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Journalistes octobre 1988 - Déclaration (Mja)

Date de création: 08-10-2020 17:53
Dernière mise à jour: 08-10-2020 17:53
Lu: 6 fois


COMMUNICATION- DOCUMENTS ET TEXTES REGLEMENTAIRES- JOURNALISTES OCTOBRE 1988- DECLARATION (MJA)

 

Cinq jours après les tragiques événements du 5 octobre 1988, quelques 70 journalistes se réunissent presque clandestinement à Alger-centre, dans les locaux de l'UEA (Union des Ecrivains Algériens), sis bd. Khemisti et rédigent une déclaration !

Voici le texte intégral de la déclaration de ce qui allait être le MJA (Mouvement des Journalistes Algériens):

___________________________

Nous, journalistes Algériens, réunis à Alger le lundi 10 octobre à 10h,

► 1. Informons l’opinion publique nationale et internationale que nous avons été et sommes toujours interdits d’informer objectivement des faits et événements qu’a connu le pays notamment depuis l’explosion populaire du 5 Octobre.

► 2. Dénonçons l’utilisation tendancieuse faite en ces circonstances graves des médias nationaux, et ce, au mépris de toute éthique professionnelle et du droit élémentaire du citoyen à l’information.

► 3. Rappelons avoir déclaré dans les différents documents adoptés par notre gouvernement (9 mai, PV etc.) que les atteintes de plus en plus graves aux conditions de vie et aux droits sociaux acquis des couches les plus larges du peuple algérien concouraient à créer les conditions d’une telle explosion populaire. Et cela en l’absence de toute possibilité d’expression démocratique.

► 4. Condamnons de ce fait l’utilisation violente et meurtrière de la force armée et l’inconséquence avec laquelle l’ordre a tenté d’être rétabli.

► 5. Demandons la levée immédiate de l’état de siège afin de rétablir les citoyens dans l’exercice de leurs droits constitutionnels.

► 6. Exigeons la libération de l’ensemble des détenus d’opinion arrêtés de façon arbitraire à la faveur des troubles dans la tentative de trouver des boucs émissaires.

► 7. Exigeons la libération des citoyens arrêtés lors des manifestations.

► 8. Demandons l’établissement des libertés démocratiques dans leur totalité, seules garantes d’un large débat national dans lequel les masses populaires pourront s’exprimer autour de leur avenir