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Recueil témoignages Sid Ali Semiane - "Octobre.Ils parlent"

Date de création: 08-06-2020 17:04
Dernière mise à jour: 08-06-2020 17:04
Lu: 82 fois


VIE POLITIQUE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RECUEIL TEMOIGNAGES SID ALI SEMIANE- « OCTOBRE.ILS PARLENT »

Octobre. Ils parlent . Recueil de témoignages conçu, et dirigé  par Sid Ahmed Semiane .Editions Le Matin, Alger 1998, 287 pages, ????dinars

« Le feu a duré cinq jours, cet octobre –là.Cinq jours d’enfer, d’émeutes et de répression dure, sanglante. Alger sentait la bombe lacrymogène. Toutes les villes de l’intérieur du pays avaient basculé dans la plus grande agitation qu’a connu l’Algérie depuis l’indépendance. Ici, le récapitulatif de ces événements , avec un retour sur leur détonateur que fut le fameux discours de Chadli du 19 septembre. Des émeutiers et torturés racontent, dix ans après, la tornade d’octobre….. ». Mais , aussi, des acteurs et des observateurs (on pouvait difficilement n’être que spectateurs quel qu’était notre statut ou l’endroit) de la tragédie.

 

L’Auteur :  Ancien enfant terrible de la presse algérienne dont il a signé, quoi qu’il dise, l’une des pages les plus exaltantes comme chroniqueur S.a.s pour ceux qui ont très longtemps apprécié ses chroniques soit dans « Le Matin » soit dans « Liberté » .Un artiste protéiforme difficile à enfermer dans une case. Ecrivain, cinéaste, photographe, parolier, il a plus d’une corde à son arc.

Sommaire : Préface (Mohamed Benchicou)/A propos du témoignage de Mohamed Betchine (« Lettre au Matin » , 29 août 1998)/Les événements : « Les dix jours qui ébranlèrent l’Algérie »par Abdelkrim Djilali, « chronologie de l’année 1988 », « le discours du président Chadli du 19 septembre 1988 », « L’invention du courant réformateur » par Mustapha Hammouche/ « Les enfants d’octobre » :Témoignages, « Octobre 88.Plus jamais ça ! par Dalila Morsly, « Un immense ratage » par Miloud Brahimi, « Annexes : textes de la LADH »/ Le Pouvoir (Contributions , entretiens et/ou témoignages: Khaled Nezzar, El Hadi Khediri, Larbi Belkheir, Lakehal Ayat/ L’opposition : Mohamed Boudiaf à travers  une « Lettre à un ami »  du 27 décembre 1990), Abdelhamid Benzine, Said Sadi, El Hachemi Chérif, Noureddine Boukrouh, Louisa Hanoune / Les Islamistes :Par Mohamed Issami (journaliste et sociologue spécialiste de la question)/Les médias :Lazhari Labter, Abdou B., Hamid Kechad, Mohamed Balhi, Khaled Mahrez/ Les artistes et les intellectuels : Mostefa Lacheraf, Kateb Yacine, Waciny Larej, Jean Pierre Lledo, Ali Silem, Idir, Sadek Aissat 

Extraits : « Octobre, c’est la haine des jeunes à l’égard de la police…..Nous avions pourtant tout tenté pour la rendre populaire……Nous avions relativement réussi à améliorer l’image de la police, mais cela restait insuffisant .Il manquait quelque chose. Une carence dont la police n’était toutefois pas l’unique responsable… » (El Hadi Khediri, p 101), « Dis-leur à tes journalistes de ne plus parler de la jeunesse :elle n’existe plus ! Quel jeune m’a dit ces mots, et où ? N’importe » ( Sadek Aissat, p 285), « Chez nous en 1988, le chef de l’Etat s’est arrêté au milieu du gué et n’a pas été au bout de la logique du scénario. Il fallait dissoudre le Fln et la Dgps, du moment qu’on associe les deux responsables lors de leur limogeage. C’est à dire qu’il n’y a plus de parti unique ni de police politique et qu’on ouvre en conséquence la voie au multipartisme »( Lakehal Ayat, p 133), « La responsabilité du pouvoir d’avoir permis aux islamistes de tenter de récupérer la colère populaire des journées d’octobre 1988 restera à mettre en lumière. Mais il est important de noter que cela ne fut que l’aboutissement logique des compromissions qui avaient commencé à la fin de la décennie antérieure et quel qu’aurait été le machiavélisme du système pour ne pas dire le choix délibéré de son camp »  (Mohamed Issami, p 212)

 Avis :A-t-il fait le tour de la question ?Pas si sûr …. les réponses apportées par les uns et les autres, et celles qui ont suivi,  nous laissant ,encore aujourd’hui sur notre faim…. de vérité(s)…..287 pages chargées d’informations, quelques révélations et surtout d’émotions, ce de qui en fait un ouvrage de référence historique de première main!

 Citations : « Réveiller Octobre 88, c’était dévoiler de secrètes alliances entre le mal et le pire » (Mohamed Benchicou, p 8/Préface)