finale ni de ligne d’arrivée pour départager les gens.L’important c’est de vivre et de se sentir bien dans sa peu » (p 12), « Comme partout ailleurs dans le monde, la ville a gagné, et en fin de compte l’humanité a tellement perdu » (p 62), « Cette campagne , les jeunes ne l’ont pas connue, et tout se perd.Personnellement, j’ai vécu une période de cette vie très simple avec presque aucun confort, mais beaucoup d’humanisme et simplicité.On était plus heureux.Maintenant, avec le confort, notre société devient agressive, et plus aucun respect ni tolérance, c’est l’argent et l’orgueil qui a changé notre monde » (p 100)

 

Avis : Un contenu fidèle au titre.De la belle prose et beaucoup de nostalgie du temps passé et de tristesse du temps qui passe.Un poète qui s’ignore et un amoureux du vivre-vrai

 

Citations : « L’amour, c’est la poussière des morts aussi,le plus grand malheur est de ne pas en posséder ne serait-ce qu’une pincée. Celui qui l’a possédé, en vérité, a un trésor.C’est le seul bien pur de la vie.A mon avis, c’est la vraie richesse qui reste » (p18), Si le mensonge a cette capacité à donner des fleurs, de belles fleurs même, il n’en demeure pas moins vrai qu’il ne donne jamais, au grand jamais de fruit » (p 37), « Vivre raisonnablement, ça ne veut pas dire vivre dans une caverne, mais juste être un peu responsable et conscient des enjeux de notre époque et de la véritable nécessité de nos besoins essentiels » ( p 45), « En définitive, je dirais que les femmes ont créé une nouvelle conscience de soi et une relation nouvelle avec la société » (p 107), « Que voulez-vous, c’est en travaillant que chez nous l’on devenait grand » (p122), « L’art de prendre soin est vraiment un art des petites choses » (p 143)