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ESsai Lahouari Addi- "Chroniques d'une expérience postcoloniale de modernisation....."

Date de création: 26-07-2020 18:05
Dernière mise à jour: 26-07-2020 18:05
Lu: 47 fois


VIE POLITIQUE-BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ESSAI LAHOUARI ADDI -   « CHRONIQUES D’UNE EXPERIENCE POSTCOLONIALE DE MODERNISATION… »

Algérie : Chroniquesd’une expérience postcoloniale de modernisation. Débats et réflexions…….Recueil d’articles et d’études.. Ouvrage de Lahouari Addi. EditionsBarzakh , Alger 2012, 334 pages, 700 dinars

 

On l’a connu et les « démocrates » l’ont voué aux gémonies lorsqu’il a avancé la thèse de la « régressionn féconde » à propos de la certaine arrivée des islamistes du Fis (parti aujourd’hui dissous) au pouvoir. Cela lui a collé aux basques durant près d’une décennie. L’Algérie est le pays où la fabication d’étiquettes est la plus prolifique, imposibles à décoller.

Sans renier les fruits de ses analyses (du « coup d’Etat  » de janvier 1992)  encore inacceptées , toujours magistralement menées, comme il sied à tout bon et vrai universitaire et intellectuel, il est revenu à la charge, tout particulièrement à travers des écrits publiées , surtout à  partir de 1999, dans la presse nationale, toujours à la recherche de productions analytiques et critiques de qualité. …Il a surtout fait le « buzz » et un retour en sympathie (auprès des « démocrates ») le 24 juillet 2008, après un  échange de « bons mots » , dans Le Soir d’Algérie, avec l’actuel ministre de l’Intérieur , s’exorimant alors en qualité de président de l’Assiociation nationale des anciens du Malg. Sujet : La privatisation de l’Etat et la cooptation des élites

Phrase-clé : ….que l’on se répète encore dans les arrières –salles des cafés maures . En 1962, « vous étiez déjà préfet à Oran quand j’étais lycéen; je vais bientôt partir à la retraite et vous êtes encore ministre ». C’est tout dit. C’est bien dit. C’est bien compris ….cinq sur cinq !L’ouvrage comence d’ailleurs par ce fameux « papier ». Un e belle « accroche » (ou « attaque », comme on dit dans la presse)

Tout le reste est de la même veine fertile en critiques , en analyses et , heureusement, en propositions : sur le rôle politique de l’armée en Algérie, sur les langues, sur le système social : idéologie, histoire, politique, cinéma….et des « lectures hebdomadaires de la crise en Algérie » (ici, cela va d’une réponse à Djamel Labidi à l’interminable conflit du Sahara occidental en passant par les excuses demandées à la France pour les crimes commis durant la guerre de Libéraion et la plus grande mosqueée du monde au pays des harragas).

Et, en guise de conclusion, un texte récent, de décembre 2011, à propos de la crise des régimes autoritaires arabes » : les origines des régimes autoritaires, les limites du modèle populiste, le nouveau cycle du nationalisme avec la fin des régimes autoritaires….

Une sorte de  retour à la case départ  où les leaders étaient  socialisés dans des combats poiltiques nationalistes et non pas , comme leurs héritiers, des gestionaires voulant tirer profit personnellement  des situations?

Pas si sûr, à mon sens…car la « régression inféconde » , fille de la  « bête immonde », est toujours là,  aux   abois.

Avis : L’auteur est (actuellement) professeur à l’IEP de Lyon et chercheur au CNRS français. Il a longtemps enseigné à Oran et aux Etats Unis. Un universitaire comme on n’en fait plus…il y a eu Boukhobza, Djeghloul (du temps du parti unique, c’est tout dire ) , il y a Rouadjia…et bien d’autres  Des intellectuels qui font – concrèrement -  bouger les « lignes » et qui créent du « sens ». Mais qui , malheureusement pour le pays, ont été obligés d’aller ailleurs, voir si l’herbe n’était pas bien plus verte et qui , lorsqu’ils sont revenus,  ont subi le joug de la « médiocratie » universitaire .

A lire et à re-lire. Mais, soyez, vous aussi, très critique. C’est ça la démocratie !