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Hanin Roger

Date de création: 07-12-2020 17:43
Dernière mise à jour: 07-12-2020 17:43
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CULTURE – PERSONNALITES – ROGER HANIN

Les ancêtres de Roger Hanin sont tous issus d’Algérie. Il est le quatrième des cinq enfants de Joseph Lévy (1894-1960) (fils de Salomon et Messaouda Guedj) et de Victorine Hanin (1891-1988) (fille de Meyer et Rachael Azoulay), famille juive modeste dans la basse casbah d'Alger en Algérie, où il grandit au 25 de la rue Marengo avant que sa famille s'installe à Bab El Oued

, rue Mizon.

Son arrière-grand-père Joseph Lévy était marchand d’étoffes, son grand-père Salomon Lévy était rabbin et employé de mairie, et son père fonctionnaire des PTT qui épousa une de ses collègues de travail, Victorine Hanin.

Converti au catholicisme à l’occasion de son mariage avec la productrice Christine Gouze-Renal, l'acteur se définit lui-même ainsi : « Mon vrai nom, c'est Lévy. Mon père s'appelle Joseph Lévy. Ma mère Victorine Hanin. À l'origine, c'était Ben Hanine. C'est une fille Azoulay. Je suis 100 % kasher sur le plan génétique. Je suis fils de communiste et petit-fils de rabbin. Je me sens très juif. »

Il raconte que son père était un militant « nudiste » et qu'il emmenait ses filles nues à la plage, ce qui provoquait un scandale à l'époque. À la suite d'une maladie infantile, il doit pratiquer des disciplines sportives et deviendra première série de ping-pong et champion de France de basket-ball militaire interarmes.

Renvoyé du lycée Bugeaud à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs dès 1941, Roger Hanin est finalement réintégré car son père, ancien combattant, est mutilé et invalide de guerre à 60 %. Il entame ensuite des études de pharmacie à la faculté mixte de médecine et de pharmacie d'Alger.

Après l'obtention d'une bourse pour ses bons résultats, il poursuit ses études de pharmacie à Paris en novembre 1948. En fin d'année, alors qu'il se rend à la faculté de pharmacie, un ami décorateur lui propose de faire de la figuration théâtrale dans une pièce pour laquelle il a conçu les décors. Enthousiasmé par cette expérience, il s'inscrit aux cours d'art dramatique de René Simon et Michel Vitold, prend des cours de diction pour perdre son accent pied-noir et se tourne vers le métier d'acteur. Il tient des petits rôles au théâtre et, à partir de 1952, au cinéma, prenant pour nom de scène celui de sa mère.

Avec sa carrure massive du joueur de basket qu'il fut dans sa jeunesse, Roger Hanin est d'abord cantonné dans des rôles de durs. Il obtient une certaine notoriété grâce au film La Valse du Gorille en 1959 mais se lasse de ces rôles stéréotypés.

C'est grâce à Alexandre Arcady, réalisateur du film Le Coup de sirocco à la fin des années 1970, qu'il devient un acteur populaire. Avec Le Grand Pardon et Le Grand Carnaval, du même réalisateur, au début des années 1980, il peut donner toute la mesure de son « identité pied-noir » et entrer en bonne place dans le box-office.

Le 1er novembre 2008, il annonce sur l'antenne de RTL qu'il met un terme à sa carrière d'acteur

« Il n'y a ni amertume ni nostalgie. J'ai fait mon tour, comme on dit. J'ai terminé. J'ai eu une carrière mirifique au sens littéral du terme.

En 1990, il est attaqué en justice par Jean-Marie Le Pen, après avoir traité le président du Front national de « véritable nazi ». Mis en examen pour diffamation, l'acteur est finalement relaxé.

Après la mort de François Mitterrand, il s'oppose aux nouveaux dirigeants du Parti socialiste et adhère au Parti communiste français, au service duquel il met sa notoriété.

Hospitalisé depuis le 8 février 2015 à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, Roger Hanin y meurt le 11 février 2015 à l'âge de 89 ans, à la suite d’une insuffisance respiratoire.

Le 12 février 2015, une cérémonie religieuse a lieu à la synagogue Buffault (le lieu même où ont été tournées plusieurs scènes du film Le Grand Pardon en 1981) dans le 9e arrondissement de Paris, en présence de nombreuses personnalités du cinéma et de la télévision.

Il est inhumé le 13 février 2015 dans le carré juif du cimetière israélite de Saint-Eugène (Bologhine), à Alger, où repose déjà son père, selon le souhait de sa famille, un retour sur sa terre natale.