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Témoignage Zemenzer M. Noureddine- "Guerre d'Algérie.De la lutte armée dans les rues d'Alger....."

Date de création: 23-02-2021 13:19
Dernière mise à jour: 23-02-2021 13:19
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HISTOIRE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- TEMOIGNAGE ZEMENZER M. NOUREDDINE- «  GUERRE D’ALGERIE.DE LA LUTTE ARMEE DANS LES RUES d’ALGER…….. »

Guerre d’Algérie.De la lutte armée dans les rues d’Alger aux combats dans les djebels de l’Aurès. Témoignage de Zemenzer Mohamed Noureddine . Editions El Qobia,Alger 2021, 219 pages, 800 dinars,

 

Voilà donc un « zazou » algérois des Hbm (escaliers de Sidi Abderrahmane)  ,au physique avantageux et s’habillant à la dernière mode,  jeune sportif footballeur…….au Gallia, le grand club des européens d’Alger, …….qui se retrouve quelques années plus tard, engagé pleinement dans la lutte de libération nationale .

Tout d’abord , à Alger même, alors employé au cenral téléphonique du Grand Alger, « pertuber le réseau téléphonique » (lui-même branché au réseau des autorités militaires)  une première mission…..avec deux bombes. Un premier échec.Opération à refaire : 50% de réussite. La suite est connue  avec, à partir de 1957,  une Casbah encerclée,  martyrisée par plus de  8000 soldats (dont la 10è Dp du général Massu et le 1er Rp , spécialiste de la torture). D’autres missions suivirent durant ce qui a été appelé  pompeusement par les occupants et les « écrivassiers » de la presse euopropéenne   , « La Bataille d’Alger » .L’auteur les décrit avec force détails, en les accompagnant de commentaires ainsi que de détails historiques.

Puis, après le démantèlement de la Zone autonome d’Alger, c’est, en 1958 , le départ au maquis. Batna, « une ville où il fait bon vivre » …..mais « une ville de garnison » ……. le massif des Aurès avec ses djebels majestueux au sein duquel régnaient en maîtres  Grine  Belkacem et ses « bandits d’honneur »  ….Une région qu’il connaissait bien mais, désormais,  une autre forme de combat, avec d’autres compagnons de lutte et, surtout , des conditions de vie spécifiques .Ils étaient trois citadins, encore « fringués en citadins, recherchés activement à Alger….Première rencontre, du côté de Belezma, avec les combattants en  tenue. Juste après, le deuxième jour de leur présence, …le baptême du feu…..une embuscade. « Certes, ce n’était pas une grande bataille, mais tout de même un acte de guerre” . La suite est une longue et périlleuse traversée de la guerre de libération nationale avec ses victoires et ses échecs , ses douleurs et ses peines, ses héros et ses morts et, surtout, l’immense peine de voir les souffrances et les sacrifices du peuple des campagnes et des montagnes. On s’endurcit au fil du temps et des épreuves…jusqu’à l’insensibilité.Heureusement l’espoir était bel et bien présent…. « Décembre 60, la plus belle de nos victoires » ….le Cessez-le-feu…..puis, hélas, « l’espoir étranglé » (avec le risque de guerre civile en raison d’une « guéguerre » des clans)….et le retour à la vie civile , avec un seul gros souci : « comment annoncer à la mère de Madjid, ma grand-mère, que son fils n ’allait pas rentrer à la maison, elle qui a attendu longtemps, longtemps… »

 

 

 

 

L’Auteur : le 20 août 1932 à Alger (Casbah).Scolarité jusqu’au collège professionnel du Champ de manœuvres, Chauzy. Employé des services techniques des Ponts et Chaussées, militaire durant deux années….à Batna à partir de 51  (pour échapper au départ forcé vers l’Indochine)….gradé maréchal des logis (sergent). Juin 54, Alger… Participation active, à Alger,  à la lutte de libération nationale (mars 55 à mars 58).Recherché et condamné à mort par contumance, il retourne à Batna pour rejoindre le maquis , dans les Aurès

Sommaire : Préface (Redha Amrani)/Première partie : La guerre à Alger/ Deuxième partie : Les Aurès /Troisième partie : Zone I/ Photos et documents

Extraits:  « De toute temps , au vu de son histoire, la France était engagée dans des tourbillons de violence, victime de trois (03) graves maladies incurables : …la folie des grandeurs…….l’ivresse de la guerre……et, la plus grave, son aveuglement, l’amnésie de ses guerres coloniales entachées de crimes…. » (p 66), « Il n’y a pas une parcelle de terre dans cette contrée où des vies humaines n’étaient pas fauchées, chaque mechta portant son deuil dans ce drame où toute habitation est une tombe de toute une famille » (p 107)

Avis : La vie d’un héros de guerre est toujours passionnante et se lit d’un seul trait.

Citations : « Ces européens vivaient avec une myopie affligeante, ils voulaient tout s’approprier , terre, mer, ciel et les esclaves indigènes.L’Algérie  pour eux était une fleur du paradis, ils ne se sont pas aperçu que l’Algérie avait son peuple….Toutes ces extravagances poussées au paroxysme ne pouvaient aboutir qu’à…..une guerre » (p 20), « C’est avec des idées noires que je noircis des pages, si noires que je me demande comment j’arrive à voir clair » (p 129)

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