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Recueil Mustapha Kaouah- "Mahmoud Darwich, le troubadour de la douleur"

Date de création: 04-03-2020 19:18
Dernière mise à jour: 04-03-2020 19:18
Lu: 46 fois


HISTOIRE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RECUEIL MUSTAPHA KAOUAH- « MAHMOUD DARWICH, LE TROUBADOUR DE LA DOULEUR »

MAHMOUD DARWICH, LE TROUBADOUR DE LA DOULEUR. Essai (textes et poèmes choisis). El Ibriz Editions, Alger 2018, 126 pages, 600 dinars

Ses œuvres  ne cessent de nous habiter quel que soit notre âge, quel que soit le lieu où nous sommes et quelles que soient les circonstances. En Palestine occupée, en Algérie….dans le monde arabe ….et même dans bien des pays occidentaux., tout particulièrement dans les milieux intellectuels, littéraires, académiques  et politiques progressistes.

Une « référence » disait B. Breytenbach, une des grandes voix de la littérature sud-africaine, qui a lutté sans arrêt contre le régime d’apartheid. 

Pour Sadek Aissat, Mahmoud Darwich « est le grand poète du monde arabe. Sa plainte est celle de la terre palestinienne » et « il peut invoquer le goût de tous les exils comme à d’autres est familier le goût de tous les mets »

Pour Samih Al-Qassim, « le jumeau et complice de Mahmoud Darwich », c’est « un homme qui considère que le cancer qu’il a dans son corps est moins grave et moins sournois que le « cancer de l’occupation »

Pour Elias Sanbar, « il est en permanence entre le chuchotement intime et le cri épique »

 

Dignité et humilité….du combattant….et ce jusqu’à son décès, à 77 ans , le samedi 9 août 2008 à 18 h 35 dans un hôpital texan……loin, de sa Galilée natale…..Mort au moment où la « puissance de feu «  de son lyrisme avait atteint la perfection. Il repose, depuis, sur une colline de Ramallah, face à Jérusalem. Il était né le 13 mars 1941 à Birwa , près de Saint Jean d’acre en Palestine…..Chassé à l’âge de 8 ans avec ses parents, il part au Liban. Un an plus tard, en 1950, ils sont de retour mais Birwa a disparu et est occupée par les colonies israéliennes ….Une vie semi-clandestine commence….Puis journaliste et publication de plusieurs poèmes…..fondateur et directeur d’un  revue littéraire arabe (« Al Karmel »….disparue en 1993)  membre du parti communiste israélien…plusieurs fois emprisonné…..Quitte Israël en 1971….Le Caire, Beyrouth, Tunis, Paris…..Membre du Comité exécutif de l’Olp dès 1973 et démission en 1993, partageant son temps entre Ammam et Ramallah.

Poète avant tout, champion et héraut du martyrologue du peuple palestinien, il avait de son vivant récusé les ors et les maroquins ministériels..

« Il est des poètes dont le deuil ne s’achève jamais »…..Plus de dix années après sa mort, sa parole résonne et interpelle plus que jamais.

L’Auteur :  Mustapha Kaouah , président du Collectif de Solidarité Palestine-Vaulx-en-Velin (France)

 

Extraits : « Le poète doit constamment améliorer ses outils poétiques et élargir son horizon humain :il ne doit pas répéter mille fois le même discours, sous peine d’exposer la langue poétique au risque de l’épuisement , du vieillissement et de la standardisation, et de tomber dans le piège qui lui a été tendu, celui de la sclérose et du ressassement  » ( Mahmoud Darwich, p 25), « Le poème traduit n’est plus la seule propriété de son auteur, mais aussi celle de son traducteur, qui devient également son poète. Et peu nous importe de savoir dès lors si la pièce traduite est supérieure ou inférieure à l’original » (Mahmoud Darwich, p 59)

Avis :Le poète contemporain de langue arabe le plus connu et le plus lu en français…et en bien d’autre langues…..dont l’hébreu (qu’il maîtrisait…..ayant été , enfant, scolarisé dans une école israélienne ). Un petit livre qui, à travers quelques (immenses) poèmes (présentés en français et en arabe….dont Inscris « je suis Arabe »,p 81) et quelques (émouvants) témoignages, a su rendre encore plus vivante la cause palestinienne.

Citations : « C’est sur le plan esthétique qu ’on reconnaît la ,poésie, non sur le contenu. Et si les deux coïncident , tant mieux » (Abdelmadjid Kaouah, p 12), « Les bottes du soldat occupant ne peuvent pas tenir lieu de frontières » (Mahmoud Darwich, p 17), « Le malheur de l’innovation est préférable au bonheur de l’imitation sclérosé » (Mahmoud Darwich, p 28)