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Foot professionnel- Belkacem A. Djaballah

Date de création: 08-11-2020 14:23
Dernière mise à jour: 08-11-2020 14:24
Lu: 2 fois


SPORTS- OPINIONS ET POINTS DE VUE- FOOT PROFESSIONNEL- BELKACEM A. DJABALLAH

 

FOOTBALL PRO:CE QUI NE « TOURNE PLUS ROND ! » (samedi 7 novembre 2020, Raina Raikoum, Le Quotidien dOran)

Dans le monde du foot, on en a vu beaucoup de  gouttelettes et pas mal de grosses gouttes…..mais, hélas,  on n’a jamais vu le vase déborder. Etonnant ? Un phénomène que l’on retrouve un peu partout à travers le monde (cf. les scandales anciens et nouveaux au niveau de la Fifa) mais , chez nous, le vase, est très , très grand.  Il est vrai que le sport en général, (mais pas tout le sport) et le football en particulier (mais pas tout le foot), surtout le foot professionnel (mais pas tout le foot pro’), qui allie spectacle et argent, occupe, depuis plusieurs décennies et grâce à l’audiovisuel, une place de choix. Que dis-je, un rôle premier dans la masse de la culture et des loisirs populaires……dans les stades, la rue,  les cafés et les bars  et ….à la maison. Grands et petits, vieux et jeunes,  hommes et femmes.

Le sport, produit de consommation de masse ? On y est . Avec en tête quelques sports comme le foot, bien sûr, le tennis, le cyclisme, la boxe, l’athlétisme…..

Qui dit consommation de masse, dit production en grande quantité et surtout ininterrompue, covid 19 ou pas covid 19, public ou pas public, bavette ou pas bavette…The show must go on ! Pas étonnant de voir que ce sont les trois ou cinq  premiers sports de masse (adulés par les foules) qui reprennent, actuellement,  le chemin des stades et des routes : foot, tennis, cyclisme..rugby un peu , basket aux Usa….

Chez nous, en Algérie, c’est, bien entendu, le foot qui est roi. Depuis sa professionnalisation, plus  dictateur que roi , il se permet mille et une folies et surtout mille et une déviations. Ce qui aboutit, inévitablement, à mille et un « scandales »…..financiers. Car, chez nous, en sport comme en presque tout…..en cherchant la solution, il faut d’abord et avant tout chercher …..l’argent et la « magouille » . Le nerf de la guerre (sic !) et le magouilleur en chef. Si difficiles à traquer et encore plus à fixer…..presque tout le monde ayant mis à la main…..dans le ma(ri)got.

L’exemple le plus frappant est celui des mille et un contentieux financiers existants actuellement entre clubs et joueurs (algériens et/ou étrangers), entre clubs, entre clubs et entraîneurs (algériens et étrangers), entre clubs amateurs et clubs professionnels, entre propriétaires nouveaux et anciens  dirigeants, des bilans financiers contestés ou rejetés….

Des contentieux, réels ou supposés, qui atterrissent devant des instances judiciaires ou des institutions spécialisées, hélas parfois étrangères…….Et, on y parle toujours de milliards (de cts de dinars) et de millions d’euros….

La cause principale : des contrats (volontairement ?) mal étudiés, mal écrits, des projections ignorés, des intérêts collectifs mal calculés….et un contrôle étatique ou para- étatique quasi-absent. Il est vrai, ici , que le football en particulier (et certains sports en particulier) ont été (et sont ?) beaucoup plus gérés , en coulisses, par la politique et le politicien…que par le gestionnaire respectueux de la loi générale et des règlements particuliers…..plus par la foule manipulée (celle  qui,  par sa violence verbale ou physique,  fait  peur) et/ ou manipulable que par la masse des supporters engagés mais pacifiques….plus par la  rente et les sous des entreprises publiques que par la participation financière citoyenne effective et transparente….

L’ « affaire » Rooney  (un joueur Camerounais…), un vrai « casse-tête » , avec une véritable « guerre des communiqués » et de déclarations Faf-Mca, des clubs fortement endettés qui demandent , certains au nom de l’Histoire, d’autres, au nom de « l’argent du peuple », le soutien d’entreprises économiques publiques (sans penser à leurs déficits devenus chroniques et possible cause de mise au chômage de centaines de travailleurs) ; des recrutements (de joueurs ou d’entraîneurs) et des transferts à coups de très fortes sommes d’argent et pour des salaires mirobolants…..Les preuves concrètes qu’il y a quelque chose de « pourri » dans le monde des sports. Au minimum, une incapacité à gérer convenablement et dans la transparence, une discipline sportive….

Qu’il était bon et beau , en tut cas plus tranquille, le temps du sport amateur….Le joueur était rémunéré par un « job » stable ou une formation professionnelle, un terrain à construire ou un logement….les primes étaient représentées  par une ‘omra, un hadj  et/ou par le mouton de l’Aïd……et le  public n’était « chauvin » qu’au niveau de sa « houma ». Hélas , pour paraphraser Said Sadi (« Mémoires.   Tome I ». 2020) le football –et le sport en général – n’est plus une belle et agréable illustration de ce que peut être une vie de libre intuition et de solidarité collective  . On n’arrête par le progrès (sic !) et il faut bien que le « cirque » et les jeux continuent. Peu à peu,  « les règles du sport ont cédé devant le rapport de force politique. Et, par conséquent, le rapport de force tout court (Mustapha Hammouche, journaliste , 2008) .Tout un système ….Yetnaha GaâE ? Impossible.Car,cette fois-ci, si le « Système » tente d’intervenir pour réguler les choses,  le peuple , lui, en fera tout un Hirak. A ne rien comprendre !