Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Sclérose en plaques- Médicament

Date de création: 04-03-2020 19:05
Dernière mise à jour: 04-03-2020 19:05
Lu: 65 fois


SANTE – MALADIE – SCLÉROSE EN PLAQUES- MÉDICAMENT

C’est fait. Les patients atteints de la sclérose en plaques peuvent enfin bénéficier d’un traitement oral. Le laboratoire Hikma a annoncé, début mars 2020, le lancement officiel du premier médicament, administré par voie orale, destiné à traiter les patients atteints de sclérose en plaques, qui jusque-là utilisaient un traitement par voie injectable. Cette maladie touche actuellement 15 000 personnes à raison de 1 200 nouveaux cas par an.
Produit localement, le Diméthyle Fumarate, expliquent les producteurs du médicament, « permet de protéger les cellules cérébrales de la démyélinisation réduisant ainsi le nombre de poussées et ralentit la progression de la maladie de forme récurrente-rémittente, et de l’invalidité engendrée, offrant ainsi aux patients, grâce à son profil de tolérance et son mode d’administration, une meilleure qualité de vie ».
Le professeur Lamia Ali Pacha, chef de service de neurologie au CHU Mustapha-Pacha Alger, a expliqué que cette maladie inflammatoire survient en général chez le sujet jeune entre 20 et 40 ans, touchant plus fréquemment les femmes que les hommes. Toutefois, dit-elle, il existe également des formes pédiatriques ainsi que des formes plus tardives.
Cette maladie représente la première cause de handicap moteur non traumatique chez l’adulte jeune. Selon le professeur , 1 200 nouveaux cas sont enregistrés annuellement en Algérie et 15 000 personnes vivent actuellement avec cette maladie dont l’invalidité qu’elle engendre peut être évitée grâce à un dépistage précoce et un traitement rapide.
Le professeur Ali Pacha a expliqué que « ce nouveau médicament, administré par voie orale, facilite la tâche aux patients, car la plupart des médicaments de première ligne actuellement disponibles pour la sclérose en plaques reposent sur les injections, ce qui conduit à une mauvaise adhérence au traitement pour diverses raisons, notamment l’oubli ou le manque de volonté de se faire piquer. Or, le fait de ne pas prendre régulièrement le médicament prive le patient de l’effet escompté du traitement, qui est notamment d’éviter une invalidité partielle ou totale après plusieurs années».
De son côté, le professeur Samira Makri, chef de service de neurologie à l’hôpital Aït-Idir, a souligné que 3 à 10% des patients atteints de sclérose en plaques ont moins de 18 ans et moins de 1% ont moins de 10 ans. Selon elle, « tout comme chez les adultes, la maladie est causée par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux et 98% des patients pédiatriques ont une forme récurrente-rémittente de la maladie ». Cependant, selon le professeur, «en comparaison à la sclérose en plaques de l’adulte, la maladie est plus agressive chez l’enfant ».
Par ailleurs, le docteur Ismaïl Kenzoua, président de la Fédération nationale des patients atteints de sclérose en plaques, a appelé à la mise en place d’un registre national des personnes souffrant de cette maladie afin d’améliorer la prise en charge des patients et d’avoir le nombre réel des personnes atteintes. Selon lui, le traitement injectable, le seul existant jusque-là, est très lourd pour le patient, sachant que ces injections provoquent souvent des douleurs et des irritations cutanées, d’autant que la majorité des patients sont en fauteuil roulant.