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Pouvoir d'achat- Opinion Fntieg

Date de création: 21-02-2020 18:41
Dernière mise à jour: 21-02-2020 18:41
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TRAVAIL- SALAIRE- POUVOIR D’ACHAT – OPINION FNTIEG

 

Réélu  récemment   au  poste  de  secrétaire  général  de la  Fédération nationale  des  travailleurs des industries électriques et gazières (Fntieg) de l’UGTA, Achour Telli a dévoilé (mi-février 2020)  le contenu d’une étude initiée par la Fédération autour du pouvoir d’achat. Cette étude s’est intéressée au budget d’une famille de 7 personnes pendant les années 2017, 2018 et 2019.

Pour le nouveau secrétaire général de la Fédération, la plupart des produits connaissent, depuis janvier 2017, une hausse vertigineuse de leurs prix ayant eu un impact direct sur le pouvoir d’achat des Algériens dû essentiellement à l’inflation. L’étude “Coût de la vie” a été décomposée en plusieurs chapitres de dépenses mensuelles. Pour l’alimentation (51%), le montant est passé de 24 970 DA en 2017 à 26 790 DA en 2018 et à 38 112 DA en 2019.

Les dépenses pour le logement (15%) ont augmenté de 8 300 DA à 10 800 DA en 2019. Si l’on ajoute les autres chapitres des dépenses liées à l’habillement, à l’hygiène et aux soins, à l’équipement domestique, au transport, à la culture, aux loisirs et à diverses autres dépenses, le total a augmenté de 53 800 DA en 2017 à 57 991 DA en 2018 et à 75 348 DA en 2019.

Ainsi, l’écart entre le budget familial et le SNMG de 18 000 DA montre que pour un pouvoir d’achat appréciable, le Snmg devrait avoisiner les 40 000 DA. L’alimentation est le chapitre qui absorbe de 40% à 55% du budget familial. Il dépasse sensiblement le montant du Snmg actuel qui est de 18 000 DA, soit 120 euros. Et pourtant, le salaire minimum garanti a toujours été considéré depuis sa création comme le plancher social. En Europe, en revanche, le smig est en moyenne dans la fourchette de 286 et 1 500 euros. 

Par ailleurs, le classement des salaires dans les pays arabes  place l’Algérie au 12e rang avec une moyenne de 293 dollars, derrière les Émirats arabes unis (3 235 dollars), le Koweït (1 900 dollars), Bahreïn (1 700 dollars)... “Au cours de ces dernières années, nous avons observé certaines irrégularités”, constate M. Telli. Le SG de la Fntieg estime que la progression des salaires en Algérie est subordonnée à la pression sociale. Il avoue qu’aucune stratégie salariale n’est tracée ou mise en place.

Pour lui, la création de richesses n’est pas mesurée alors que les entreprises, voire tout l’État, souffrent d’un manque flagrant de veille sociale. Achour Telli relève également l’absence d’indexation salaire/pouvoir d’achat/subventions de l’État. “Si la courbe des prix des produits alimentaires très prisés a suivi une tendance haussière, celle des salaires, en revanche, a stagné depuis 2012”, déplore-t-il. Ce qui rend la révision du SNMG une nécessité absolue.