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Dictionnaire Abderrahim Sekfali- "Les maîtres d'école du Constatinois...."

Date de création: 29-05-2020 17:56
Dernière mise à jour: 29-05-2020 17:56
Lu: 65 fois


EDUCATION- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- DICTIONNAIRE ABDERRAHIM SEKFALI- « LES MAÎTRES D’ECOLE DU CONSTANTINOIS…. »

Les maîtres d’école du Constantinois, de 1850 à 1950. Dictionnaire biographique de Abderrahim Sekfali. (Casbah  Editions , Alger 2016,  534  pages, 1 200 dinars .

Il a consacré 25 ans à la confection du présent ouvrage, un ouvrage qui ne paraît qu’aujourd’hui. Il est vrai qu’étant  le grand lieu des contacts culturels, peut-être le plus intime,  avec « l’Autre » , en Algérie , l’aspect est resté le moins étudié, ignoré, banni presque, pour ne pas dire plus, c’est-à-dire condamné. Et , pourtant, il constitue la toile de fond de l’expansion culturelle européenne et de l’ouverture sur le monde ayant marqué des générations d’Algériens . Pas beaucoup, peut-être, des privilégiés peut-être,desc chanceux peut-être  mais, avec le temps, un grand nombre, certainement . Les instituteurs ont constitué un groupe-charnière (dans un « côte-à côte » bien plus que dans le « face à face » ?) entre les communautés, avec ses humanistes et ses racistes, ses fascistes et ses nationalistes, avec ses assimilés et ses rebelles .... Ce n’est pas le seul, mais c’est le groupe le plus important du point de vue numérique, participant à la fois au monde de la ville et également au monde de la campagne, alors que les autres élites (médecins, avocats...) sont restés, pour la plupart, cantonnés dans les zones urbaines.L’auteur a consulté la très riche documentation de l’ancienne Inspection académique de Cosntantine qui , il faut le rappeller, comprenait tout l’Est algérien, en un seul « Département » ,  et il est allé en  bien d’autres lieux

L’Auteur : Décédé en 2012, à l’âge de 70 ans. Enseignant à la faculté des sciences humaines et sociales de l’université Mentouri de Constantine. Thèse (Doctorat 3è cycle) soutenue en 1982 (Aix-Marseille) consacrée au rôle des instituteurs dans la vie politique et sociale de 1919 à 1939. Docteur ès lettres en 1993. Auteur déjà d’un ouvrage sur « Medrasat El Hayet de Jijel »

Extraits : « Les maîtres d’école en Algérie, malgré les différences, ont vécu l’une des plus grandes expérieneces de l’histoire mondiale de l’éducation. Le passé de l’Algérie est rédempteur dont la pierre philosophale a été constituée au cours des générations par le travail honnête , la rigueur dans l’art d’ enseigner  de la grande majorité des membres du corps enseignant du primaire qui ont su gagner les cœurs et les esprits » (p 10), « Certains dirigeants nationalistes de l’époque avaient saisi la stratégie de retournement possible des valeurs républicaines universelles contre le système colonial lui-même et de mise en contradiction entre système colonial et valeurs universelles « (p 16)

Avis : Une étude qui est « un hommage à ces milliers de maîtres d’école, figures très attachantes et un trésor franco-algérien méconnu pour l’heure ». Une recherche -inventaire (des centaines et des centaines de bio-express dont certaines , concernant les Européens ou les Algériens, sont plus qu’instructives ) qui devrait se généraliser à toutes les régions  du  pays  pour sortir enfin des généralités, des condamnations abusives et faire le tri entre le bon grain « algérien » et l’ivraie colonialiste.

Citations : « L’expérience professionnelle des maîtres d’école chevronnés constitue un facteur de réussite scolaire » (p 9) « L’historien n’a pas pour but d’accomplir un devoir de mémoire , mais d’essayer d’énoncer une parole vraie » (Benjamin Stora, préface, p 13), « L’école reste un enjeu stratégique pour l’édification d’une société libre et démocratique » (Benjamin Stora, préface, p 16