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Ouvrage collectif France/Algérie - "Femme, ici ou ailleurs"

Date de création: 13-10-2020 17:52
Dernière mise à jour: 13-10-2020 17:53
Lu: 6 fois


POPULATION- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- OUVRAGE COLLECTIF FRANCE/ALGERIE- « FEMME, ICI OU AILLEURS »

Femme , ici ou ailleurs. Récits , Confessions et réflexions . Ouvrage collectif  France-Algérie. El Ibriz Edition,  Alger 2014, 279 pages, 700 dinars

Ca y est !Je suis plus que septuagénaire et c’est maintenant à peine que je découvre la Femme dans son entièreté.

La femme dans tous ses états, tous ses émois, tous ses éclats, toutes ses peines , toutes ses ambitions, toutes ses espérances, et, aussi, tous ses « secrets », ses forces, ses fragilités et ses faiblesses…

Car, je viens de lire (et vous les présente) leurs « confessions ». Des textes sensibles, profonds, spontanés. Seize (16) chapitres :Moi, Intime/Intimité (Notions identiques ? Se complétant ?...) , Femmes –Hommes : Amis ? Ennemis ? (Amis…avec des limites ? Ni l’un ni l’aure ? Complémentaires ? Un simple duo nécessaire à la survie de l’humanité ? Dans les yeux…de la douceur, mais aussi de la colère et de la rage….le reflet ou le rejet) …, Amour (Un bien joli mot à plusieurs formes qui fait rêver….) , Le sang des femmes, Liens (D ’abord avec le père, avec le mari, avec l’aimé,avec l’amant, avec les enfants….Des liaisons étouffantes comme le lièrre suceur ?), Rencontre/Séparation (généralement dans la douleur) , Sexualité, Maternité…

Des « révélations » presque intimes, en tout cas vraies, venant du fond du cœur, du corps et de l’âme , parfois crues de 48 femmes, algériennes et françaises, d’ici et d’ailleurs, réunies, à Alger et à Besançon, dans des ateliers d’écriture mis en place par la Compagnie Les Trois Sœurs, avec le soutien du programme d’aide à la Publication de l’Institut Culturel Français d’Algérie. Réunies afin de collecter des réponses à une question relative à la relation hommes/femmes dans la sphère privée.

On ne connait des auteures que les prénoms. D’où la profondeur, la sincérité et la véracité des écrits, certains simples, d’autres merveilleux, certains à l’écriture basique, d’autres au style recherché…

 Les Auteur(e)s : Abir, Aicha, Alima, Ambre, Amel, Brigitte, Carmen, Fatma, Nezha, Caroline, Katie, Khedidja, Nicole , Yamina, Zaira, Sylvia….et d’autres, et d’autres, toutes des femmes. Une cinquantaine âgées de 20 à 76 ans. Une des phases des Ateliers a été « coachée »par Soumya Ammar Khodja, poétesse et nouvelliste franco-algérienne , ancienne enseignante à l’Université d’Alger. Quelques dessins (évoquant des femmes dans des positions diverses pouvant évoquer différentes situations) de Stéphane Lacombe

Avis : Pour nous les hommes !Une belle aventure « humainement commune » à lire sans modération, mais à petites doses…. «  allongées  »  de petit lait, car on en prend pour son grade. Pour mieux connaître (et, surtout, comprendre) celle(s) que vous aimez, celle (s) que vous voulez conquérir, celle (s) que vous considérez comme « bonne à tout faire », celles (s) qui a porté vos enfants, celle (s) qui, peut-être, ont fait de vous …un Homme.

Citations : «  Une femme, c’est aussi une âme , une pensée, c’est comme une peinture ou une musique, une poésie qui peut être enivrante, bruyante, douce, chaude, colorée : c’est l’autre côté d’une pièce » (p 14, Dalila), « L’inséparable  couffin….le plus difficile est de le remplir , pas de le porter, il faut beaucoup , beaucoup de dinars » (p 15, Fatma), « L’intimité doit être un partage librement consenti….L’intimité , c’est le monde du secret, de la souffrance quelques fois » (p 31, Yamina), « Se livrer à quelqu’un, c’est lui faire cadeau d’une part de sa vie «  (p 33, Dalila) , « L’amour est un grand magasin, il y a des rayons pour tous – tous les âges, tous les goûts, tous les sexes » (p 67, Joëlle), « Le sang des femmes/ Tout un programme/Libérateur/Et créateur » (p 78, Ambre), « Alors que le sperme permet de donner la vie, le sang des femmes, leurs menstrues, l’entravent. Une femme se tire une balle dans la tête : ce sang –là ne sera pas impur ; ce sera celui de la libération » (p 91, Samya), «  Trop de liens sont étouffants et empêchent de développer la personnalité, mais sans lien, c’est déroutant » (p 111, Lucienne) , « Donner la vie, c’est déjà donner la mort « (p 264, Samya),