Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Rapport final rencontre Gouvernement/Walis, Atelier, jeudi 13/8/2020

Date de création: 14-08-2020 18:27
Dernière mise à jour: 14-08-2020 18:27
Lu: 73 fois


AMENAGEMENT DU TERRITOIRE- ACTION TERRITORIALE –RAPPORT FINAL RENCONTRE GOUVERNEMENT/WALIS, ATELIER, J 13/8/2020

Quelque 11.815 projets de développement ont été inscrits, les six derniers mois, au profit des zones d'ombre, avec une enveloppe de 207 milliards DA, selon un rapport présenté jeudi lors de la réunion Gouvernement-walis.

Selon le rapport final de l'Atelier consacré à "l'évaluation des phases de mise en œuvre du programme de développement des zones d'ombre", ces projets de développement concernent 9.502 zones d'ombre avec une incidence sur plus de 8,4 millions de citoyens.

Le nombre total des opérations achevées, dans ce cadre, s’élève à 1.256 projets d’un montant de 15,95 milliards DZD au niveau de 1.014 zones d'ombre et au profit de 716.000 citoyens.

Ces projets achevées concernent plusieurs domaines, à savoir l'eau potable (208), l'assainissement (293), le désenclavement (170), l'amélioration des conditions de scolarisation (136), le raccordement en électricité et gaz naturel (91), l'éclairage public (73), la prise en charge de la santé de proximité (60), et l'aménagement des espaces sportifs et récréatifs pour les jeunes (31).

Quant aux opérations en cours de réalisation, le même rapport avance le chiffre de 5.280 projets, pour un montant total de 95,66 milliards de DA au niveau de 4.205 zones d'ombre et au profit de plus de 3,8 millions de citoyens, précisant que la plupart de ces projets devront être réceptionnés en octobre prochain, et pour certains au cours du premier trimestre de l'année 2021.

Pour ce qui est des opérations en voie de lancement ou devant être lancées avant la fin de l'année, le document fait état de 5.279 projets pour un montant total de 95,5 milliards de DA, au niveau de 4.283 zones, et au profit de près de 3,9 millions de citoyens. Leur réception sera progressive à partir de la fin du 1er trimestre de l'année prochaine, ajoute la même source.

S’agissant des obstacles et difficultés entravant la réalisation de ces projets de développement, l'atelier, présidé par le ministre de l'Energie, Abdelmadjid Attar a formulé plusieurs observations, notamment le manque de coordination intersectorielle et la nécessaire identification des spécificités des zones d'ombre, des conditions d'éligibilité aux projets de développement et des projets urgents.

De même qu’il a été relevé l’inscription de grands projets ne permettant pas la prise en charge rapide des besoins urgents des citoyens et que la priorité dans le choix des projets ne répond, parfois pas, aux attentes des habitants des zones d'ombre. La lourdeur des procédures administratives ou de l'incapacité des entreprises de réalisation ont été pointées dans le retard du parachèvement de certains petits projets.

Par ailleurs, les mesures préventives contre la propagation du Coronavirus ont impacté la démarche de prise en charge des zones d’ombre, a-t-on noté de même source.

Dans le but de recadrer le programme de prise en charge du développement des zones d’ombre pour réduire les disparités entre les régions du pays, il faudra, selon le rapport, axer les projets sur quatre objectifs stratégiques, à savoir la généralisation du raccordement de la population réseaux (eau, électricité, gaz et assainissement) le désenclavement des régions éloignées et des zones montagneuses isolées, l’amélioration des services de santé, d’enseignement et de jeunesse, outre la diversification des capacités économiques et artisanales des régions enclavées.

Pour atteindre ces objectifs, les travaux de l’atelier ont conclu à plusieurs recommandations, dont l’actualisation de la cartographie des zones d’ombre, l’adaptation des projets inscrits à la nature de la région, la satisfaction des besoins exprimés par la population et la priorisation des projets qui ne demandent pas un grand financement et de longs délais de réalisation.

Concernant la diversification des ressources de financement, il a été préconisé la mobilisation des différentes ressources locales ou centrales disponibles, la création d’un Fonds national dédie aux zones d’ombre, l’affectation d’un programme spécial au titre des Plans de développement communaux à hauteur de 50 Mds de DA dans le cadre des lois de Finances 2021 et 2022, exclusivement destiné à la prise en charge des zones d’ombre.

De même qu’a été recommandée la contribution du secteur de l’Habitat à la réalisation des réseaux au niveau des agglomérations.

Concernant l’association des composantes de la société civile à la prise en charge des besoins des zones d’ombre, l’accent a été mise sur la nécessité d’activer la participation des habitants des zones d’ombre à la détermination des priorités des projets, d’encourager les initiatives de gestion participative des projets réalisés et d’élargir la couverture sociale et la prise en charge sanitaire au niveau de ces zones.

 

 Pour ce qui est du suivi et de la vigilance, l’atelier a conclu de la nécessité de mettre en place un système de suivi au niveau de chaque wilaya, à même de veiller au suivi et à la mise en œuvre des projets, de créer un mécanisme sous l’autorité des walis de la République, avec la participation des services techniques, chargé de veiller au suivi continu de la mise en œuvre des projets.

S’agissant de la création des activités économiques et de postes d’emploi dans les zones d’ombre, les participants de l’atelier ont proposé la levée de gel sur les autorisations de transport collectif, dans le but de créer des lignes au profit des zones d’ombre et la création d’activités économiques et artisanales, notamment à travers l’appui aux crédits sans intérêts octroyés par les dispositifs de l’Etat.

L’atelier a souligné que la prise en charge des zones d’ombre, telle que soulignée par le Président de la République, requiert la mobilisation de tous les secteurs, les ressources de financement disponibles et des différents appareils de l’Etat, notamment au niveau des secteurs ministériels concernés, et ce, dans le but d’une intervention rapide et efficiente, en associant de manière efficace la société civile afin de mener à son terme le programme d’urgence au profit des zones d’ombre.