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Désinformation/Riposte - Ministre Belhimer, entretien sam.13/2/2021.Extraits

Date de création: 14-02-2021 17:49
Dernière mise à jour: 14-02-2021 17:49
Lu: 7 fois


COMMUNICATION- DOCUMENTS ET TEXTES REGLEMENTAIRES- DÉSINFORMATION/RIPOSTE – MINISTRE BELHIMER ENTRETIEN SAM. 13/2/2021.EXTRATIS

A quelques jours du deuxième anniversaire du Hirak, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a  accordé un entretien au Soir d’Algérie (samedi 13/2/2021) où il fait le point sur ce mouvement populaire, d'une part, et le bilan du gouvernement post-Hirak après une année de sa rentrée en fonction, d'autre part.

Sur le premier point relatif au Hirak, d'emblée, Belhimer  rappelle que le mouvement est inscrit dans la mémoire collective et le droit algérien tout en distinguant entre le «Hirak historique originel», au diapason et en convergence avec l'ANP que le président de la République Abdelmadjid Tebboune qualifie d'«acquis pour le peuple et le militantisme pacifique dans notre pays», ajoutant «qu’ il a permis de mettre un terme à ce qui avait fait de nous la risée du monde», et le «néo-Hirak» composé des résidus de l'ancien système, premières cibles du Hirak originel, entre autres, qui ont pris le train en marche et «qui espèrent un retour aux affaires et aux commandes».
Sur le volet relatif à la situation sociopolitique, le porte-parole du gouvernement, en arborant succinctement le bilan du gouvernement, estime que la situation d’ensemble «a connu une nette amélioration sur plusieurs plans en dépit de la crise sanitaire qui a imposé une récession économique mondiale» en croyant fort que «beaucoup de progrès ont été enregistrés à tous les niveaux et sur tous les plans et que «seuls les aveuglés par la haine qu'ils vouent à l'Algérie osent nier», a-t-il assené. Extraits

 Quelles voies empruntent-ils pour peser sur le cours des évènements et l’amener dans leur direction ?
Le poids des nouvelles technologies de communication dans l’amplification de la violence est évident. Il reste à mesurer l’impact du message qui est, malheureusement, et à bien des égards, subversif. La «violence expressive» qui se déverse sur nos réseaux sociaux est inadmissible et menace le tissu social par la banalisation de l’incivisme, la brutalisation et l’ensauvagement, imposant ce que d’aucuns ont appelé «une démocratisation de la méchanceté» et d’autres «des passions tristes». Cette violence donne libre cours aux «trolls», expression désignant «les internautes plus ou moins malveillants dont l’objectif est de «pourrir» des fils de discussion en générant artificiellement des polémiques».
Au-delà du trolling et de l’agressivité, comme registre d’expression, que l’on pourrait réunir sous le terme d’incivilités, le cyber-harcèlement militant et les discours de haine, même s’il sont punis par la loi, en raison des dommages psychologiques qu’ils peuvent occasionner chez leurs victimes, ont également des effets néfastes sur le débat public et peuvent être considérés comme des atteintes au pluralisme démocratique, car engendrant des phénomènes de censures collectives et d’autocensures qui appauvrissent le débat.

Quels sont les moyens de riposte envisagés ?


L’année 2020 a mis à jour le dispositif pénal requis par la nouvelle situation avec trois grandes «nouveautés».
Il y a, d’abord, l’amendement de l’article 290 bis de l’ordonnance 66-156 du 8 juin 1966, portant code pénal, incriminant des faits portant exposition de la vie d’autrui ou son intégrité physique à un danger, par la violation délibérée et manifeste d’une obligation de prudence ou de sécurité édictée par la loi ou le règlement. Il est requis ici une peine d’emprisonnement de 3 à 5 ans et une amende de 300 000 DA à 500 000 DA. 
«Il s’agit d’actes commis durant les périodes de confinement sanitaire ou d’une catastrophe naturelle, biologique ou de toute autre catastrophe.»


Il y a, également, l’amendement de l’article 196 bis du code pénal qui prévoit dans ce cadre de punir « quiconque volontairement diffuse ou propage, par tout moyen, dans le public, des nouvelles ou informations fausses ou calomnieuses, susceptibles de porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public, compte tenu de l’effroi qu’ils sèment au sein des citoyens et du climat d’insécurité qu’elles génèrent dans la société ».
Il prévoit une peine délictuelle pour ces actes, consistant en l’emprisonnement de 1 an à 3 ans et une amende de 100 000 DA à 300 000 DA.


Enfin, la nouvelle loi n° 20-05 du 28 avril 2020 relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de la haine comprend pas moins de 48 articles explicitant les mécanismes de prévention contre la discrimination et le discours de haine. Elle prévoit d’ailleurs entre 2 et 5 ans d’emprisonnement et entre 200 000 et 500 000 DA d’amende pour les crimes dits de haine sur les réseaux sociaux, mais pas que.

Ces dispositions peuvent paraître insuffisantes.
La plus belle femme au monde ne peut donner que ce qu’elle a. De même qu’il faut se garder de négliger la caution juridique, il faut également prendre garde de se contenter du tout répressif dans le traitement des conflits, faisant notamment l’impasse sur les diverses médiations que précisent la coutume et le droit.