Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Sidérurgie - Arcelor Mittal Annaba

Date de création: 24-05-2008 14:30
Dernière mise à jour: 06-01-2013 11:39
Lu: 1107 fois


INDUSTRIE - INDUSTRIE LOURDE - SIDERURGIE - ARCELOR MITTAL ANNABA

- Depuis 2001 à la fin 2004, d'importants investissements ont été consentis au complexe MittalSteel, ex-Ispat d'El Hadjar (Annaba) - devenue Arcelor Mittal Annaba depuis la fusion réalisée le 26 juillet 2007 (voir note) - dont les capacités théoriques de production s'élèveront à deux millions de tonnes d'acier liquide par an.
Le premier investissement, d'un montant de 52 millions de dollars, a concerné la création d'un laminoir "à fil et rond" d'une capacité de 400 000 à 450 000 tonnes par an.
Avec cette nouvelle réalisation, dotée d'une technologie moderne, le complexe sidérurgique d'El Hadjar compte, en 2005, deux laminoirs "à fil et rond", contribuant ainsi à l'amélioration de la couverture de la demande, en nette progression depuis la relance du secteur du bâtiment notamment.
Le second investissement a consisté en la réhabilitation des deux batteries de la cokerie pour un coût de 80 millions de dollars, la modernisation du système de basculement des convertisseurs de "l'aciérie à oxygène" n°1 pour un montant de 500 000 dollars, et l'achèvement des travaux du laminoir à chaud ayant nécessité quelque 11 millions de dollars.150 millions de dinars ont été également investis en 2004 dans la préservation des installations de la zone de traitement des matières premières et agglomérés, en plus de 20 millions de dinars consacrés à la réhabilitation du haut fourneau n°1, permettant au complexe sidérurgique de produire 5 000 tonnes de fonte par jour.
Tous ces investissements se traduisent par une augmentation de la production d'acier liquide qui passe de 75 000 tonnes en 2000 à 1 250 000 tonnes en 2004.
L'entreprise Mittal Steel installée à Annaba occupe la cinquième place des grands groupes arabes du fer et de l'acier. Sa production a fait un bond de 21% entre 2004 et 2005 et une bonne partie de cette production est utilisée par l'usine.
Notes : - Le partenariat entre le groupe public Sider et son partebnaire indien Ispat , remonte à octobre 20110. Une convention de partenariat de 10 années a été signée le 18 octobre 2001.

L'accord prévoyaiit une cession de 70% des actions du complexe sidérurgique d'El Hadjar à Ispat, lui a également alloué de nombreux avantages. Il s'agit d'une réduction de 70% du coût des redevances énergétiques (gaz et électricité) et d'un abattement des taxes douanières sur les exportations, ainsi que l'exonération des taxes et impôts. En contrepartie, Ispat se devait d'investir 100 millions de dollars.

La production devait passer de 800 000 tonnes par an à 1,5 million de tonnes par an. Côté socio-professionnel , le contrat prévoyait qu'Ispat ne procèderait , durant 5 années, à aucun dégraissement des effectifs et s'engageait à négocier avec son partenaire social (syndicat). Le 18 octobre 2011, la convention de partenariat devait être renouvelée......La situation, à ce jour (février 2012) , semble s'être enlisée dans les blocages de toutes sortes.

- Début 2007, Arcelor Mittal Steel Annaba occupe 8 600 travailleurs et table sur une production de 2 millions de tonnes d'ici 2008 et jusqu'à 5 millions à long terme. L'objectif de l'entreprise est d'arriver à fonctionner avec 5 200 travailleurs en 2008…..et elle a dégagé un enveloppe financière de 10,8 millions de dollars pour " mettre à la retraite ", avec une " prime de départ ", début 2007, 1 200 travailleurs
- Mittal Steel est devenu, en juillet 2007, Arcelor Mittal Steel, après avoir acheté 92% du capital d'Arcelor (Hollande), suite à une Opa lancée début 2007.Arcelor Mittal est le numéro 1 mondial de la sidéruriugie avec plus de 320 000 employés dans plus de 60 pays.  En 2007, son chiffre d'affaires s'est élevé à 105,2 milliards de dollars US pour une production de 116 millions de tonnes d'acier brut (10% de la production mondiale). Ses actions sont cotées dans toutes les grandes places boursières du monde.

- Début septembre 2008, le nouveau PDG d'Arcelor Mittal, Bernard Bousquet, annoncait que son entreprise envisageait d'investir 2,5 milliards de dollars en Algérie (dont 1,5 pour le projet de Jijel) 

-A noter que  le groupe SIDER  (qui emploie , début 2009, 5 000 travaileurs dans six filiales: Génisider, Alfapipe, SGS de gardiennage, EGPS Hydra...) détient 30% du capital social du complexe sidérurgique d'El Hadjar contre 70% à son associé Arcelor Mittal Abnnaba.

- RAPPEL HISTORIQUE: Par le passé, le complexe sidérurgique d'El Hadjar avait été prévu et inscrit dans le Plan de Constantine à l'époque coloniale. Au lendemain de l'indépendance et avec l'arrivée au pouvoir de Houari Boumediène, ce projet avait été relancé pour prendre forme à partir de juin 1969 avec la création de la Société nationale de Sidérurgie (SNS). Aux débuts des années 1980, l'Algérie s'était engagée dans une vaste opération de restructuration des grandes entreprises. La même période , la SNS avait finalisé la reconfiguration définitive de l'usine d'El Hadjar pour en faire un complexe intégré appelé groupe SIDER. Ce dernier est repris en octobre 2001 par l'indien ISPAT, entreprise du groupe MITTAL.

- A peine 100 000 tonnes de produits sidérurgiques ont pu être placées par Arcelor Mittal Annaba sur le marché international en 2010, soit une baisse de 20% par rapport à 2009. Autre résultat : la production a chuté de près de la moitié de ce qui était attendu: 700 000 au lieu des 1,1 million de tonnes préviues pour 2010.

 

- Début mars 2011,la presse rapporte que le partenaire frano-indien aurait menacé de supendre sa gestion du complexe si les conditions de sécurité n'étaient pas garanties par les pouvoirs publics. Vincent Legouic (DG) et dix de ses collaborateurs français avaient brusquement quitté Annaba mercredi 23 février pour le siège du groupe en France , pour "consultations" . Une plainte avait été déposée contre des groupes de personnes qui cherchainet à "porter préjuduce à la bonne marche du complexe" (blocage du portail d'entrée entre autres..). "Les manipulateurs seraient connus detous" écrit la presse...sans pour autant les nommer, tout en pensant à l'ancienne équipe de syndicalistes évincés et dont certains sont poursuivis par la justice pour abus de biens sociaux.

- Jeudi 7 juillet 2011, en réponse à la question du député du PT, Ramdane Tâazibt, sur les dix années de partenariat avec ArcelorMittal, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi, indiquait "que la majorité des engagements pris par le partenaire étranger depuis octobre 2011 sont honorés. C'est faux de dire que le partenaire n'a pas honoré ses engagements. Le partenaire a maintenu les postes d'emploi du complexe et a investi 114 millions de dollars au lieu des 80 millions prévus. Il a remboursé au Trésor public un crédit de 150 millions de DA et s'est engagé dans la production du rond à béton. Un seul engagement n'a pas été respecté, celui relatif au seuil de production commercialisable, en raison de la faiblesse du réseau électrique et des problèmes de transport du fer. S'agissant de la possiblité d'appliquer la règle des 51%-49%, au cas où le contrat de partenariat avec ArcellorMittal , qui arrive à expiration cette année (octobre 2011) , sera reconduit, le ministre a expliqué que les principes de l'accord resteront inchangés, contrairement aux avantages fiscaux qui sont négociables."

Début mars 2012, il y a un nouveau DG, un franco-américain Joé Kazadi , Vincent Le Gouic étant appelé au siège  luxembourgeois pour diriger le nouveau pôle nord-africain au sein duquel se trouve l'Algérie. La dette a été ramenée de 120 millions de dollars en 2009, à 58 millions en 2010 , puis à 31 millions en 2011

Ce que prévoit le plan d’investissement :

Le plan d’investissement pour la réhabilitation du complexe d’El Hadjar prévoit deux phases. La première devrait être lancée en janvier 2014 et la seconde dès 2016.

La direction du complexe s’attellera, en premier lieu, à réhabiliter les zones chaudes du complexe. Ainsi, la première phase du plan d’investissement pour laquelle pas moins de 160 millions de dollars seront consacrés se concentrera sur la réhabilitation du haut fourneau n°2, de l’agglomération n°2, de deux machines à billettes, de l’aciérie à oxygène n°2 et du laminoir à fil.

L’objectif assigné est de porter la production à 1,2 million de tonnes de fonte au niveau du haut fourneau n°2 à partir de 2015 pour la production de 700 000 tonnes de billettes et 525 000 tonnes de brames. En ce qui concerne la seconde phase, les études sont en cours de finalisation et pourraient toucher aussi la cokerie même si le sort de cette unité n’a pas encore été scellé.

Notons par ailleurs que le programme d’investissement touchera aussi les unités de support, comme l’acquisition de nouveaux engins ou la réhabilitation de la voie ferrée reliant le complexe d’El Hadjar aux mines d’Ouenza et Boukhadra.