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Mémoires Abderrahmane Megateli- " De la wilaya VI aux Etats unis"

Date de création: 30-03-2021 16:30
Dernière mise à jour: 30-03-2021 16:30
Lu: 10 fois


HISTOIRE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- MEMOIRES ABDERRAHMANE MEGATELI- «  DE LA WILAYA VI AUX ETATS UNIS »

 ©Le Soir d’Algérie, mardi 30 mars 2021

Dans l'ouvrage De la Wilaya VI aux États-Unis, témoignage d'un enfant de Berrouaghia pendant la guerre de Libération d'Algérie, publié récemment, Abderrahmane Megateli livre à titre posthume ses mémoires pour faire la lumière sur l'histoire méconnue de la Wilaya VI pendant la guerre de Libération nationale.
Paru aux éditions Rafar, cet ouvrage de 258 pages revient sur le parcours militant de Abderrahmane Megateli (1935-2016) étudiant gréviste de 1956, fils du chef de la cellule clandestine du FLN de Berrouaghia  puis commandant de l'Armée de libération nationale ayant servi dans la Wilaya VI qui englobe la région sud du pays.
Ayant rejoint le maquis suite à une rencontre entre son père et Si Chérif (Ali Mellah) en 1956, Ahmed Megateli, devenu commissaire politique et très familier avec la population de la région, raconte sa première rencontre au maquis avec Ali Mellah sur la collecte de cotisations et d'armes et le recrutement de moussebiline.
L'auteur revient sur la première et seule réunion de la Wilaya VI et sur la mise en place et l'organisation de cette dernière par Ali Mellah qui voulait recruter des cadres pour étoffer les régions et continuer l'effort de mobilisation des ressources humaines et financières.
Ahmed Megateli sera chargé d'installer le poste de commandement de la Zone 2 et son service sanitaire avec le concours de Salim Zemirli de cette nouvelle wilaya qui aura également son service presse et qui va absorber des moudjahidine récemment recrutés, en particulier les étudiants et lycéens qui ont rejoint les rangs de l'ALN et des militants qui ont fui la capitale après la répression féroce durant la bataille d'Alger.
Il va également aider à la publication du journal Sout El Sahra (La Voix du Sahara), qui n'est paru qu'à une seule occasion, en collaboration avec les lieutenants Oussedik et Ahmed Hamdi de la Wilaya IV. Évoquant cette Wilaya VI, l'auteur estime qu'elle se distingue par le fait d'être la dernière zone créée, puis par une vie courte et discontinue : août 1956-octobre 1957, juillet 1958-avril 1960 puis août 1961 à 1963. C'est aussi dans cette zone que l'autorité coloniale a voulu «créer une troisième force pour affaiblir le FLN en appuyant et en armant le général Bellounis et son Armée nationale du peuple algérien», poursuit-il.
Cette zone a été «particulièrement tumultueuse d'abord par des affrontements violents au sein du FLN en 1960», entre partisans et adversaires de sa dissolution et par «l'assassinat ou l'exécution de trois de ses chefs», Ali Mellah assassiné en 1957, Si Tayeb El Djoughlali assassiné en 1959 et Mohamed Châabani exécuté en 1964.
L'auteur revient avec plus de détails sur le conflit avec Mohamed Bellounis et l'accord qu'il avait passé avec l'armée coloniale pour «mener le combat contre les frontistes et les communistes», garder son armée, recevoir des «aides en armement, habillements et soins médicaux» et ne «déposer les armes qu'après la solution du problème algérien».
Il livre également son témoignage de ce qu'il a vécu du complot de Cherif Ben Saïdi et son impact sur la Wilaya VI et s'appuie sur le témoignage du commandant Azzedine concernant l'assassinat de Ali Mellah et la fuite de Cherif Ben Saïdi.
Abderrahmane Megateli relate également son «aventure» en direction de la ville de Oujda au Maroc pour récupérer des armes revenant à la Wilaya VI sous le commandement de Si Tayeb El Djoughlali. Après le Maroc, Abderrahmane Megateli se dirige vers Le Caire où des responsables du Gouvernement provisoire de la République algérienne (Gpra) l'aident à poursuivre des études d'ingénieur en pétrole aux États-Unis d'où il reviendra avec de précieux diplômes en 1964. Il servira la recherche et l'industrie pétrolière en Algérie jusqu'en 1971 où il va reprendre ses études de doctorat.
Après une nouvelle déception et de nouveaux désaccords en Algérie puis en Arabie saoudite, il ira en 1986 travailler comme analyste financier dans le secteur de l'énergie à la Banque mondiale puis chercheur dans une université américaine. Abderrahmane Megateli s'est éteint en 2016, cet ouvrage a été publié récemment par son fils Larbi Megateli qui a rassemblé ses mémoires.

 

Dans l'ouvrage De la Wilaya VI aux États-Unis, témoignage d'un enfant de Berrouaghia pendant la guerre de Libération d'Algérie, publié récemment, Abderrahmane Megateli livre à titre posthume ses mémoires pour faire la lumière sur l'histoire méconnue de la Wilaya VI pendant la guerre de Libération nationale.
Paru aux éditions Rafar, cet ouvrage de 258 pages revient sur le parcours militant de Abderrahmane Megateli (1935-2016) étudiant gréviste de 1956, fils du chef de la cellule clandestine du FLN de Berrouaghia  puis commandant de l'Armée de libération nationale ayant servi dans la Wilaya VI qui englobe la région sud du pays.
Ayant rejoint le maquis suite à une rencontre entre son père et Si Chérif (Ali Mellah) en 1956, Ahmed Megateli, devenu commissaire politique et très familier avec la population de la région, raconte sa première rencontre au maquis avec Ali Mellah sur la collecte de cotisations et d'armes et le recrutement de moussebiline.
L'auteur revient sur la première et seule réunion de la Wilaya VI et sur la mise en place et l'organisation de cette dernière par Ali Mellah qui voulait recruter des cadres pour étoffer les régions et continuer l'effort de mobilisation des ressources humaines et financières.
Ahmed Megateli sera chargé d'installer le poste de commandement de la Zone 2 et son service sanitaire avec le concours de Salim Zemirli de cette nouvelle wilaya qui aura également son service presse et qui va absorber des moudjahidine récemment recrutés, en particulier les étudiants et lycéens qui ont rejoint les rangs de l'ALN et des militants qui ont fui la capitale après la répression féroce durant la bataille d'Alger.
Il va également aider à la publication du journal Sout El Sahra (La Voix du Sahara), qui n'est paru qu'à une seule occasion, en collaboration avec les lieutenants Oussedik et Ahmed Hamdi de la Wilaya IV. Évoquant cette Wilaya VI, l'auteur estime qu'elle se distingue par le fait d'être la dernière zone créée, puis par une vie courte et discontinue : août 1956-octobre 1957, juillet 1958-avril 1960 puis août 1961 à 1963. C'est aussi dans cette zone que l'autorité coloniale a voulu «créer une troisième force pour affaiblir le FLN en appuyant et en armant le général Bellounis et son Armée nationale du peuple algérien», poursuit-il.
Cette zone a été «particulièrement tumultueuse d'abord par des affrontements violents au sein du FLN en 1960», entre partisans et adversaires de sa dissolution et par «l'assassinat ou l'exécution de trois de ses chefs», Ali Mellah assassiné en 1957, Si Tayeb El Djoughlali assassiné en 1959 et Mohamed Châabani exécuté en 1964.
L'auteur revient avec plus de détails sur le conflit avec Mohamed Bellounis et l'accord qu'il avait passé avec l'armée coloniale pour «mener le combat contre les frontistes et les communistes», garder son armée, recevoir des «aides en armement, habillements et soins médicaux» et ne «déposer les armes qu'après la solution du problème algérien».
Il livre également son témoignage de ce qu'il a vécu du complot de Cherif Ben Saïdi et son impact sur la Wilaya VI et s'appuie sur le témoignage du commandant Azzedine concernant l'assassinat de Ali Mellah et la fuite de Cherif Ben Saïdi.
Abderrahmane Megateli relate également son «aventure» en direction de la ville de Oujda au Maroc pour récupérer des armes revenant à la Wilaya VI sous le commandement de Si Tayeb El Djoughlali. Après le Maroc, Abderrahmane Megateli se dirige vers Le Caire où des responsables du Gouvernement provisoire de la République algérienne (Gpra) l'aident à poursuivre des études d'ingénieur en pétrole aux États-Unis d'où il reviendra avec de précieux diplômes en 1964. Il servira la recherche et l'industrie pétrolière en Algérie jusqu'en 1971 où il va reprendre ses études de doctorat.
Après une nouvelle déception et de nouveaux désaccords en Algérie puis en Arabie saoudite, il ira en 1986 travailler comme analyste financier dans le secteur de l'énergie à la Banque mondiale puis chercheur dans une université américaine. Abderrahmane Megateli s'est éteint en 2016, cet ouvrage a été publié récemment par son fils Larbi Megateli qui a rassemblé ses mémoires.