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Parachutisme- El Moussaoui Fatima

Date de création: 08-04-2020 14:05
Dernière mise à jour: 08-04-2020 14:05
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SPORTS- PERSONNALITES- PARACHUTISME- EL MOUSSAOUI FATIMA

 El Moussaoui Fatima, née Ghali, première femme parachutiste de l’Algérie post-indépendance, est décédée, dans la nuit de vendredi 3 au  samedi 4  avril à Sidi Bel Abbès, à l’âge de 80 ans.

Professionnelle du secteur de la santé et militante de la cause nationale, la défunte avait payé un lourd tribut lors de la guerre de Libération et subi les affres de la torture pour son engagement comme assistante aux maquis de la région, notamment dans le sud de la wilaya.

L’association de l’aéroclub de la ville de Sidi Bel Abbès lui avait rendu hommage, en 2016, à l’occasion de la Journée de la femme en retraçant à travers une contribution publiée sur le site Bel Abbès.info https://bel-abbes.info/ ) , le parcours d’une infirmière de renom et au caractère bien trempé. «Infirmière de renom, elle a été emprisonnée en 1961 pour avoir fourni des médicaments aux combattants de l’ALN (…).»

Dès l’indépendance, elle fera partie des premières femmes infirmières à venir en aide aux enfants malades de la région. Formée à l’école de santé d’Oran, El Moussaoui Fatima a dû retourner dans sa ville de Ras El Ma (ex-Bedeau), fin 1962, pour s’occuper d’un hôpital de fortune qui ne cessait d’accueillir les patients de cette région enclavée.

Affectée quelques mois après à l’hôpital de la ville de Sidi Bel Abbès, elle adhérera à l’aéro-club de la ville (ex-Alat) qui fut l’un des premiers aérodromes d’Afrique du Nord.

Selon plusieurs témoignages, un jeune infirmier, Daho Bel Hadri, un jeune infirmier, avait réussi, à l’époque, à rassembler autour de lui de jeunes Algériens attirés par le monde l’aviation, selon l’association suscitée. Parmi ces jeunes, Moussaoui Fatima était la plus déterminée. Elle avait alors à peine 23 ans. «Elle estimait pouvoir secourir, en cas de guerre, les populations isolées en sautant au… parachute.

Elle était complètement dévouée à son métier au point de relever le défi de se lancer du ciel», confie l’un des instructeurs de l’aéro-club. Elle réussit, effectivement, plusieurs sauts de parachute au-dessus du champ d’oliviers, mitoyen de l’Alat, tout en poursuivant des cours d’aviation.

En tout, elle avait comptabilisé une soixante de sauts et fut la première femme parachutiste de l’Algérie pos-tindépendance. Son premier exercice de saut d’exhibition en parachute, à Alger, fut du haut d’un hélicoptère, à une altitude de 300 m. En compagnie d’une amie de Saïda, elle sauta dans le vide au-dessus d’Alger en 1963 et reçut les éloges de l’ancien président Ahmed Benbella.