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Etudes revue Insaniyat /Crasc- "La santé au quotidien dans les pays du Maghreb"

Date de création: 13-04-2020 13:46
Dernière mise à jour: 13-04-2020 13:46
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SANTE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ETUDES REVUE INSANIYAT/CRASC –« LA SANTE AU QUOTIDIEN DANS LES PAYS DU MGHREB »

La santé au quotidien dans les pays du Maghreb. Etudes (présentées par Mohamed Mebtoul, coordonateur). Revue « Insaniyat » (Crasc) n°80-81, 160 pages en français et 120 pages en arabe. Oran, avril-septembre 2018,  500 dinars ou 25 euros (350 dinars le n° simple et 15 euros)

Un n° d’une revue déjà bien connue et reconnue avec des textes qui ont pour objet de mettre en lumière les pratiques socio-sanitaires mises en œuvre par les différents acteurs de la santé dans les sociétés maghrébines, tout particulièrement la famille.

Mohamed Mebtoul tente de montrer ce qui a permis l’émergence du quotidien (certains pans de la société comme les actes routiniers, ordinaires, banals qui se présentent comme allant de soi, assurés par les personnes dans les différentes espaces sociaux et professionnels) dans les différents terrains de recherche sur le travail et la santé. Il a , aussi, mis en valeur le travail de santé invisible assuré par les proches parents du malade , dévoilant la santé au quotidien comme une production sociale. Des recherches menées depuis plus de 30 ans !

Houari Benkada et Mohamed Mebtoul présentent une étude socio-sanitaire déployée auprès des personnes atteintes de sclérose en plaques et leurs proches. Une étude qui s’inscrit dans le courant de la sociologie interactionniste.

Abdelkrim Houari et Abdelmalek Adda Boudjellel ont travaillé sur les significations plurielles des urgences médicales et chirurgicales (au service des Umc au Chu d’Oran) : « Conçues pour l’accueil des seuls malades dans un état grave, pouvant entraîner la mort ou des lésions irréversibles s’ils ne sont pas pris en charge rapidement, les urgences se retrouvent submergées par des malades pour toutes sortes de pathologies médicales et de détresses psycho-sociales »

Marc-Eric Gruenais et Elise Guillermet présentent une étude sur  l’accès aux soins au Maroc,  sur trois sites, deux zones rurales et une zone urbaine, …..et se penche sur…. « le premier délai » car il y a en trois. Premier délai : temps de la décision de l’individu et/ou de sa famille de  recourir aux soins de santé/Second délai : temps mis à atteindre une structure de soins/ Troisième délai : lié à la prise en charge effective adaptée au problème de santé. Une problématique complexe et multidimensionnelle qui se trouve encore largement posée chez nous….avec des poids distincts selon les contextes.

Bouchaib Medjdoul aborde la représentation religieuse du Sida et l’expérience spirituelle des malades (à partir du discours religieux et de ses effets spirituels sur les malades)

Karima Araoui et Hocine Fsina aborde la question de la capacité des parents d’enfants en situation de handicap et leur pouvoir d’adaptation et de dépassement du choc de l’annonce du handicap….C’est, aussi,  la découverte, au fur et à mesure que le temps passe,  de leur « propre potentiel de vie »

Sarra Samra Benharrats et Mohamed Mebtoul étudient le malade « dit mental » et les pratiques inventives à l’hôpital psychiatrique de Sidi Chami d’Oran….en s’ intéressant à la facette cachée des patients connus sous le nom de « médiateurs de santé » ou « d’acteurs actifs » dans le soin par leurs savoirs d’expérience et d’adaptation dans le système de soin.

Quant à Nawal Boudechiche, sa thématique de réflexion porte sur les connaissances générales d’étudiants inscrits en formation linguistique et littéraire…. .Thème :  « La littératie, un outil d’introspection des héritages socioculturels en rapport avec la santé »

 

 

Les Auteurs : Mohamed Mebtoul, Houari Benkada et Mohamed Mebtoul, Abdelkrim Haouari et Abdelmalek Adda Boudjellel,Marc-Eric Gruénais et Elise Guillermet, Bouchaib Mejdoul, Karima Araoui et Hocine Fsian, Sarra Samra Benharrats et Mohamed Mebtoul, Nawal Boudechiche, fFaouzi Zerai(en langue arabe), Samira Chouchène, Nadia Chaouch, Safouane Trabelsi Raja Amri (en langye arabe)

Table des matières : Hommage Pr Mohamed Brahim Salhi, , directeur de l’Inre, chercheur associé au Crasc et  décédé le 25 août 2016 (par Badra Motassem-Mimouni)/ Présentation (par Mohamed Mebtoul) / Etudes (10 dont une sur « …..les soins de santé au  Maroc » en français et deux en langue arabe dont une sur « ….le Grand Tunis »)/ Comptes rendus de lecture (2 ouvrages)/ Informations scientifiques(sur un Colloque organisé par le Gras, en 2016) / Revue des revues(1) /Résumés des articles (en français et anglais , en arabe)

Extraits : «La production de santé assurée au quotidien, dans l’invisibilité et l’absence de reconnaissance sociale, montre que l’imbrication entre les soins profanes et soins professionnels est indissociable de l’organisation socio-politique de l’hôpital dominée par des injonctions administratives  » (p 30) « Les urgences :ce n’est pas une spécialité comme les autres. Les urgences, ce sont plusieurs spécialités à la fois. Un urgentiste n’intervient pas sur un seul organe. Il intervient sur tous les organes. Un chirurgien urgentiste n’est pas comme un chirurgien de spécialité…..Il est nécessaire d’être polyvalent » (un urgentiste, 10 ans d’ancienneté » (p 60), « Les médecins des urgences médicales ont le sentiment de « s’acquitter des corvées » que les autres structures « fuient » (Abdelkrim Haouari et Abdelmalek Adda Boudjellel p 65)

Avis :A lire ….impérativement (si ce n’est déjà fait !.....encore que, avec la « cata' » du Covid19, on ose en douter….tant il est vrai les acteurs « décideurs » font , généralement, peu cas des avis des sociologues, anthropologues et autres spécialistes des sciences humaines) par tous  les personnels de la santé……et par les responsables du secteur. Pour encore mieux comprendre le « dedans »…et, afin de mieux organiser le « dehors ».

Citations : « Les crispations, les frustrations et les contre-violences des patients montrent bien que le service des urgences s’apparente au « miroir » de la société » (Mohamed Mebtoul, 14), « Tenter de comprendre du dedans le sens des pratiques quotidiennes , suppose la prise en compte des petits détails qui marquent la vie quotidienne des personnes «  (Mohamed Mebtoul, p 18) « La pathologie est aussi une construction sociale. Elle intègre le stress produit dans la société et les conditions de vue des personnes » (Mohamed Mebtoul p 27)