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Dictionnaire Mansour Abrous - "Algérie. Arts visuels...."

Date de création: 02-07-2020 11:00
Dernière mise à jour: 02-07-2020 11:00
Lu: 22 fois


 

 

 

 

 

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CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- DICTIONNAIRE MANSOUR ABROUS- « ALGERIE.ARTS VISUELS….. »

Algérie.  Arts visuels. Un siècle de création et de créateurs : 1896-2014. Dictionnaire de Mansour Abrous.. Editions Dalimen , Alger 2014, 1 800 dinars, ,  857  pages.

Ce qui est très intéressant dans cet ouvrage, c’est qu’il remontre le temps bien loin, donnant ainsi aux arts visuels algériens une histoire qui date de …….1896 ; date qui avait vu la première exposition à  Londres de Ben Yusuf  (Benyoucef) Zaïda : Née à Londres en 1869 d’un père algérien, Mustapha Moussa Benyouseph  Nathan et d’une mère allemande, elle était partie aux Etats unis en 1895  et avait conquis le monde de  la photographie (surtout le portrait) , du journalisme et de la mode. Devenue américaine, elle décède en 1933.

Ce qui est intéressant dans cet ouvrage , c’est qu’il nous présente  en plus des éphémérides (en Algérie et activités algériennes à l’étranger) 4 545 biographies actualisées, vérifiées, validées. Un travail colossal que l’on sait mené avec passion et entêtement depuis déjà des années et des années.

Une véritable « base de données » , un socle de connaissances et d’informations , plus qu’utiles aux universitaires et chercheurs,  aux journalistes, aux artistes et à tous les acteurs culturels.

Certes , certaines fiches documentaires sont bien maigrichonnes, mais la plupart sont quasi-exhaustives, complétées par la litse des expositions individuelles,, les communications, la bibliographie (presse et/ou ouvrages consacrés à l’artiste)…et même  l’adresse électronique…. 

Selon l’auteur, 29% des biographies relèvent d'artistes femmes, le reste étant consacré aux plasticiens masculins.
Certaines femmes, en fondant un foyer, délaissent quelque peu cette activité ou bien elles y reviennent plus tard. 39% de ces artistes ont reçu une formation, notamment à l'Ecole des beaux-arts. 47% sont nés avant l'indépendance. 86% vivent en Algérie et 14% résident à l'étranger et évoluent notamment au Canada, Belgique, France, Allemagne, Londres et en Afrique. Parmi eux, il y a des binationaux et ceux qui ont vécu à l'étranger et sont revenus. Abrous Mansour parlera d un «système de vidange en Algérie qui expulse les artistes à l'étranger pour aller s'installer, notamment en France et en province par exemple. Il existe seulement 20% de lieux de conservation des œuvres d'arts algériennes en Algérie. La France possède l'essentiel de la conservation des œuvres d'artistes algériens. 228 de ces lieux sont à l'étranger. Sur 4 501 artistes recensés, 45% sont encore en activité dans ce domaine.

L’Auteur : Né à Tizi Ouzou en 1956. Diplômé de psychologie et d’esthétique, il a enseigné à l’Ecole des Beaux Arts d’Alger et il est actuellement chargé de mission à la Ville de Paris (ou directeur de la Culture à Créteil ?). 

Avis : Outil de travail indispensable……..et à la valeur  indiscutable . A consommer sans modération.

Citation : «  Il faut inciter les pouvoirs publics à créer les conditions d’évaluation des politiques publiques, à financer un observatoire des politiques et de l ’action culturelles, à aider à la construction d’outils d’analyse pérennes et à faciliter l’émergence de recherches plus approfondies, en lien avec l’université «  (p 7)