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Maladies nocosomiales

Date de création: 24-05-2008 14:47
Dernière mise à jour: 02-09-2009 13:33
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En attendant les résultats d'une enquête nationale, dirigée par le ministère de la Santé en mai 2005, sur les maladies nocosomiales, il a été observé, à l'hôpital Mustapha Bacha d'Alger que 8% des malades hospitalisés ont une infection nocosomiale (une étude réalisée en 1987 dans les hôpitaux d'Alger démontrait que plus du quart des hospitalisés étaient atteints par les affections nocosomiales). Le travail effectué durant 6 jours, en juin 2005, dans l'ensemble des services d'hospitalisation (23 services) a permis de constater que sur un nombre de 926 patients hospitalisés, on a relevé 78 infections. Une autre enquête, nationale celle-ci (La presse, 1er février 2005), révèlait un taux de prévalence des infections nocosomiales variant entre 10% et 14% (Europe: 5 à 10% , France: 7,1%).
Pour ce qui est du type d'infections, l'enquête stipule que les infections pulmonaires représentent un taux de 30%, les infections du site opératoire (Iso) et les infections urinaires 20%.
Il est connu que plusieurs facteurs de risques interviennent dans l'apparition des infections. Bien qu'une partie d'entre-elles soit liée à une mauvaise qualité des soins, la majorité est liée à l'état du patient hospitalisé et à la technicité des actes et traitements nécessaires. Moins de 20% des structures trient leurs déchets et le taux d'observance de lavage des mains (principales conduites des infections) représente à peine 20%. Par ailleurs , 100% des structures utilisent la chaleur sèche (poupinelle), méthode proscrite en France et remplacée par la chaleur humide (autoclave).
A noter que chaque établissement hospitalier dispose d'un Comité de lutte contre les infections nocosomiales (Clin), lequel est chargé d'organiser et de coordonner la surveillance, la prévention et la formation continue en matière de lutte contre les infections nocosomiales.Il est constitué de médecins, de pharmaciens, d'infirmières et de directeurs d'établissements. Une instance qui constitue, entre autres, un des axes principaux dans la lutte contre ces infections. La stérilisation des dispositifs médicaux, les bonnes pratiques de désinfection, la prévention de la transmission d'agents infectieux véhiculés par le sang au cours des soins et l'organisation de la lutte contre les infections nocosomiales dans les établissements de santé sont les recommandations retenues au niveau mondial.
Notes: - Les objectifs tracés par le programme national de prévention des infections nocosomiales 2006-2009, dont le budget est de 34 438 258 dinars, visent, notamment, à la réduction de 50% des infections nocosomiales prévalentes, la baisse de 50% de l'incidence des infections du site opératoire (Iso), la réduction de 15% de la fréquence des bactéries multi résistantes (Bmr) et la mise en œuvre du processus normalisé pour l'élimination des déchets d'activité de soins de risque infectieux (Dasri).
- Selon le professeur Soukehal, chef de service au Chu de Beni Messous (16 novembre 2006), le taux des infections nosocomiales a atteint, en 2005, 15% dont 50% à 60% sont transmissibles par les mains. Sur 100 personnes hospitalisées, 14 contractent des infections urinaires, septicémies, pneumo-pathologies et dermatoses. Pour lui, l'hygiène des mains ne dépasse pas les 20% en Algérie alors qu'elle est de 50% en France.

- Selon le Pr Soukehal (lundi 4 mai 2009), la prévalence des infections nosocomiales est en baisse, mais elle est toujours à deux chiffres. Elle se situe entre 10 à 12% mais les infections des sites opératoires ont atteint le taux de 15 à 16%..Il plaide pour la mise en place d'un budget spécifique pour la lutte contre les infections nosocomiales afin de dégager des moyens adéqualts.