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Croissance 2020- Etude Banque mondiale

Date de création: 09-06-2020 17:47
Dernière mise à jour: 09-06-2020 17:47
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ECONOMIE- ETUDES ET ANALYSES- CROISSANCE 2020- ETUDE BANQUE MONDIALE

Dans  les  pays   exportateurs  de  pétrole  de  la  région  Mena,  la croissance devrait reculer de 5% en raison de la chute des prix du pétrole, contre une croissance de 2% annoncée dans les prévisions de janvier (2020)

Le choc  économique  lié à  la  chute  des  prix  du pétrole et à l’épidémie de Covid-19 sera plus violent qu’attendu. Dans ses “Perspectives économiques mondiales” publiées lundi 8 juin 2020,  la Banque mondiale anticipe une baisse de -6,4% de la croissance algérienne en 2020 contre une prévision initiale de -5,2% de son institution jumelle, le FMI en l’occurrence. Un énorme trou d’air ! Dans sa loi de finances complémentaire pour 2020, le gouvernement prévoyait plutôt une baisse de -2,63% de la croissance cette année, contre une croissance positive de 1,8 % prévue dans la loi de finances 2020. 

Le  repli  de  la  croissance  en  Algérie  devrait  être  plus  prononcé  que la moyenne régionale (Afrique du Nord et Moyen-Orient) estimé par la Banque mondiale à -4,2%. Cette institution financière fait remarquer que l’Algérie et l’Irak sont les pays  exportateurs de pétrole  les  plus vulnérables et les plus fragilisés par le double choc coronavirus-chute des cours du brut.

“Les économies  d'Algérie  et  d'Irak  continuent d’être aux prises avec les conséquences  de  la  baisse  des  prix  du  pétrole  et  les  vulnérabilités structurelles”, notent les experts de l’institution de Bretton Woods dans la version actualisée des “Perspectives économiques mondiale”.

La forte baisse de la demande mondiale de pétrole a réduit les exportations des pays producteurs, ce qui a eu des répercussions sur les secteurs non pétroliers, lit-on dans ledit rapport qui souligne que cette situation est aggravée par des problèmes structurels de longue date qui freinent la croissance.

Dans  les pays  exportateurs  de  pétrole de  la région Mena, la croissance devrait reculer de 5% en raison de la chute des prix du pétrole, contre une croissance de 2% annoncée dans les prévisions de janvier.  “L’activité économique des pays exportateurs de pétrole a ralenti sur tous les fronts, la forte baisse de la demande mondiale de pétrole ayant contribué à l’effondrement des prix, à quoi s’ajoutent les perturbations liées à la pandémie.

Les pays importateurs de pétrole accusent également un ralentissement économique du fait que les perturbations et restrictions liées au coronavirus limitent les possibilités touristiques et que la forte baisse de la demande extérieure a réduit d’autant les exportations”, soulignent les experts de l’institution de Bretton Woods

Une forte incertitude pèse sur les prévisions, note la Banque mondiale qui n’exclut pas une aggravation de la situation, d’autant plus que les risques sont “très orientés à la baisse”.

À la faiblesse des cours du brut viennent s’ajouter les mesures de réduction de  la  production  pétrolière  auxquelles  sont  astreints  nombre  de  pays exportateurs dans le cadre de l’accord de limitation de l’offre pétrolière, conclu le  12  avril  dernier. 

Ces  mesures  “vont  considérablement  freiner  la  croissance”.  La  faiblesse persistante des prix du pétrole réduirait un espace budgétaire déjà limité, ainsi que  les  investissements, estime  la  Banque  mondiale qui fait constater, par ailleurs, que les risques de conflit restent élevés dans la région.