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Récit Boudjema Karèche - "L'héritage du charbonnier...."

Date de création: 31-05-2020 19:52
Dernière mise à jour: 31-05-2020 19:52
Lu: 50 fois


CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RÉCIT BOUDJEMA KARÈCHE- « L’HÉRITAGE DU CHARBONNIER…. »

L’héritage du charbonnier. Vie et œuvre de Mohamed Bouamari. Récit de Boudjema Karèche. A compte d’auteur.  Alger 2012. 192 pages, 600 dinars

Selon l’auteur, un immense connaisseur du cinéma national, puisqu ’il a dirigé, durant plusieurs décennies, la Cinémathèque algérienne avant d’être « débarqué » brutalement et sans explications ( bof ! il n’est ni le premier ni le dernier des « agitateurs d’idées » à l’être), le premier long-métrage de Mohamed Bouamari, Le Charbonnier « est le seul
film long métrage 35 mm, dont le négatif se trouve à Alger, aujourd’hui encore ». Mais, qu’a-t-on donc fait de toutes les autres productions n.a.t.i.o.n.a.l.e.s dont certaines ont glané des récompenses à l’étranger. Dispersées, détournées, « en-volées»…l’Algérie se retrouvant obligée  de payer des droits à on ne sait qui , aux Iles vierges ou aux Iles Caïman, pour les revoir sur ses écrans (dans ces conditions, des écrans, heureusement qu’il n’y en a presque plus) .
Ceci dit pour seulement montrer que le nationalisme de Bouamari était concret, porté par une immense générosité au service de son pays et de son peuple, ainsi que de son art. Quatre grands films (Le Charbonnier, L’Héritage , Premier pas, Le Refus), cinq courts métrages… , entre autres réalisations, qui ont posé une forme nouvelle de l’approche et
de la réalisation cinématographiques ; le « Cinéma Djedid » qui avait fait tant de bruit en son temps …et qui avait dérangé beaucoup les cinéastes classiques. Certainement parce qu’il ne demandait pas beaucoup d’argent (à l’Etat), sinon un minimum,  pour faire de grandes et de belles choses choses.

L’Auteur : Ancien directeur de la Cinémathèque algérienne (durant plusieurs décennies.....dont la plus difficile, celle « rouge ») , fervent défenseur du septième art, auteur de plusieurs ouvrages, tous consacrées à sa passion (dont « Un jour, un film », en 2005 et « Juste un mot » en 2009)

 Extraits (pagination non indiquée)  : «  Je n’ai pas à faire comprendre, j’ai à m’exprimer. La seule chose que je n’ai pas le droit de faire, c’est de proposer un produit qui ne soit pas culturel » (Mohamed Bouamari), «  Comment accepter, aujourd’hui, ce vide et ce désert dans un pays qui a donné naissance et porté d’illustres et grands artistes » (L’auteur), « Il (Mohamed Bouamari) représente vraiment un monstre sacré et nous ne pourrons jamais séparer l’homme, ses idées , sa démarche, sa dégaine, son allure, de son œuvre tant ils s’imbriquent , se confondent  et, comme pour Orson Welles, il nous est impossible de séparer le personnage de l’œuvre » 

 

Avis : Un récit parsemé d’anecdotes, de lieux de haute convivialité, de personnages (qui ont fait les belles –mais pas « folles » - nuits d’Alger et les belles –mais pas inutiles - journées de la Cinémathèque) et de vie qui vous fait entrer dans un monde modeste, mais heureux même en les moments les plus difficiles et les plus douloureux….. De l’espoir , toujours ! Fetouma, toujours là ! L’essentiel étant de remuer les âmes et de créer du bonheur. Destiné à ceux qui aiment le 7è art et les artistes vrais.

Citations (Pagination non indiquée)  : « Il n’y a étroitesse et raréfaction de l’espace que dans certains cœurs » (Mohamed Bouamari), « En matière de cinéma, toute lecture authentique d’un film relevait du reçu, du senti et non de l’explication » (L’auteur),« Si, aujourd’hui, nous sommes libérés, nous ne
sommes pas encore libres » (Mouloud Mammeri)