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Actes Crasc (Direct. Mohamed Daoud) - "Ecriture féminine...."

Date de création: 06-07-2020 17:43
Dernière mise à jour: 06-07-2020 17:43
Lu: 76 fois


CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ACTES CRASC ( DIREC. MOHAMED DAOUD)- «  ECRITURE FEMININE…. »

Ecriture féminine :Réception, discours et représentations . Actes universitaires . Colloque international organisé à Oran, en novembre 2007(ou 2006 ?....erreur notée dans la page de garde et la page 3 en remerciements !) . Sous la direction de Mohamed Daoud, Faouzia Bendjelid et Christine Detrez. Editions Crasc, Oran, 201, 284 pages en français et 260 pages en arabe, 350 dinars

Quatre thèmes ou axes (Ecriture féminine : problématique et définition / Dominations masculines-Résistances corporelles / Autobiographie, mémoire et quête d’identité / L’univers romanesque d’Ahlem  Mesteghanemi).....et trente-huit communications ...que l’on retrouve dans les deux langues, français (une en anglais)  et arabe.....et quinze auteures passées à la « casserole » de la critique académique à travers leur(s) œuvre(s). Pour la plupart, sinon la quasi-totalité , des Algériennes d’ici et (ou) d’ailleurs.Quelques exceptions avec deux « étrangères » : Simone de Beauvoir dont on  sait l’influence de son engagement féministe et de son style sur nos écrivaines , et Fatima Mernissi.........femmes remarquables aux affinités évidentes et dont la pensée théorique puise ses racines dans le vécu.

Donc, en vrac ! Assia Djebar, Malika Mokaddem,Nina Bouraoui, Zahia Rahmani, Fadhma Aït Mansour, Fatima Bakhaï, Aïcha Lemsine, Hawa Djabali, Maïssa Bey, Saliha Khemir, Ahlem Mestghanemi.......et, bien sûr, Rachid Boudjedra, dont on sait que dans bien des pages de ses œuvres sont couchées des femmes

Globalement, la littérature féminine (au Maghreb) s’inscrit dans la problématique d’une écriture de la résistance et du combat. Toute « pacifique, sereine et responsable » ? Pas si sûr, pas complètement ,à mon avis. Il est difficile de l’être lorsqu’on veut « briser l’enfermeemnt, contrer les mentalités archaïques et retardataires, casser l’isolation er la claustration, anéantir l’effacement, sortir du mutisme ». Quand on ne veut plus subir le « destin fatal de l’éducation » .

L’écriture est particulière, prenant en charge les préoccupatiosn d’un devenir lié à son peuple.

L’écriture  est, enfin, porteuse d’un « regard  » sur le monde, le sien et le reste.

Hélas, elle reste « encore méconnue, inexploitée et inexplorée comme il se doit dans le champ de la critique littéraire ». Jugement rapide d’universitiares.....constatant moi-même que la production littéraire féminine (nationale ) est en expansion et s’en va même dominer et le marché et les pages consacrées à la présentation des œuvres et des carrières. Du moins dans la presse généraliste. Ce qui ,peut-être ,  ne plaît pas aux spécialistes. Il faudrait savoir qu’un journaliste n’est pas obligatoirement un critique littéraire au sens académique du terme. Ce ne peut être qu’un liseur-vulgarisateur.... averti . Le reste est une autre histoire concernant l’Université ......avec ses manques . Le Crasc vient, avec ce colloque et, surtout, grâce aux Actes édités et diffusés au grand public à un prix défiant toute concurrence,  d’en effacer un .

L’Auteur :Centre national de recherche en Anthropologie sociale et culturelle (Division de recherche : Anthropologie de l’imaginaire et pratique signifiante).Avec le concours du Groupe de recherche France-Maghreb et l’Ecole normale supérieure des Lettres et des Sciences humaines de Lyon.

 Avis :Très utile aux critiques littéraires, tout particulièrement les tout nouveaux......et à ceux qui souhaiteraient comprendre , à travers l’écriture féminine, encore mieux , le monde féminin

Citation : « Agression ou transgression ? Violation ou rebellion ? Offensive ou insoumission ? Les interrogations et les lectures peuvent se multiplier indéfiniment » (p 9)