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Hépatites

Date de création: 24-05-2008 09:47
Dernière mise à jour: 08-02-2013 20:51
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SANTE - MALADIE - HEPATITE

Une hépatite est une inflammation du foie entraînant une destruction plus ou moins importante des hépatocytes, les principales cellules du foie. Lorsque cette inflammation est récente, on parle d'hépatite aigüe. Si elle dure plus de six mois, on parle d'hépatite chronique. Au cours d'une hépatite, le foie est le siège d'un phénomène de régéneration des cellules, mais aussi de l'installation d'un tissu cicatriciel (fibrose), dont le stade ultime et généralisé s'appelle la cirrhose. Cette dernière est un important facteur de risque pour l'apparition d'un cancer primitif du foie.

Schématiquement, après un délai plus ou moins long dit phase d'incubation, le virus est responsable d'une hépatite aigue. Cette phase de la maladie est le plus souvent asymptomatique. Pour certains virus seulement et dans de rares cas, l'atteinte du foie peut être totale et massive. On parle d'hépatite fulminante. Le pronostic vital est engagé et une greffe du foie en urgence est souvent nécessaire. Pour les hépatites A et B, il n'y a pas de suite à l'épisode aigue. Pour les autres, un certain nombre de patients évoluent vers une hépatite chronique responsable de symptômes variés. Un arrêt de la progression de la maladie est encore possible à ce stade, spontanément ou sous traitement. La progression de l'hépatite chronique peut aboutir à une cirrhose.

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L'hépatite B ( Hemophilus influenzae type B ou HIb) est un problème de santé publique à l'échelle mondiale et dont la méthode de traitement est suivie par la vaccination obligatoire dès la naissance.
La prise en charge de la maladie (48 semaines) associe interféron standard et ribarivine. Le coût estimatif associant interféron standard et ribarivine est de 203 200 dinars. En associant le traitement pégylé, le traitement revient à 1 440 000 dinars pour la même période et la même maladie.
L'hépatite B est une infection sexuellement transmissible.
L'hépatite B représente une prévalence, en Algérie, de 2,15% de la population générale (3,3% dans le monde arabe et 5 à 6% dans le monde)

Il existe , depuis 2005, une commission nationale de lutte contre l'hépatite B et C. Cette commission a été chargée de la mise en place d'un plan national (2005-2009) dont l'objectif premier serait la résorption du taux de prévalence de cette maladie, ainsi que la prise en charge qualitative des personnes atteintes, notamment par le contrôle épidémiologique et le classement de l'hépatite B et C parmi les maladies devant être obligatoirement déclarées au réseau intranet du ministère de la Santé , en sus de la création , dans les laboratoires de dépistage, de fichiers relatifs à l'hépatite B et C.

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L'hépatite C (VHC) est une maladie contagieuse très dangereuse qui se transmet par le sang et peut évoluer en cancer. Cette maladie touche 170 millions de personnes à travers le monde, avec une moyenne de 3 à 4 millions par an.
En Algérie, il existerait 320 000 à 340 000 cas de porteurs du virus soit 1% de la population. Si 80% des hépathopathes guérissent spontanément, en revanche, 20% des malades chroniques évoluent vers la cirrhose ou le cancer du foie qui nécessite une greffe du foie. La maladie est enregistrée surtout dans les wilayas de l'est du pays: Khenchela, Tébessa, Batna.. (selon la revue la Santé qui reprend une enquête réalisée par l'Institut Pasteur).
Le taux de cette maladie, selon l'Oms, est de 5,3% dans le continent africain, 4,6% à l'est du bassin méditerranéen et oscille entre 1 et 1,7% en Europe et en Amérique. L'Egypte est le pays le plus affecté par cette maladie (22%). En Algérie, le taux de prévalence est de 2,5% (3% dans le monde et 7,7% au Maghreb arabe)
La maladie touche 40% des personnes souffrant d'insuffisance rénale.
Le traitement est lourd et coûteux. La durée du traitement bi-thérapie oscille entre 6 et 12 mois selon la gravité du cas.
En Algérie, pour la prise en charge d'une hépatite C, deux types sont envisageables : 300 000 dinars pour une prise en charge incluant le diagnostic, la thérapeutique et le suivi avec le traitement interféron standard et ribavirine ; 1 250 000 à 1 400 000 dinars pour une prise en charge de la même maladie avec traitement interféron pégylé et ribavirine.

Il existe , depuis 2005, une commission nationale de lutte contre l'hépatite B et C. Cette commission a été chargée de la mise en place d'un plan national (2005-2009) dont l'objectif premier serait la résorption du taux de prévalence de cette maladie, ainsi que la prise en charge qualitative des personnes atteintes, notamment par le contrôle épidémiologique et le classement de l'hépatite B et C parmi les maladies devant être obligatoirement déclarées au réseau intranet du ministère de la Santé , en sus de la création , dans les laboratoires de dépistage, de fichiers relatifs à l'hépatite B et C.

Notes: - L'Etat a consacré , en 2008, une enveloppe de 3,5 milliards de dinars à la lutte contre l'hépatite (3 milliards en 2007).

- Plus de 1200 personnes atteintes des hépatites B et C ont été traitées en 2009, alors que près de 1000 malades attendent leur traitement pour l'année 2010. Selon le président de l'Associations SOS Hépatites (12 janvier 2010), l'hépatite B toucherait 2,5% de la population alors que l'hépatite C affecterait 2,7% de la population.

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Une étude réalisée (dans 21 wilayas , du 10 septembre 2006 au 9 janvier 2006)  par l'INSP (dont *les résultats ont été publiés dans la presse du 17 janvier 2010) sur le thème "Les connaissances , attitudes et pratiques des personnels de santé exerçant au cabinet dentaire vis-à-vis du risque de contamination " a montré que 15% des enquêtés pensent que le risque de contamination virale n'existe pas ou est minime et que les pathologies les plus à risque sont l'hépatite B et le sida. L'hépatite C n'est pas considérée comme pathologie à risque dans la moitié des cas.