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Cm dimanche 12 juillet 2020

Date de création: 13-07-2020 19:56
Dernière mise à jour: 13-07-2020 19:56
Lu: 21 fois


ADMINISTRATION- CONSEIL DES MINISTRES- CM D 12/7 /2020

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, dimanche 12 juillet 2020, la réunion périodique du Conseil des ministres, tenue par visioconférence.

Cette réunion revêtait un caractère exceptionnel dans la mesure où devaient être annoncées des mesures de grande importance pour la relance économique du pays. Certaines de ces décisions doivent être appliquées à court terme, à moyen terme, et d’autres avec effet immédiat.  

 

Cette session du Conseil est intervenue au lendemain de la réunion de travail, tenue le 9 du mois courant, sous la présidence du Président de la République, en présence du Premier ministre et des ministres des Finances, de l’Energie, de l’Industrie, des Mines, du Commerce et de l’Agriculture, ainsi que du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective, et consacrée à l’examen du projet de Plan national de relance socio-économique avec pour finalité l’édification d’une nouvelle économie nationale sous-tendue par la diversification des sources de croissance, l’économie du savoir et la gestion rationnelle des richesses nationales.

A l’ouverture de la séance, le Président de la République a donné des instructions pour la mise en place d’une commission présidée par le Premier ministre regroupant les partenaires sociaux et les opérateurs économiques. Cette commission de sauvegarde aura pour objectif d’évaluer les incidences causées par la pandémie du Coronavirus sur l’économie nationale. Elle fera rapport comme premier point à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil des ministres. 

Le second point à cet ordre du jour concernera le secteur de la micro-entreprise et des start-up auquel le Président de la République accorde la plus haute importance en raison de son impact sur la jeunesse du pays. Un point de situation précis et chiffré de ce qui a été fait et devra être présenté à cette occasion avec, en particulier, des précisions sur la mise en œuvre du Fonds spécial qui leur a été dédié.

Le Conseil des ministres a d’abord entendu une communication sur la feuille de route du secteur de l’énergie où étaient mis en exergue les défis à relever concernant la stabilisation des réserves et les capacités de production d’hydrocarbures à court et moyen termes 2020/2024. 

Le Conseil des ministres a également entendu une communication du ministre de l’Industrie qui a exposé les priorités immédiates du secteur et les actions ayant un impact à moyen et long termes sur la politique industrielle. 

La relance et le développement du secteur des mines était aussi à l’ordre du jour de la réunion du Conseil des ministres avec la présentation d’un plan d’action visant à permettre au secteur de contribuer substantiellement à la croissance nationale. 

Le Conseil des ministres a entendu, également, une communication sur la relance et le développement du secteur de l’Industrie pharmaceutique dont la gestion et le suivi ont été récemment confiés à un département ministériel autonome. 

-Au terme des débats, le Président de la République a donné des instructions précises à chacun des ministres concernés à l’effet d’établir, sous l’égide du Premier ministre, une évaluation rigoureuse de l’impact financier de chacune des mesures proposées et d’élaborer un calendrier précis pour la mise en œuvre des différentes actions dont ils seront comptables aux échéances fixées.

Passant en revue l’ensemble des secteurs ayant exposé leurs feuilles de route, le Président de la République a d’abord instruit les ministres chacun en ce qui concerne son secteur d’activité. 

 

Concernant le secteur de l’Energie

 

Abordant la feuille de route du secteur de l’Energie, le Président de la République a tenu à relever la stagnation dans laquelle se trouve ce secteur depuis des décennies, empêtré dans les schémas de production classique et perdant de vue les énormes potentialités que recèle le pays. Le Chef de l’Etat a, ensuite, donné des instructions précises en faveur de la relance des activités de prospection des réserves non exploitées à travers des études précises et documentées. Il a rappelé que de nombreux gisements existent à cet effet aussi bien sur le territoire national qu’au large des côtes, en off-shore, où les potentialités sont réelles comme l’indique le travail de prospection déjà réalisé.

Un autre axe de travail devrait être organisé dans le secteur autour de la récupération des réserves existantes pour parvenir à relever, à brève échéance, le taux de récupération au-delà de 40%, a insisté le Président de la République qui a ordonné qu’au premier trimestre 2021, devrait être arrêté toute importation de carburant et de produits de raffinage.  

Les autres décisions prises à cette occasion relatives au secteur de l’énergie ont concerné :

 

- La poursuite des processus de raccordements  locaux, notamment celles des exploitations agricoles pour renforcer la production et créer des emplois ;

- le transfert de la réalisation de la ville de Hassi Messaoud au ministère de l’Habitat ;

- la remise de l’Institut algérien des Pétroles (IAP) sous l’autorité du ministre de l’Enseignement supérieur. 

Le Président de la République a donné instruction pour qu’un audit profond soit engagé au niveau de Sonatrach pour :

- Une évaluation de son patrimoine ;

- la réduction du nombre de ses représentations à l’étranger ;

- la diminution des postes de responsabilités qui ne sont pas liés au rendement ou à a rentabilité de l’entreprise ;

- le passage d’une gestion qui date d’une époque révolue vers une comptabilité analytique saine.  

 

Concernant le secteur de l’industrie

 

S’agissant de la feuille de route pour la relance et le développement du secteur de l’industrie, le Chef de l’Etat a observé, avec regret, qu’on continue à accorder encore trop de temps au secteur marchand de l’Etat qui a connu plusieurs réformes sans donner de résultats probants, alors qu’il ne représente guère plus de 20% du secteur industriel global du pays au détriment de 80% du secteur. Il a ainsi instruit le ministre de l’Industrie à l’effet de : 

 

- Libérer  les cahiers des charges avant le 22 juillet prochain qui concernent : 

 - le secteur de la construction automobile ;

 - la production d’électroménagers ; 

 - la production de pièces détachées ; 

 - l’importation de véhicules neufs ; 

 - l’importation d’usines usagées.

 

S’agissant du cahier des charges qui concerne l’importation des véhicules neufs, celle-ci doit intervenir obligatoirement avec la mise en place d’un réseau de service après-vente au niveau de tout le territoire national et qui soit géré par des professionnels du secteur.

- Libérer les entreprises du secteur de l’électroménager qui présentent un taux d’intégration de 70% ;

- donner la priorité aux secteurs de la transformation ;

- donner la même priorité aux startups et passer jusqu’au système déclaratif pour leur création. Le registre de commerce ne sera exigé que lorsque la création aura été réalisée ;

- mettre en place, dans les plus brefs délais, un vrai guichet unique qui aura toute l’autorité pour engager et guider l’investissement au lieu et place des anciennes structures. 

t, Suzuki, Fiat, Jeep, Hyundai, Alfa Roméo et Opel. CIMA Motors possède une vingtaine de succursales et d’agents agrées au niveau national. « Filiale du groupe Tahkout Cima Motors est le plus grand concessionnaire automobile en Algérie qui depuis sa création en 2009, proposait des véhicules d’entrée de gamme et de luxe pour toutes les bourses« , est-il écrit sur le site de l’entreprise. 

En 2016, il créait la filiale TMC, Tahkout Manufacturing Company, et lançait une usine de montage de véhicules Hyundai à Tiaret. Il obtenait une aide précieuse du ministre de l’Industrie de l’époque Abdesselam Bouchouareb, selon les enquêtes menées par les services de sécurité. La commission technique du ministère a validé le dossier de l’usine de montage de Tiaret alors qu’il était incomplet. Ahmed Ouyahia a signé un décret en 2017 donnant aux hommes d’affaires, une année pour compléter leurs dossiers sans être inquiété. Après avoir pris le temps de s’approcher d’Abdelmalek Sellal, dont il louait l’action en tant que Premier ministre, Tahkout voulait ouvrir une unité de montage de véhicules de la marque iranienne Saipa et lancer des projets dans le tourisme et la production du ciment. Des projets qui n’ont pas abouti.