SOCIETE-
OPINIONS ET POINTS DE VUE - ALGÉRIE 2025/PERSONNALITÉS INFLUENTES/CHRONIQUE B.
AHCENE DJABALLAH
Algérie 2025 : les «influents» (Raina Raikoum.Le
Quotidien d’Oran, samedi 3 janvier 2026)
A travers
le monde, et depuis bien longtemps, c'est une tradition bien établie : la
désignation de «l'homme de l'année». Homme ou femme ou
groupe d'individus - en dehors du cercle des grands décideurs politiques dont
l'influence, petite ou grande, est inévitablement «grande»
- ayant, durant l'année écoulée, fait montre d'une présence, d'une action ou
d'une idée originale ayant transformé la vie ou la pensée de sa société ou de
son entourage et ce, directement ou indirectement. Ce qui n'est pas donné à
tout le monde même si chacun de nous, pris en aparté, vous dira qu'il a, par
ses propos ou ses écrits ou ses actes, «révolutionné»
son environnement. Ce qui peut être en partie vrai, chacun de nous, même
totalement isolé, et parfois sans le faire exprès, influençant peu ou prou, en
bien ou en mal, le cours des choses et de la vie, proche ou même lointaine.
Certains, chez nous, voient dans cette démarche, en raison d'une religiosité
exacerbée ou d'une surpolitisation collectiviste, une hérésie, la Communauté
et/ou le collectif devant prendre le pas sur l'individu.
N'apparaiss (ai) ent donc
que les «illuminés» et les «zaïms», devenant assez vite des «chioukhs» incontestés et/ou des «excellences»
indéboulonnables. On sait où cela nous a mené durant les années 90 et 2000.
Par le passé (les années 70 et 80) on a vu, avec le socialisme «flamboyant» de l'époque, des tentatives pour couronner les
meilleurs travailleurs. C'était bien mais cela n'a pas duré. On a vu, dans un
passé récent (les années 90 en particulier), des tentatives de mettre en
valeur, annuellement, les meilleurs d'entre-nous : journalistes, managers,
hommes politiques. Peine perdue, les choses ne se déroulant jamais dans la
transparence et à la «régulière» et, comme par hasard,
on se retrouve toujours avec des premiers prix «partagés» tout le monde
repartant avec des «diplômes». L'organisateur et le distributeur - compris!
Actuellement, et depuis peu, on voit des tentatives annuelles de dégager les
«personnalités» (ou groupes) importantes ou influentes. Là aussi, cela n'est
guère facile tant les opinions sont multiples et divergentes, pour ne pas dire
opposées chacun voyant «midi à sa porte» quand chacun
n'accuse pas l'autre d'on ne sait quel «complot» ou choix orienté politiquement
ou même de non-habilitation (sic !) ou pire encore d'incompétence sous couvert
de non –strict respect de méthodes éprouvées. Ailleurs! Il
faudra donc attendre que la lumière soit. Et, continuer, hélas, à s'abreuver
aux initiatives et autres classements étrangers, occidentaux ou arabes. Une
maladie bien algérienne !
Pour ma part, animant , depuis 2005, un site d'infos
documentaires non commercial (www.almanach-dz.com), un classement des 15 puis 10
Vip «influents», au sens noble du terme et non en son nouveau sens numérique
(les «influenceurs»), mais pas nécessairement importantes, est établi,
régulièrement, depuis déjà 16 années. Depuis peu, les personnalités
objectivement importantes sont écartées pour des raisons évidentes : éviter la
concurrence «déloyale» (ceci dit en tout bien tout
honneur). Cette année –ci, le classement a placé en tête, encore, la jeune et magnifique Nemour Kaylia, suivie de deux
Ambassadeurs, Amar Bendjama(Onu) et Mme Malika
Haddadi (Ua), Yasmina Belkaïd, l'immunologue, Dg
Monde de l'Institut Pasteur de France, Belaribi
Mohamed -Tarek, Monsieur Habitat, Abderrahmane Benkortbi,
un simple agent de sécurité à la grande honnêteté, Louiza Abouriche,
la championne de karaté, Ali Bencheikh, le
commentateur flamboyant de foot, Wissem Abou Zeïd, le journaliste de Gaza et Ichrak
Chaïb, la championne de boxe.
Bien que je pense, peut-être (avec tous ceux qui m'ont apporté leur aide ou
conseillé) m'être trompé, car la personnalité la plus importante de notre vie
quotidienne (même si elle n'est pas «la plus influente») est, peut-être, cet
éboueur, employé de la commune, généralement ignoré par les médias, qui nettoie
, dès potron-minet, chaque jour que Dieu fait et quel que soit le temps qu'il
fait, les rues des villes et villages et les bordures de nos routes et
autoroutes, et vide quotidiennement nos poubelles. Il y a, aussi, les policiers
qui veillent sur notre sécurité et sur une bonne circulation souvent anarchique
qu'il pleuve ou qu'il vente. Et bien d'autres anonymes!
A quand les V.i.m ( Very important malfaisants )? On
peut, déjà, peut-être, y placer Xavier Driencourt, Bruno Retaillau,
Eric Zemour et tous leurs
petits copains, quelques-uns de «chez nous», islamo-immigro-algérophobes.
Quant à la Vip internationale 2025, c'est bel et bien, toujours, la résistance
palestinienne, tout particulièrement celle des Ghazaouis,
face aux génocidaires racistes et facho- sionistes israéliens et à leurs
complices occidentaux et autres, déclarés ou hypocrites.