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Roma Samira Guebli- "Une balle dans la tête"

Date de création: 27-07-2020 19:03
Dernière mise à jour: 27-07-2020 19:03
Lu: 48 fois


CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ROMAN SAMIRA GUEBLI- « UNE BALLE EN TÊTE »

 Une balle en tête…….Roman  (traduit de l’arabe par Mehaenna Hamadouche)   de Samira Guebli . Casbah Editions, Alger 2011(édité en arabe, en 2008) , 220   pages, 450  dinars

 

Un journaliste qui a échappé par miracle à la mort, criblé de balles par un de ses proches , un « frère », un « copain » de la Casbah, durant la « décennie rouge »….mais qui se retrouve….en  France (décidement , elle ne  veut pas nous quitter, la Marianne) , réfugié , loin du terrorisme aveugle…avec une balle dans la tête, imposible à extraire. Une histoire d’amour (qui s’arrête à un baiser très léger et rapide, presque volé,  sur les lèvres) avec son médecin, une belle dame bien sous tous rapports , sorte de Médecin sans frontières, qui, elle, a perdu son fils unique  dans l’attentat du 11 septembre. Anti-teroristes de tous les pays , unissez-vous !

Une écriture poétique  -  la poésie nostalgique, dramatique, triste à en mourir,  n ’est pas loin et on appréciera la superbe traduction  de la chanson d’El Badji, El Maqnine Ezzine, 99) – un rythme soutenu qui ne perd pas son temps et son espace en descriptions inutiles. Un fin ( à couper le souffle.…On sent la journaliste derrière l’écriture et , surtout, une dame assez engagée…un peu trop peut-être dans unn nationalisme parfois gênant  ; mais naturel chez toute une génération de jeunes intellectuels de l’Université des années 80-90, formés par des enseignants ayant « tété » les mamelles arabo- nasséro- boumedienistes. Toujours ce mythe du passé lumineux où le nif est là , bien présent.

 

Avis : Conseillé à tous ceux qui ont dépassé la déprime des années 90……et à tous ceux qui veulent ne pas oublier les atrocités de l’époque.  Bien sûr , il est préférable de lire l’ouvrage dans sa version originale , en arabe, tout en insistant sur le fait que la traduction en français est superbe et rend bien l’atmosphère …..presque de mort….propre à bien des auteurs de langue arabe. Omar Ourtilène aurait dit , un jour, à l’auteur : « Nous vivions au milieu de la mort »….Il n’avait pas tort !

 

Phrase à méditer : « Certains naissent et meurent mais restent en vie. D’autres naissent et vivent mais restent sans vie».