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Date de création: 24-05-2008 14:30
Dernière mise à jour: 07-08-2011 17:34
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POPULATION - EMIGRATION - RETOUR

Enquête réalisée au Maghreb - mille entretiens - dans le cadre du projet européen MIREM ( " Action collective de soutien à la réintégration des migrants de retour dans leur pays d'origine " /Centre Robert Schuman et Institut universitaire européen de Florence), dont la partie Algérie a été menée par Mohamed Saib Musette, du CREAD d'Alger qui, pour sa part, a touché 332 migrants de retour dans les wilayas d'Alger, de Bejaia, de Sétif et de Tlemcen. Extraits).
Probabilité de retour en Algérie : oui, certainement (39,37%), Peut-être (44,37%) et jamais (16,25%)
Les moins de 31 ans représentant 22,3% de l'échantillon de migrants de retour en Algérie. Ils reviennent souvent par " contrainte " au pays.
Près de 14% sont revenus au pays à l'âge de 65 ans et plus.
Peu de femmes (à peine 13% contre 86% d'hommes) choisissent de revenir au pays.
Les émigrés qui rentrent en Algérie ont généralement plus de 40 ans (74%), ce sont des hommes (90%) et des chefs de famille (78%), de niveau d'instruction plutôt primaire ou moins (67%), qui sont au chômage (89%), avec un revenu de la famille qui dépasse les 30 000 dinars/mois.
La quasi-totalité des familles interrogées viennnent de France (79%). Elles ont vécu à l'étranger plus de 10 ans (73%).
Il y a deux types d'émigrés de retour : ceux qui ont décidé de regagner le pays et ceux qui ont été contraints de le faire.
Parmi ceux qui ont choisi de retourner en Algérie, il y a d'abord les nostalgiques (20,8%), ceux qui n'ont pas réussi à s'acclimater dans leur pays d'accueil, les retraités (11,7%), ainsi que la réalisation de projets (6%).
Dans la grille des motifs, il y a surtout les expulsions (37%), les contraintes familiales (28%) ainsi que la perte de l'emploi (22%).
Les émigrés de retour se plaignent généralement des difficultés de réadaptation (surtout pour les émigrés contraints au retour), des bas niveaux de salaires ainsi que l'insuffisance du système de santé. Ainsi, certains d'entre-eux nourissent-ils encore le rêve d'aller dans leur pays d'accueil. Ils'agit de 50% de ceux qui ont été contraints de revenir et 30% des émigrés qui sont revenus de leur propre gré.
Au chapitre des familles des émigrés, beauxcoup d'entre-elles continuent de croire que leurs proches émigrés reviendront pour s'installer définitivement au pays (45%), tandis que d'autres ont perdu tout espoir de voir leurs parents revenir (16%).
Selon les experts du CNES-Algérie, il y a " abandon du mythe du retour ". " Le retour et les tranferts d'argent relèvent de mythes et de mirages " ajoutent-ils.
Notes : - Pour ce qui concerne l'argent des émigrés, selon Mohamed Saib Musette, le canal informel reste la voie privilégiée des migrants algériens avant le retour, avec plus de 75% par les amis et 35% lors des visites à la famille au pays.

- Pour ce qui concerne le retour volontaire,  selon les travaux d'un chercheur du CNRS, Jean-Paul Gourévitch, cité par El Watan (lundi 25 juillet 2011), l'Algérie figure parmi les six premiers pays dont les ressortissants en situation irrégulière sont particulièrement concernés par la procédure du retour volontaire.

L'aide prévue par l'Etat françaisaux étrangers en situation irrégulière et n'ayant pas fait l'objet d'un arrêté d'expulsion, est de 2 000 euros pour un adulte seul, 3500 euros par cvouple, de 1 000 euros supplémentaires par enfant mineur jusqu'au troisième, de 500 euros à partir du quatrième....En 2009, le coût total a été de 10 milions  d'euros pour 2 913 cas auxquels il faut ajouter 8 millions au titre de l'aide au retour humanitaire consacré aux plus démunis.