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Meriem Merad

Date de création: 09-05-2020 17:15
Dernière mise à jour: 09-05-2020 17:15
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SCIENCES- PERSONNALITES- MERIEM MERAD

L’Algérienne Meriem Merad vient d’être élue à l’académie des sciences d’Amérique (National Academy of Sciences NAS) le 27 avril 2020.

Cette académie a été créée pendant la guerre civile américaine en 1863 par le président Abraham Lincoln, elle regroupe 31 sections couvrant les sciences technologiques, l’engineering, la médecine, etc.

L’académie honore les chercheurs du monde entier qui font avancer les connaissances. Cette année, 120 scientifiques ont été élus dont une vingtaine en dehors des USA.

En 2019, une Algérienne Yasmine Belkaid, biologiste, qui avait fait sa graduation à l’USTHB de Bab Ezzouar, avait été consacrée.
Meriem Merad est professeur d’immunologie, chef de service du centre d’immunologie du cancer et directrice de l’institut d’immunologie à l’hôpital du Mont Sinai de New York.

Née en 1969 à Alger, fille du professeur de cardiologie à la retraite Kheir Eddine Merad et du professeur de toxicologie à la retraite Rachida Chiali. Elle a fait sa scolarité et sa médecine à Alger. Après son concours de résidanat, elle a voulu se confronter à l’internat français qu’elle a passé brillamment à Paris puis s’est envolée vers l’université de Stanford où elle a obtenu son PhD d’immunologie. Elle s’est repliée après son mariage à New York où elle a créé son laboratoire d’immuno-hémato-oncologie.

Ses recherches ont porté sur la compréhension des mécanismes qui contrôlent le développement et l’identité fonctionnelle des cellules dendritiques et des macrophages ainsi que leur comportement dans le cas des différentes formes de cancer et des maladies inflammatoires. Afin de comprendre la contribution des cellules immunitaires aux lésions humaines, elle a fondé le centre de surveillance immunitaire au Mont Sinaï en mettant en œuvre des plateformes technologiques afin de maximiser l’information obtenue à partir d’échantillons biologiques.

Cette plateforme a grandement favorisé l’utilisation de nouvelles technologies par les immunologistes.

Elle a pris la direction de l’Institut d’immunologie de précision de l’École de médecine d’Icahn de son hôpital (Priism) pour continuer à diriger des initiatives visant à améliorer la science de l’immunologie humaine.

Le Priism intègre des programmes de recherche immunologique dans 42 laboratoires avec une expertise synergique en biologie, médecine, technologie, physique, mathématique qui s’unissent pour formuler de nouvelles questions afin de comprendre la contribution des cellules immunitaires à l’initiation, à la progression et à la réponse aux maladies.

Meriem est détentrice de plusieurs brevets de traitements médicaux, elle a été honorée par des dizaines de prix (honors/awards) à travers le monde, elle est membre de nombreuses sociétés savantes et de comités de lecture de revues scientifiques prestigieuses telles que Nature, Cell, Science, Immunology, etc.

Elle dirige plusieurs essais cliniques en cours sur des molécules de biotechnologie et des vaccins.

Elle a formé des dizaines de post-doctorants qui ont créé leurs propres unités de recherche en Asie, en Europe et en Amérique.
Ses quelque 200 travaux sont publiés dans diverses revues de haut niveau.