Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Les "Oubliés" de la Révolution

Date de création: 22-03-2021 17:38
Dernière mise à jour: 22-03-2021 17:38
Lu: 8 fois


HISTOIRE – PERSONNALITES- LES « OUBLIÉS »DE LA REVOLUTION

©Mohamed Zeddour Mohamed Brahim, fb, 19 mars 2016

Aujourd’hui vont s’écouler 54 années depuis la conclusion des accords d’Evian. Nul besoin d’en faire une rétrospective puisque la sempiternelle récupération s’en chargera. Les analystes de service ont déjà aiguisé leurs plumes, réchauffé leurs textes, mis au goût du jour. « Mais parlons d’autre chose » chantait Brel. Brièvement, je rappellerai que des étrangers se sont impliqués et ont pris fait et cause pour le combat algérien : chacun d’eux s’est impliqué plus que ne l’ont fait Ben Bella, Boukharrouba et Bouteflika réunis qui n’ont pas tiré une balle pour la défense de leur pays qui allait leur être livré sur un plateau d’or, les chars et les baïonnettes veillant au grain. Mon propos est consacré donc à ces étrangers. Si je parle spécialement de l’un d’eux, cela n’enlèvera rien au mérite des autres pour lesquels je prépare une étude à part. Il s’agit de trois syriens qui, abandonnant richesses et fructueuses affaires dans leur pays, choisirent de se joindre à leurs frères algériens. Tous les trois étaient chirurgiens : Noureddine Atassi (1929 – 3/12/1992), Youssef Zouayyine (1931 – 10/1/2016) et Ibrahim Makhous (1918 – 2013). Ils activèrent dans les hôpitaux du FLN le long de la frontière algéro – tunisienne et rejoignirent leur pays dès l’Indépendance acquise. En 1966, le premier cité fut Président de la Syrie, le deuxième Chef du Gouvernement et le troisième Ministre des Affaires Etrangères. Ils furent jetés en prison après le coup d’Etat de Hafedh Al-Assad en fin de l’année 1970. Je reviendrai sur leur palpitant itinéraire. Or il y a eu un génie pakistanais qui rejoignit non seulement la Révolution algérienne mais toutes les causes justes à travers le monde : Ahmed Eqbal (1933 – 1999), - dont Edward Saïd disait qu’il était son mentor- « doté d’une grande connaissance de la société américaine et qui était peut-être le meilleur théoricien et historien des mouvements de libération nationale ». Eqbal était de tous les combats pour les justes causes à travers la planète, fut très proche de Frantz Fanon et fit partie de la délégation algérienne aux négociations d’Evian. Qui s’en souvient ? Quels rue, place, Institut portent son nom ? Il m'arrive de me surprendre moi-même par mes propres inepties incontrôlées. Ahmed n'a jamais tenu à la gloire car c'était elle qui lui courrait derrière. Et si elle le rattrape, post-mortem, qu'ajoutera-t-elle à son aura?