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Opinion publique - Sondage

Date de création: 24-05-2008 14:30
Dernière mise à jour: 21-07-2008 18:06
Lu: 625 fois


L'Onec a effectué un sondage durant la période allant du 23 juin au 19 juillet 2006 auprès d'un échantillon de 1 607 personnes dont l'âge varie entre 18 et 35 ans. La population interrogée est répartie sur 19 wilayas. 84% des jeunes questionnés ont un niveau secondaire ou universitaire. Ils sont 57% de sexe masculin et 43% de sexe féminin.
A la question " Avez-vous pris connaissance de la loi (française) du 23 février ? ", 29% ont répondu par la négative, et 58% ont avoué qu'elles n'avaient qu'une connaissance sommaire du sujet. Seuls 13% des jeunes ont dit qu'ils avaient une connaissance précise de cette affaire et de la polémique qu'elle avait suscitée.
A la question " Pensez-vous que la loi du 23 février comporte dans son contenu une apologie du passé colonial de la France et la disculpe de ses crimes ? ", 71% ont répondu par l'affirmative.
A la question " Quelles sont, à votre avis, les motivations de la promulgation de cette loi ? ", 77% ont évoqué des considérations matérielles, à savoir couper court à toute revendication d'indemnisation de la part des victimes de la machine coloniale, 53% l'expliquent par des convictions idéologiques inhérentes à la droite française, alors que 31% l'attribuent à des considérations purement électoralistes. La suppression de l'alinéa 2 de l'article 4 de ladite loi est considérée comme insuffisante par 43% et comme purement formelle par 46% de la population approchée.
Interrogés sur la réaction de la classe politique algérienne à cette loi, 48% ont estimé que cette réaction était faible.
Sur le rôle des médias dans l'animation du débat autour de cette affaire, 39% ont déclaré que le traitement médiatique était bien en deça de l'importance du sujet (…).
78% pensent que le passé colonial fait partie de la mémoire collective et ne devrait pas être confiné dans le cercle des seuls historiens et des chercheurs….les crimes coloniaux doivent être enseignés dans les manuels scolaires.
79% sont d'avis que la signature d'un traité d'amitié entre Alger et Paris soit conditionné par la présentation d'excuses officielles de la part de la France au peuple algérien.
56% des sondés se sont dits contre le retour des harkis et 37% se sont exprimés favorablement à leur retour en exigeant toutefois une demande de pardon solennelle.